Aux membres Fondateurs de l’UDPS,
A la Direction Politique issue du Premier Congrès,
Aux Cadres du Parti toutes tendances confondues;
A toute la base de l’UDPS,
Depuis lundi 21 juin 2010 à l’issu des travaux du Colloque d’Anvers, la base du Parti et d’autres Cadres du Congo profond ne cessent de nous appeler pour savoir ce que les Cadres du Parti qui se sont retrouvés à Anvers ont pris comme orientation dans une démarche de réconciliation et surtout si ces Cadres ont pu rencontrer le Président National en sa qualité de garant de l’unité du Parti.En ce qui concerne le Colloque proprement dit, les travaux se sont bien déroulés sur les trois jours en plein régime avec un rythme des Internats pour ceux qui sont passés par là, le cadre s’y prêtait, calme et à l’abri de toute distraction étant donné qu’il s’agit d’un lieu pastoral pour les Prêtres. Réveil à 7h00, petit déjeuner entre 8h00 et 9h00, début des travaux à 9h30 jusqu’à 12h45, déjeuner entre 12h45 et 13h45, début des travaux de 14h00 à 19h00, une heure de relax avant le dîner de 20h00 à 21h00, synthèse de la journée ou travaux en Commission de 22h00 à 00h00 pour les deux premières journées.
Pour les résolutions et les actes du Colloque, étant juste un Groupe de Réflexion des Cadres de l’UDPS, un patrimoine national et non familial, ces résolutions seront transmises à la Direction Politique à Kinshasa, siège du Parti et le Président National en sera informé. Un Comité de Rédaction a été mis en place, d’abord pour finaliser la déclaration finale qui sera elle, rendue publique d’ici la fin de la semaine. Cette déclaration n’a pu être rendue publique le dimanche 20 juin soir à la fin des travaux du fait qu’il a été décidé, malgré l’absence de rendez-vous avec le Président de s’y rendre pour forcer la porte, malheureusement, arrivé sur le lieu, c’est à dire à l’adresse connue, la personne qui avait répondu à l’interphone, d’abord en anglais, puis en Français, a prétendu ne pas connaitre la personne recherchée, l’accès à l’immeuble étant sécurisé par le code. Deux hypothèses peuvent être retenues: Soit Président a changé de résidence et la nouvelle adresse n’est connue que des initiés, soit, ayant été informés par un appel téléphonique du forcing, les enfants ont dû déplacer le Président de son appartement avec cette diversion qu’il est inconnu à l’appartement sonné.
Nous diffusons ici sans commentaire, la lettre adressée au Président National par le Cadre de l’UDPS /Belux qui était chargé par le Groupe (pièce-jointe) ainsi que la réponse de Félix TSHILOMBO TSHISEKEDI qui devait assurer la transmission de cette lettre, étant donné que nous n’avions pas l’adresse exacte du lieu de résidence du Président National. Il appartient à chacun d’en juger à travers les propos de TSHILOMBO.
Nous vous informons également que le Président Fédéral de l’UDPS Canada Est, délégué par la Cellule de crise inter-fédérale de l’UDPS/Canada avec Ordre de mission est en Belgique depuis trois semaines, bien qu’ayant rencontré le Président National et solliciter un rendez-vous lors de l’Assemblée Fédérale BELUX n’est pas parvenu à le rencontrer pour lui remettre les résolutions de la cellule de crise. La personne que le Président lui avait désigné pour arranger le rendez-vous lui a fait marcher pendant plusieurs jours pour lui signifier finalement dans un entretien téléphonique le dimanche 20 juin pendant que nous étions en plénière et nous avons tous suivi, ce qui suit:
Le Président refuse de recevoir quiconque viendrait avec le discours de réconciliation, la page de réconciliation est tournée (à lire le mail de TSHILOMBO, on croirait que le Président National qui refuse toute rencontre de réconciliation n’est-il pas lui?)
L’interface du Président National nous a traité (les délégués au Colloque) des abrutis;
Il a proféré des menaces de mort contre deux Cadres présents à ce Colloque.
Au vu de tout ça, il appartient à la base d’en tirer les conséquences nécessaires sur les motivations réelles de ce refus de réconciliation et des objectifs cachés de cette démarche suicidaire.
Je me permets de poser quelques questions à Félix TSHILOMBO:
Le Président MOBUTU, légalement reconnu sur le plan national et international, tirant sa légitimité du peuple même par des élections truquées, et de sa longue lutte pour ramener la paix dans un pays déchiré par la guerre civile et créer l’unité et façonner le nationalisme qu’on retrouve chez tous les congolais malgré quelques exploitations des politiciens, avait-il fermé la porte à son père qui le vilipendait publiquement au Zaïre et à l’étranger en le traitant de monstre et de tous noms d’oiseaux?
En refusant toute réconciliation au sein d’un Parti qui commence par « UNION », la base de l’UDPS peut-il encore le considérer comme le garant de l’unité du Parti?
Au vu de la misère dans laquelle est plongée notre peuple pendant que tout espoir est encore permis au vu de la dernière tournée dans les trois Province, Étienne TSHISEKEDI est-il devenu aussi un « Monstre Humain » préoccupé seulement par le devenir de sa famille biologique et de cette volonté de vouloir imposer son fils à la tête du Parti en faisant fi aux textes du Parti, anciens comme nouveaux, lui qui traitait la classe politique d’inculte et de non respect des textes?
Félix TSHILOMBO a-t-il déjà entendu à l’époque ,les enfants de MOBUTU insulter et dénigrer les opposants au régime de leur père?
Que ceux qui suivent aveuglement cette nouvelle dictature naissante au sein du Parti regretteront leur geste plus tard, parce qu’ils subiront le sort qu’a subit dernièrement les compagnons de lutte de Laurent Désiré KABILA qui ont soutenu la succession de celui qu’ils appelaient affectueusement fils. Un homme averti en vaut deux.
Cordialement.
UDPS : Lettre au Président National :Concerne : Tenue d’un Colloque sur la crise à l’UDPS par les cadres des Fédérations du Parti à l’extérieur.
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GRC.UDPS
Bruxelles, 14 juin 2010.
A Monsieur le Président National de l’UDPS en séjour en Belgique.
C/o Félix TSHILOMBO
Rue des Anciens Combattants, 58
1140 – Bruxelles
Monsieur le Président National,
Concerne : Tenue d’un Colloque sur la crise à l’UDPS par les cadres des Fédérations du Parti à l’extérieur.
Un groupe des Cadres des Fédérations de I’UDPS à l’extérieur tient à vous informer de la tenue à Anvers du 18 au 2A juin 2010 d’un Colloque sur la crise au sein de notre Parti UDPS.
Après un long moment d’observation de ce qui se passe actuellement dans notre Parti et cela depuis bientôt trois ans, nous avons pensé qu’il était opportun de nous retrouver dans un forum de réflexion afin de baliser la voie vers une véritable réconciliation avant d’affronter dans toute sérénité les échéances électorales à venir dans notre pays.
Nous aurions souhaité, Monsieur le Président national, si votre agenda le permettait, vous voir venir rehausser de votre présence l’ouverture des ces assises afin d’en donner un caractère symbolique fort qui va dans le sens de I’unification du Parti.
Dans l’espoir de voir nos réflexions aboutir à cette réconciliation voulue par tous, nous vous prions de croire, Monsieur le Président National, à I’expression de nos meilleurs sentiments.
Pour le groupe des cadres des Fédérations de I’UDPS à l’extérieur,
Alexis Kabeya
Cadre UDPS/BELUX
Réponse de Monsieur Félix Tshilombo Tshisekedi
Monsieur Kabeya,
Merci pour le souci que vous manifestez de voir tout le monde « s’assembler en vue des élections à venir dans notre pays ». Pour ne pas paraître impoli, je daigne répondre à vos multiples tentatives de m’inviter. Mais en réalité, et ma réponse est claire, je ne me joindrai pas à vous. Et je vous conseille désormais de me laisser en dehors de vos activités car je ne me considère plus comme partageant le même parti politique que vous. En voici les raisons:
-Tout d’abord, vous concernant, j’estime que vos nombreuses maladresses auraient dû vous pousser à demeurer à l’écart de cette initiative. Car d’une part, vous avez séché, sans aucune explication, les activités au Bureau de l’Assemblée fédérale, prenant ouvertement fait et cause pour le groupe dit de Righini. Et d’autre part vous avez tenu des messes basses dans lesquelles vous n’avez épargné ni ma mère (pour qui pourtant je vous ai vu vous couper en quatre pour lui présenter votre petite famille), ni moi-même (qui considérait pourtant jusque-là avoir d’excellentes relations avec vous) au sujet d’un quelconque complot contre le PN que vos camarades et vous avez imaginé pour nous vilipender gratuitement dans l’opinion. D’où ma question de savoir: au nom de quoi, hormis de l’hypocrisie dont vous êtes devenus des experts, vais-je tuer mon temps avec des gens qui me considèrent comme un traître? Et vous mêmes n’êtes pas en phase avec votre logique lorsque vous faîtes des pieds et des mains pour obtenir la participation d’un traître et de son otage (le PN). Se réconcilie-t- on avec un traître?
-Par rapport à vos camarades, je préfère vous avouer que je ne suis pas prêt, et je ne pense plus pouvoir l’être un jour, de partager des réflexions, des civilités ou autre avec eux. Car, nous n’avons plus rien à voir ensemble. De toutes les manières, nous ne nous entendrons pas. Au lieu de risquer une bataille rangée, il vaut mieux que nous ne nous retrouvions pas dans une même salle. Qu’ils laissent le PN s’occuper de ceux qui le considèrent comme leur Président. Dois-je vous rappeler les conférences de presse de votre direction politique, de vos fondateurs et de vos camarades politiciens du net?
-Quant à votre initiative, outre le fait qu’elle arrive trop tard (à cause de la décision 099, autre désaccord entre nous), je ne crois pas qu’elle résoudra quelque problème que ce soit. Tout d’abord parce que les acteurs de la crise ne se trouvent pas à l’extérieur mais au pays, et aussi parce que nous n’avons pas la même conception des choses: vous, vous croyez avoir tenu un congrès sans le PN, quant à nous, nous préparons le nôtre avec le PN. Tout nous oppose. Étant donné la gravité de cette dichotomie, je ne crois pas que vous soyez capables de résoudre ça en un week-end. Notez de plus, que vos nombreuses provocations et injures (du groupe de Righini) envers le PN et sa famille ne sont pas de nature à rapprocher nos positions. Vous avez le beau rôle en vous livrant à tous ces méfaits et pour crier ensuite à la « réconciliation » . Avez-vous essayé, ne fût-ce qu’une fois dans votre vie, d’inverser les rôles pour voir si votre attitude serait la même, c-à-d, favorable à la réconciliation?
Enfin, Monsieur Kabeya, je vous exhorte sagement à vous pencher sérieusement sur la création de votre parti car, je ne pense pas que nous ayons encore des atomes crochus. Non, nous ne sommes plus membres de la même UDPS dont Étienne Tshisekedi est le Président National. Pas seulement à cause de nos désaccords, mais aussi et surtout surtout à cause de l’intention réelle que vous et nous connaissons, qui a habité ceux que vous avez décidé de suivre et qui sont aujourd’hui exclus par la décision 099. A mon avis, il ne vous reste que deux choix: celui de vous solidariser avec les exclus et donc subir leur sort ou celui de reconnaître la décision du PN est de continuer avec l’UDPS vers les échéances à venir. Faites votre choix.
Félix Tshisekedi.
P.S.: Pardonnez-moi d’avoir été aussi franc et sincère avec vous, c’est ma nature.
Forum udps.net : Document d’archives (sans commentaires ) 1) http://www.digitalcongo.net/article/37837
2) http://www.digitalcongo.net/article/67487
3) http://congoforums.net/politique_8/etie … hala-2455/
4) http://www.kric.org/content/view/302/92/
Africatime
Agence France Presse
Le Democrate Magazine