‘‘On ne ment jamais assez avant les élections, pendant la guerre et après la chasse’’
Georges Clémenceau, Président du conseil, République Française (1906 – 1909 et 1917 – 1920)
Par Joël Asher Lévy*
Le 2 août 1998, le gouvernement de Laurent-Désiré Kabila qui a, d’ailleurs, marginalisé bon nombre de ses anciens camarades et, surtout, compagnons d’armes de l’AFDL, est sérieusement en porte-à-faux avec une mutinerie militaire qui désire le renverser violemment. À cet égard, les combats à l’arme lourde font terriblement rage dans la capitale Kinshasa. Ces conflagrations armées d’ailleurs d’une virulence inouïe et d’une barbarie indicible opposent en réalité les forces armées congolaises (FAC), demeurées très largement fidèles à Mzee Kabila, aux mutins soutenus techniquement et logistiquement par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi.
Afin de mobiliser toute la population à sa cause ‘‘délicate’’, le chef de l’État autoproclamé évoque, sans retenue, un coup d’État visiblement orchestré par trois pays limitrophes de la région des Grands Lacs africains. À savoir : le Rwanda de Pasteur Bizimungu, le Burundi du major Pierre Buyoya et l’Ouganda du général Yoweri Kaguta Museveni. En fait, ce fameux putsch militaire est manigancé par d’anciens parrains régionaux du guérillero postmarxiste et postmaoïste. En réalité, ce pronunciamiento est ourdi par des ex-alliés et partenaires stratégiques pour le renversement du régime dictatorial de Mobutu Sese Seko du Zaïre. Force est de souligner en effet que les relations politiques et diplomatiques, y compris les liens de bon voisinage, qui unissaient de manière intime Kabila à ce cartel, se sont détériorées rapidement et exécrablement.
Leurs rapports se sont tendus à un point tel que le recours à la violence armée était devenu pratiquement inévitable en raison de multiples accusations de spoliation des ressources nationales lancées par le régime politique de Laurent-Désiré Kabila contre les États limitrophes et alliés. Leurs liens sont devenus tellement conflictuels que le recours à la force physique était inéluctable, pratiquement inévitable en raison de la révocation cavalière des contrats d’exploitation d’immenses ressources précieuses et stratégiques par le gouvernement de Kinshasa au détriment de la fine fleur de la Communauté financière et minière internationale. Toutes ces richesses physiques – tant naturelles et minérales que stratégiques et précieuses – étaient pourtant garanties, inconditionnellement, aussi bien aux tuteurs internationaux qu’aux parrains régionaux, lors de l’épopée révolutionnaire par le condottiere ‘‘congolais’’.
Il importe d’admettre que ces trois États limitrophes jouissant de la bénédiction de puissants intérêts économiques et financiers d’extraction anglo-saxonne furent, à titre de parrains et d’alliés régionaux, d’ailleurs fortement engagés dans le renversement militaire du Maréchal-président Mobutu Sese Seko du Zaïre. Par contre, les forces armées rebelles qui n’ont nullement la côte auprès de la population exaspérée, évoquent, dans le but de justifier leur entreprise belliciste, un despotisme qui ne porte guère son nom. Elles évoquent, pour la circonstance, l’assise d’une dictature féroce dont la philosophie est en fait l’intolérance politique. Elles fustigent virulemment l’installation d’une tyrannie, l’émergence d’un système arbitraire dont le discours idéologique véhicule en réalité la discrimination d’un pan de la population nationale pourtant culturellement bien intégrée. Aussi allèguent-elles l’instauration d’un autre régime autoritaire et d’un autre pouvoir monocratique, lequel a littéralement pris en otage l’ensemble du pays aux lendemains de la chute violente d’un autre tyran de triste mémoire.
C’est dans ce contexte de reniement mutuel entre partenaires qui n’ont pas su se partager le gâteau du pouvoir que le Peuple congolais, pris entre les feux violents des deux forces belligérantes, découvre le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD). Il fait la connaissance de ce mouvement politique et militaire à la suite d’une conférence de presse qui justifie politiquement la mutinerie armée contre le pouvoir décrié de Mzee Laurent-Désiré Kabila. Celui-ci fait sa connaissance dans un véritable contexte de chaos et d’anarchie qui ne lui permettent pas de prendre immédiatement la véritable mesure de la crise politique et du conflit militaire. C’est-à-dire : ‘‘le pillage meurtrier des richesses étatiques et le bradage sauvage des ressources nationales, autant minérales et naturelles que précieuses et stratégiques, sur fond de balkanisation territoriale’’.
Il convient de mentionner que cette fameuse rébellion politico-militaire hétéroclite présente cette particularité et cette singularité de réunir les cadres politiques et chefs militaires de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL)[i]. Ce mouvement armé les associe aux résidus des factions militaires et politiques mobutistes qui ne supportent absolument guère le traitement leur réservé par le vrai-faux nouveau régime fort de Kinshasa[ii]. Aussi les associe-t-il directement aux divers débris des milices politiques et armées aussi bien lumumbistes que nationalistes[iii]. En vérité, toutes ces factions estiment avoir été ignoblement trahies par le dirigeant rebelle autoproclamé président de la République démocratique du Congo.
Il y a lieu de relever que, outre les Banyamulenges de l’AFDL, les Mobutistes, les acteurs lumumbistes et nationalistes, cette rébellion politico-militaire a également recruté parmi les proches compagnons de Mzee Laurent-Désiré Kabila[iv]. Ce mouvement armé proche de Kigali a également recruté parmi la crème intellectuelle[v]. Aussi a-t-il réussi à attirer d’anciens fonctionnaires internationaux[vi]. Tout comme il a réussi à attirer sans résistance des membres de l’Opposition légaliste, non armée et non-violente[vii].
Force est constater que le RCD bénéficie, à cette époque effervescente, des mêmes soutiens logistiques et techniques que la défunte AFDL qui a subverti le tristement célèbre pouvoir politique de Mobutu Sese Seko du Zaïre et par ricochet démantelé le régime institutionnel de la Conférence nationale souveraine (CNS). En effet, le Burundi, l’Ouganda et le Rwanda lui ont évidemment apporté tous leurs appuis stratégiques afin de renverser militairement le pouvoir contesté de Laurent-Désiré Kabila. Aussi bénéficie-t-il très largement des mêmes appuis financiers, politiques et diplomatiques que cet ancien mouvement politico-militaire sur le plan purement international. À cet égard, la Belgique – qui est, par essence, l’ancienne puissance coloniale –, la Grande-Bretagne, les États-Unis d’Amérique et, sans oublier, le Canada ont été effectivement les meilleurs alliés de ladite faction rebelle.
Au début de la guerre civile en 1998, cette rébellion antikabiliste établit le siège de son commandement politique et de son état-major militaire à Goma (Province du Nord-Kivu), qui est une ville interlacustre de l’Est du pays et frontalière du Rwanda. Toutefois, au début du IIe millénaire, celui-ci est rapidement transféré à Kisangani (Province Orientale), qui est la troisième ville du pays. Volonté d’émancipation ou volonté de séduction du Peuple congolais ? Ce qui est sûr, ce transfert de siège politique et militaire est rapidement opéré dans le but de gommer toute filiation avec le Rwanda. Il se justifie dans la mesure où le Peuple congolais voit plutôt dans cette organisation politico-militaire un cheval de Troie du général-président Paul Kagame et, par voie de conséquence, un bras armé de ce petit pays voisin en vue de balkaniser littéralement le majestueux territoire national.
À compter du 2 août 1998, le RCD-Goma, en tant que mouvement armé anti-Kabila, a réellement connu une trajectoire en dents de scie. En vérité, il a connu toute une série de fractures et de défections politiques dans son cheminement révolutionnaire. Et non des moindres. En effet, cette organisation politique et militaire a bel et bien implosé en plusieurs factions armées autonomes, d’ailleurs d’importance fortement inégale. Cette formation a donné naissance au RCD/ML[viii] d’Antipas Mbusa Nyamwisi solidement implanté dans le Maniema frontalier de l’Ouganda, lequel s’appuie exclusivement sur les ressortissants de l’ethnie nande. Cette faction politique et militaire particulièrement concentrée dans l’Est du pays finit par s’allier, on ne peut plus tard, au MLC[ix] de l’affairiste postmobutiste Jean-Pierre Bemba Gombo. Aussi a-t-elle donné naissance au RCD/N[x] de Roger Lumbala.
Ce mouvement politico-militaire dont l’affiliation rwandaise lui a énormément desservi, faut-il le rappeler, a en réalité vécu plusieurs départs de ses cadres les plus éminents. Il s’est départi des services du Pr Ernest Wamba dia Wamba pour n’avoir pas du tout réussi à séduire la province du Bas-Congo et à conquérir militairement l’Ouest du pays dont la capitale Kinshasa. Force est de souligner que cette région du pays a sérieusement souffert de multiples atrocités de cette rébellion armée au tout début de la guerre civile, d’ailleurs qualifiée par des observateurs de guerre d’occupation et de pillage, en 1998.
Toutefois, dans le but d’exercer son emprise militaire sur l’Est du pays, ce mouvement politique et révolutionnaire fit directement appel à l’ancien fonctionnaire international près l’UNESCO, Arthur Z’Ahidi Ngoma. Cette rébellion se départit définitivement de cet acteur de premier plan à la veille du DIC. Cette rupture fut totalement consommée lorsque celui-ci commença à critiquer très ouvertement la prépondérance ethnique des Nilotiques tutsis dans la branche politique et militaire de ladite rébellion. Même pour séduire le grand Katanga et, par voie de conséquence, mettre immédiatement la main sur son immense pactole minier, cette entreprise révolutionnaire anti-Kabila fit momentanément appel au fameux Dr Émile Ilunga afin d’occuper la présidence de son plus haut comité politique et militaire.
Le RCD-Goma est, faut-il le mentionner, signataire du protocole d’Accords de Lusaka des 10 juillet, 30 et 31 août 1999. Cette organisation politico-militaire a été, en fait, partie prenante de toutes les négociations politiques intercongolaises tenues à Addis-Abeba (Éthiopie) et à Gaborone (Botswana) dans le but de préparer les véritables Assises politiques du Dialogue intercongolais (DIC). Cette rébellion armée anti-Kabila a aussi participé à toutes les étapes des pourparlers politiques et à toutes les commissions du DIC en Afrique du Sud en 2002 et 2003.
Le RCD-Goma a également été, faut-il le préciser, partenaire et allié de l’UDPS au sein de l’Alliance pour la sauvegarde du Dialogue intercongolais (ASD) dans le seul et unique but de relancer les pourparlers politiques intercongolais devant nécessairement déboucher sur le fameux accord global et inclusif (AGI). En réalité, toutes ces négociations politiques ont été brusquement interrompues par la signature de l’accord pirate et sectaire de l’Hôtel des Cascades, piloté par de puissants intérêts belges et américains. En principe, ceux-ci voulaient coûte que coûte tuer dans l’œuf le DIC et par voie de conséquence imposer, à la faveur dudit accord, Joseph Kabila Kabange – [d’ailleurs secondé pour la circonstance par Jean-Pierre Bemba Gombo] – à la tête de la République démocratique du Congo afin de matérialiser cet état de fait et de poursuivre incessamment l’entreprise de pillage léopoldien des ressources nationales et richesses étatiques.
Donc, cette fameuse entente marginalisait, à vrai dire, le RCD-Goma tout à fait proche de Kigali. Cet accord clandestin impliquait directement les rebelles du Mouvement de libération du Congo (MLC) contrôlé par l’affairiste postmobutiste Jean-Pierre Bemba Gombo et la faction belligérante de Kinshasa dirigée par le général-major Joseph Kabila Kabange. Celle-ci avait naturellement pour effet de balkaniser de facto le majestueux territoire national. Elle avait pour effet de démembrer et de désintégrer complètement la République démocratique du Congo au profit des belligérants. D’autant plus que l’Est devait rester sous l’influence permanente du RCD-Goma, l’Ouest sous le joug du pouvoir de Kinshasa et le Nord à la merci du MLC. Ayant évidemment donné lieu à une corruption sans précédent de différents acteurs, elle fut aussi endossée par un certain nombre d’opérateurs nationaux de la Société civile, par ailleurs plus préoccupés et plus soucieux de se remplir les poches que de s’occuper en réalité de l’avenir politique de la Nation et du Peuple.
C’est dans ce contexte pathétique qu’intervient très rapidement la constitution de l’ASD dont les piliers fondamentaux sont l’UDPS sur le plan politique et le RCD-Goma sur le terrain militaire. Cette plateforme circonstancielle avait pour objectif la relance des pourparlers politiques intercongolais et la démocratisation du pays. Mais, en réalité, le véritable corollaire de cette plateforme stratégique a été le maintien de l’intégrité territoriale. Donc, la matérialisation effective de la réunification de la Nation.
Si elle a réellement réussi à mener à terme la reprise des négociations politiques d’ailleurs soldées par un accord, quoi que tout à fait controversé[xi], l’ASD n’a pas véritablement du tout réussi à concrétiser la démocratisation politique et la libération nationale de la tyrannie sanguinaire. Alors que cela a été en vérité son objectif le plus fondamental. En effet, cette association circonstancielle entre l’UDPS et le RCD-Goma n’a pas survécu aux lendemains de la signature de l’AGI. Cette plateforme a été complètement liquidée dans la mesure où la formation politique très chère à Étienne Tshisekedi wa Mulumba n’a pas participé, contrairement à son partenaire et allié stratégique de l’ASD, aux institutions politiques et citoyennes de la Transition couvrant la période triennale de 2003 à 2006.
Signataire de l’AGI, le RCD-Goma participe très activement à la fameuse Transition politique de 2003 à 2006. À ce titre, cette rébellion politico-militaire occupe, et ce en vertu de ladite entente, la vice-présidence de la République chargée de la toute-puissante Commission ‘‘Politique, Défense et Sécurité’’ par l’entremise de Me Azarias Ruberwa Manywa. Elle obtient également le poste de deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, d’ailleurs occupé par le médecin Adolphe Onosumba Yembe. Au niveau gouvernemental, ce mouvement armé qui a, effectivement, du mal à trouver ses vraies marques, se voit également gratifier de prestigieux ministères de la défense nationale et anciens combattants, ainsi que de l’éducation nationale.
Au cours de la Transition politique de 2003 à 2006, le RCD-Goma ne sait pas vraiment se renouveler ni se moderniser malgré sa transformation en parti politique. Cette organisation militaire ne sait pas non plus conquérir politiquement les autres régions du pays. Elle ne sait pas du tout s’ouvrir aux autres bases ethniques afin de recruter de meilleurs éléments lui permettant de porter haut son idéal et son discours. Elle se mue, plutôt, en porte-parole de la minorité tutsie surtout lors de la mémorable crise de Minembwe, minuscule territoire disputé violemment par les ressortissants banyamulenges avec les populations autochtones du Kivu. Ses tergiversations politiques sur la prise militaire de Bukavu (chef-lieu du Sud-Kivu) par un de ses hauts cadres militaires, le colonel Jules Mutebusi, aggravent incontestablement le fossé abyssal avec le reste du pays. Elles accentuent définitivement les suspicions qu’alimente, à profusion, la majorité absolue de la population sur ses velléités expansionnistes.
Toutefois, le divorce du RCD-Goma d’avec l’ensemble du Peuple congolais est définitivement consommé lorsque son aile dirigeante banyamulenge prend réellement fait et cause en faveur de toutes revendications aussi bien identitaires que foncières du Conseil national pour la défense du peuple (CNDP). À la faveur du processus de paix Amani, ce bras armé finit par fondre dans les structures politiques et gouvernementales. Ce mouvement politico-militaire qui dérive du RCD-Goma, est d’ailleurs dirigé par nul autre de ses anciens cadres que le général-pasteur Laurent Nkundabatware Mihigo, dit ‘‘Laurent Nkunda’’. Ce chef de guerre tutsi banyamulenge qui donne, évidemment, énormément du fil à retordre aux autorités politiques et gouvernementales congolaises au Nord-Kivu, est présentement l’objet d’un mandat d’arrêt émis par Kinshasa. Officiellement, ce seigneur de guerre est séquestré au Rwanda où il s’est réfugié. Mais, officieusement, rapporte-t-on, son ombre longiligne a été vue, et ce à maintes reprises, à la base militaire de Kitona et à Kimpese (une localité située à 150 Kim de la capitale Kinshasa). Elle a, dernièrement, été aperçue dans cette Province du Bas-Congo, entre autres pendant les effervescentes périodes préélectorale, électorale et postélectorale (2011), signale-t-on.
Par ailleurs, le RCD-Goma jouant la carte de l’ouverture démocratique et le jeu institutionnel de la Transition politique, a bel et bien participé à la présidentielle et aux législatives de 2006. Aussi a-t-il largement participé aux sénatoriales et aux provinciales. Au cours de ces élections, il a malheureusement mordu la poussière. Il a réalisé ses pires scores. Si Me Azarias Ruberwa Manywa qui défendait pourtant toutes ses couleurs au scrutin présidentiel, a réellement fait piètre figure, il n’en reste pas moins vrai que cette formation politico-militaire n’a même pas fait élire un seul ressortissant tutsi banyamulenge à la chambre des représentants (l’Assemblée nationale). Toutefois, à la chambre haute (le Sénat), un de ses plus hauts cadres politiques et administratifs, en l’occurrence Me Moïse Nyarugabo Muhizi, a heureusement réussi à faire son entrée pour un mandat de six ans.
Par ailleurs, les toutes dernières élections présidentielle et législatives du 28 novembre 2011, lesquelles ont réellement fait couler beaucoup d’encre et de salive, y compris beaucoup de sang, n’ont pratiquement pas enregistré la présence des candidats du RCD-Goma qui fut pourtant, à une certaine époque bien révolue, la force militaire la mieux équipée et la mieux entraînée du pays mais aussi une force politique incontournable. Toute la question est de savoir les raisons de cette soudaine disparition politique. Est-ce en réalité une hibernation préméditée ? Est-ce en fait un repli stratégique délibéré ?
Par ailleurs, l’aphonie du RCD-Goma doit-elle considérée comme un geste relevant pratiquement du hara-kiri politique ? S’agit-il manifestement d’un acte ou d’une opération s’apparentant réellement plutôt à un solde de tout compte dans la vie nationale ? S’agit-il à vrai dire d’une simple reconversion ou réorientation politique ? À ce propos, est-il question d’une recomposition militaire ? S’agit-il, par contre, d’un vrai sabordage politique délibéré et d’une véritable refonte stratégique en d’autres structures politiques et militaires [tel le CNDP] ?
Par conséquent, le RCD-Goma, grand absent ou grand oublié des élections présidentielle et législatives de 2011 ? Quelle mission politique voire même militaire s’assigne-t-il dorénavant ? Quel rôle compte-t-il réellement jouer dans les jours, semaines, mois et années à venir dans l’espace national ? L’avenir le dira très certainement. Une chose est vraiment sûre, le RCD-Goma entame son démantèlement progressif aux lendemains de la signature du processus de paix Amani de 2008 à Goma (Nord-Kivu) devant sceller définitivement la paix et la concorde dans cette immense région instable qu’est effectivement le grand Kivu.
Toujours est-il qu’aujourd’hui, ce mouvement politico-militaire qui, au plus fort du conflit armé, s’est en réalité assigné pour mission d’éradiquer définitivement l’intolérance politique en République démocratique du Congo, de rompre à tout jamais la tyrannie sanguinaire et l’immobilisme despotique, est sans substance. Toujours est-il que cette entreprise révolutionnaire dont le leitmotiv politique consista à émasculer l’autoritarisme d’un État anachronique et irresponsable, est à vrai dire, de nos jours, pratiquement une coquille vide. Pour quelles raisons majeures ? Renaîtra-t-elle finalement de ses cendres ? De quelle manière cela se ferait-il si jamais cette hypothèse se confirme sur le terrain politique et national ? Cette organisation militaire a-t-elle encore, concrètement et logiquement parlant, un certain avenir politique et même une certaine assise en République démocratique du Congo ?
Face à la réelle contestation de légitimité politique entre le général-major Joseph Kabila Kabange dont la réélection à la tête du pays est, à n’en pas douter, sujette à caution et le juriste Étienne Tshisekedi wa Mulumba dont la victoire au scrutin présidentiel a été certes volée grâce à la complicité manifeste des États phares de la Communauté occidentale, qu’aurait-il pu entreprendre à ce niveau le RCD-Goma, d’ailleurs proche du Rwanda limitrophe ? Ce mouvement politico-militaire aurait-il pu réellement se pencher en faveur du changement politique et démocratique d’ailleurs prôné par le Dr Étienne Tshisekedi wa Mulumba de l’UDPS, qui est à juste titre son allié et partenaire au sein de l’ASD ? Aurait-il pu, par contre, se prononcer en faveur du général-major Joseph Kabila Kabange dont les origines tutsies rwandaises sont en réalité un secret de polichinelle ? Cette question s’impose dans la mesure où les chansons populaires exhortent sans équivoque, pendant la campagne électorale, le leader de l’UDPS à retourner Joseph Kabila Kabange au Rwanda qui est indubitablement son pays de naissance et de ses parents, pour avoir camouflé ses origines ethniques et nationales.
Le RCD-Goma aurait-il effectivement été, au fil de toute son évolution politique et militaire dans l’espace national, une véritable escroquerie révolutionnaire ? Ce qui est absolument clair, cette opposition armée, une fois aménagée dans la capitale Kinshasa dans le cadre de la Transition politique (2003 – 2006), et au sein de laquelle les forces belligérantes se taillent à n’en pas douter la part du lion, entame sa disparition progressive des radars politiques. Cette apathie du mouvement révolutionnaire donnait, en réalité, l’impression que toute son existence politique n’avait plus de raison dès lors que le guérillero postléniniste et poststaliniste Mzee Laurent-Désiré Kabila ne faisait évidemment plus partie de l’équation nationale. Elle donnait sans doute l’impression que toute son entreprise militaire n’avait manifestement plus lieu d’être dès lors que la raison profonde de sa rébellion armée avait complètement disparu du paysage congolais. À savoir : ‘‘la présence de Laurent-Désiré Kabila au plus haut sommet de la République démocratique du Congo’’.
Hormis quelques présences symboliques de Me Azarias Ruberwa Manywa dans des manifestations politiques, d’ailleurs bien ciblées, tel le congrès de l’UDPS à Limete, le RCD-Goma disparaît définitivement de l’espace national avant même de matérialiser sa principale raison d’être qu’est ‘‘la lutte armée contre la dictature et l’intolérance à la fois politique et idéologique’’. En vérité, cette entreprise révolutionnaire disparaît définitivement avant même d’atteindre son objectif cardinal, pourtant clairement affiché et solennellement réaffirmé dans l’acte fondateur de la fameuse Alliance pour la sauvegarde du Dialogue intercongolais (ASD) : ‘‘l’assise d’un environnement politique libre et juste, digne et tolérant, solidaire et fraternel ; la constitution d’un espace démocratique essentiellement fondé sur le respect scrupuleux des droits humains fondamentaux et des libertés républicaines’’. D’ailleurs, dans ledit document constitutif de l’ASD, ce parti politico-militaire s’est résolument engagé à concrétiser cet idéal noble et patriotique en République démocratique du Congo en utilisant tous les moyens, sans exception, jusqu’à la victoire finale.
Or, les germes d’une société politique complètement piétinée par une tyrannie macabre, totalement écrasé par un despotisme sanguinaire subsistent toujours en République démocratique du Congo. Ils subsistent même pendant que ce mouvement politico-militaire est effectivement une des composantes essentielles de la Transition. Pourtant, les relents de la dictature féroce sont toujours présents dans la Nation depuis l’élection présidentielle controversée de 2006. Le régionalisme, le népotisme et l’intolérance sont toujours présents au sein de la Collectivité publique totalement prise en otage par le général-major Joseph Kabila Kabange et sa meute de courtisans. De nos jours, rien n’a vraiment changé. C’est du pareil au même ! Alors, à quoi le RCD-Goma a-t-il vraiment servi ?
Aujourd’hui, il ne fait aucun doute que l’UDPS se fait mitrailler et bâillonner, sans autre forme de procès, par le pouvoir politique incarné par Joseph Kabila Kabange dont l’illégalité et l’illégitimité sont, d’ailleurs, en réalité indiscutables sur le plan démocratique. Dans cette partie déséquilibrée où les violations massives de droits humains fondamentaux et de principes démocratiques et républicains, visiblement couvertes par de puissants intérêts extérieurs, sont à n’en pas douter monnaie courante, le RCD-Goma choisit définitivement de se taire. Pourquoi ? Qu’est-ce qui justifie vraiment son manque de réactivité politique dans ces circonstances exceptionnelles où l’unité politique de l’État et la cohésion de la Nation est réellement en jeu ?
En 2006, cette organisation politique et militaire avait adopté le même comportement silencieux lorsque, en guise de contestation des résultats électoraux, les affrontements armés ont violemment éclaté entre Jean-Pierre Bemba Gombo et Joseph Kabila Kabange. Par conséquent, cet abandon manifeste de l’UDPS par le RCD-Goma doit-il être considéré en vérité de neutralité politique ? Qui ne dit mot consent, dit-on ! À cet effet, le lourd silence de ce mouvement politique et militaire est-il coupable ? Devrait-on l’accuser sans retenue de non-assistance à peuple en danger ? D’autant plus que, lorsque les agressions physiques ou verbales visaient principalement les communautés banyamulenge ou banyamasisi, cette formation n’hésitait pas à monter immédiatement au créneau pour les défendre politiquement.
Finalement, pour qui roule-t-il en fait le RCD-Goma pro-Rwanda ? Pour Joseph Kabila Kabange qui est effectivement un tutsi rwandais et dont les origines ethniques et nationales ont été, d’ailleurs, dévoilées par le même RCD-Goma de Me Azarias Ruberwa Manywa, y compris le CNDP de Laurent Nkundabatware Mihigo ? Pour Étienne Tshisekedi wa Mulumba qui promeut littéralement la véritable démocratie ?
Ce qui est clair, les anciens supplétifs du RCD-Goma pro-Rwanda, lesquels ont effectivement grossi les rangs du CNDP du général-pasteur Laurent Nkundabatware Mihigo, dit Laurent Nkunda, tel ‘‘Bosco Ntanganda’’ de Force patriotique de libération du Congo (FPLC), ont réellement donné un coup de main décisif à Joseph Kabila Kabange pour être réélu. Tous ces mercenaires à la solde du Rwanda ont naturellement forcé les électeurs à voter en faveur du président congolais sortant lors de l’élection présidentielle de 2011. Il y a lieu de relever que ce scénario similaire de prise en otage des votants s’était déjà produit en 2006 au grand Kivu lorsque les différentes forces négatives qui pullulent et sèment la terreur aveugle dans cette région martyre – les Maï-Maï, le CNDP – ont complètement vicié le scrutin présidentiel. En effet, celles-ci s’étaient improvisées, sans pour autant réellement bénéficier du mandat légal délivré par le pouvoir électoral organisateur (Commission électorale indépendante [CEI] présidée par l’Abbé Apollinaire Malu-Malu Muholongu), superviseur de bureaux de vote dans l’Est du pays. Leur seule présence dans les points de votation a, en vérité, contraint les électeurs à procurer leurs suffrages populaires à Joseph Kabila Kabange et aux dépens de Jean-Pierre Bemba Gombo.
Force est de reconnaître que depuis 2006, le seigneur de guerre Bosco Ntanganda, entretemps élevé au rang de général au sein de l’armée nationale congolaise (FARDC), à la faveur du processus de paix Amani, est sûrement sous le coup d’un mandat d’arrêt international délivré par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Il est suspecté d’avoir enrôlé de force les enfants soldats. Cependant, le gouvernement de Kinshasa refuse de le livrer à cette juridiction internationale dans la mesure où il participe très activement, aux côtés des forces onusiennes (MONUSCO), au démantèlement des poches de résistance et des bases arrière des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), la branche armée de la rébellion hutue rwandaise. À vrai dire, toute la question est de savoir pourquoi et comment l’ONU tolère effectivement une coopération armée avec un individu pourtant recherché par la justice internationale.
Par conséquent, il revient au Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), le Sud-Coréen Ban Ki-moon d’y répondre. Il appartient également à son représentant spécial et directeur de la Mission d’observation des Nations unies pour la stabilité de la République démocratique du Congo (MONUSCO), l’Ambassadeur honoraire américain Roger Meece, d’éclairer la lanterne de l’opinion publique. Aussi appartient-il plus particulièrement et plus singulièrement au conseil de sécurité de l’ONU d’apporter des éclaircissements à cet impair.
- Joël Asher Lévy est Journaliste indépendant
[i] Le secrétaire général de l’AFDL Deogratias Bugera, le ministre des affaires étrangères Bizima Karaha, le chef d’état-major général de l’AFDL James Kabarebe, les avocats Azarias Ruberwa Manywa et Moïse Nyarugabo Muhizi.
[ii] Le Lieutenant Jean-Pierre Ondekane, le commandant Sylvain Mbuki, le commandant Dieudonné Kayembe, le ministre de l’information du Maréchal Mobutu, Tryphon Kien-Kiey Mulumba, Alexis Thambwe Mwamba, Ashila Pashi Tshibwabwa.
[iii] Le Pr Ernest Wamba dia Wamba, Lambert Mende Omelanga.
[iv] Le Dr Émile Ilunga.
[v] Le Pr Ernest Wamba dia Wamba.
[vi] Arthur Z’Ahidi Ngoma.
[vii] Roger Lumbala, Kazadi Nashanla Babandoa.
[viii] Rassemblement congolais pour la démocratie/Mouvement de libération.
[ix] Mouvement de libération du Congo.
[x] Rassemblement congolais pour la démocratie/National.
[xi] Dans le but de garantir toute son efficacité, la nouvelle entente résultant de la seconde phase des Assises politiques intercongolaises à Pretoria (2002) et à Sun City (2003) se devait forcément et logiquement d’intégrer toutes les forces belligérantes, toutes les organisations de l’Opposition politique et démocratique, ainsi que toutes les forces vives de la Nation et tous les acteurs de la Société civile.
Africatime
Agence France Presse
Le Democrate Magazine
Cher Joël Asher Lévy, vous avez réllement raison de faire ce genre d´analyse. D´ailleurs je vois en vous deux personnes distinctes et contradictoires: un Jöel intéllectuel, faisant des analyses cohérentes sur la politique internationale, et un Joël passionné idéologiquement quand il écrit sur la politique nationale. Je préfère le premier au segond. Et, pour le moment, j´invite ce segond Jöel à cesser de distraire le peuple kongolais. Nous avons des sujets importants à traîter tel le mensonge du Centre Carter dénoncé par notre concitoyen Frédéric Kabasele. C´est cette analyse de Kabasele qui m´a poussé à écrire l´article suivant:
TOUT EST EN TRAIN DE SE DÉVOILER: L´OCCIDENT VA AGIR ET LE CENTRE CARTER AURAIT MENTI .
Par
Magloire Muleka
Chers compatriotes, congolaises et congolais, reveillez-vous!
Chez le peuple luba, quand un danger se profile à l´horizon, les gens chantent pour reveiller ceux qui dorment. Ils chantent disant: “Este-que, mes amis, vous dormez? Voilà on a attrapé le lion (tel chef) et vous dormez; on a attrapé le tigre (tel autre chef, vous dormez); on attaque le village, mais vous continuez à dormir. Reveillez-vous donc…”.
Cela fait un bout de temps que je chante aussi, cherchant à éveiller mes compatriotes sur le danger que court notre pays. Notre pays est en train d´être encerclé par l´Occident qui, comme toujours, se sert des nationaux vendus pour nous dominer, pour s´emparer de nos richesses. Certains de ces compatriotes sont vivants et agissent en traîtres, après avoir livré Lumumba à ses bourreaux, les Occidentaux.
Je me croyais être le seul à dénoncer le comportement des partenaires traditionnels de la RDC, en complicité avec certains fils du pays.
Je me croyais être le seul à dénoncer le comportement ambigu des Occidentaux en ce qui concerne les élections présidentielles dans notre pays. Non, comme nous allons le voir, je ne suis pas le seul. Il y a d´autres compatriotes, plus savants que moi, qui voient clair dans cette affaire.
L´Occident nous encercle et nous dormons.
Considerez, par exemple, le comportement hypocrite de la Belgique, de l´EU et du Centre Carter. Ces Occidentaux dénoncent les irrégularités et le manque de transparence, survenues lors des élections présidentielles en RDC. Toutefois, en même temps qu´ils dénoncent ces irrégularités, ils affirment que celles-ci ne sont pas de nature à changer l´odre des résultats divulgués par la CENI. Autrement dit, malgrès ces irrégularités et ce manque de transparence, Joseph Kabila l´a emporté sur Tshisekedi avec 48,95% contre 32,33% récoltés par son adversaire. Au même moment, les observateurs africains de tout bord avaient trouvé que les élections présidentielles se sont déroulées selon les normes internationals acceptables et que Kabila étaient bel et bien élu Président de la République.
Nous avions donc une équation, pratiquement mathématique, du genre “deux quantités égales à une même troisième, sont égales entre elles”.
En effet, les Occidentaux affirment que Kabila a été élu Président de la République malgrès les irrégularités constatées; les Africains affirment aussi que Kabila a été élu Président de la République malgrés les irrégularités constatées qui ne s´écartent pas des normes internationales établies. La conclusion, qu ´un (e) étudiant (e) de l´école segondaire pourrait tirer est que, objectivement, Kabila est le Président élu. Cette conclusion est limpide, à moins d´avoir la mauvaise foi comme le font certains membres de l´Opposition.
À vrai dire, malgrè les recommendations de Mgr Monsengho sur l´amour, la justice et la vérité; malgrès le cri de ce Prélat contre la culture du mensonge, tout le monde est en train de mentir. On ment quand de deux tendances équivalentes on choisit celle qui correspond à ses intérêts. On ment lorsqu´ on choisit une partie favorable de l´affirmation du Centre Carter (il y eu des irregularités) et on laisse de côté l´autre partie (ces irregularités ne changent pas l´ordre des choses). On ment lorqu´on se confie plus à ce que disent les Occidentaux qu´à ce que disent les Africains. Et maintenant, de par des recherches de notre confrère Kabassele, nous venons d´apprendre que le propre Centre Carter aurait menti.
Les mensonges du Centre Carter se trouvent dans l´article “Retro sur la Présidentielle 2011 en RDC: la controversée déclaration du Centre Carter n´est ni professionnelle ni crédible”. Cet article, écrit par un certain Frédéric Kabasele, a été publié le 30 décembre 2011, dans un link hebergé dans Internet. Dans ce texte, Kabasele fait tout pour démontrer que le Centre Carter, sur lequel se basent les opposants en RDC n´a pas été professionnel ni crédible. Ce compatriote Kabasele donne même son e-mail en cas de contacts:. (fkabaselet@yahoo.fr)
Chers compatriotes, le moment que traverse notre pays est très délicat, très dangereux. Si nous ne faisons pas un grand effort dans le sens de raisonner comme il faut, si nous nous laissons guider par des passions, nous risquons de plonger notre peuple dans des souffrances inutiles.
Cela fait longtemps que je cherche à démontrer la félonie et l´hypocrisie de l´Occident. Félonie et hypocrisie que je résume dans ce néologisme “Félonisyphilis”.
Nous devons faire attention car l´Occident a tout fait pour semer la pagaille.
Je voudrais me limiter, encore une fois, aux témoignages du Centre Carter sur les élections présidentielles du 28 novembre 2011. L´attitude de ce Centre m´a toujours paru suspecte et diabolique. En effet, d´un côté, le Centre Carter affirme que les élections présidentielles ont été entâchées d´irrégularités et de manque de transparence. De l´autre, le même Centre decrète que ces irrégularités et ce manque de transparence ne changent en rien à l´ordre des résultats publiés par la CENI. Autrement dit, Kabila qui a eu 48,95% l´a emporté sur Tshisekedi qui a obtenu 32,33%. Il y a là une contradiction dangereuse, délibérement voulue et ayant comme objectis divisers le peuple kongolais. De fait, l´attitude du Centre Carter peut être comparée à cette histoire de l´éléphant et des aveugles. Chaque aveugle touche une partie de l´éléphant et reste convaincu que l´éléphant se réduit à cette partie. C´est un peu ça. L´opposition se base sur la première partie de l´équation Carter (= les élections ont été entâchées des irregularités et manque de transparence). Partant de cette prémisse, et d´une façon purement sophistique, l´Opposition affirme, sans preuve aucune que, d´une part, les irregularités ont bénéficié le seul Kabila, et, que, d´autre part, c´est Thisekedi qui a gagné les elections. Quant à la Mouvance présidentielle, elle se réclame de la segonde partie de l´équation Carter et campe sur sa position. Selon elle, les résultats publiés par la CENI correspondent à ce que Mgr Monsengho dénommerait “Amour, Justice, Vérité”.
Considérant que les deux antagonistes se basent sur la même vision du Centre Carter, nous devons donc, en toute bonne fois, vérifier si cette vision correspond à “Amour, Justice et Vérité”.
Selon notre compatriote Kabasele, s´il y a quelque chose d´irrégulier et de non transparent dans tout cela, c´est la propre vision du Centre Carter. Et pour cause:
1)- “En date du 30 novembre 2011, soit deux jours après le scrutin, le Centre Carter publie sur son site internet la première Déclaration préliminaire de sa mission relative au scrutin du 28 novembre 2011 sous le titre « Democratic Republic of Congo, Presidential and Legislative Elections, Nov. 28, 2011 Preliminary Post Election Statement ». Cette Déclaration est publiée en anglais et nous n’avons pas connaissance d’une quelconque publication en langue française. A ce sujet, le prescrit de la norme internationale est le suivant : « La déclaration doit être également distribuée pour information…dans les langues appropriées, aux interlocuteurs de leurs zones de responsabilité ». Le principal destinataire de la Déclaration en question n’est autre que le peuple congolais qui parle le français et non l’anglais. A qui alors est-elle destinée ?”
2)- “Dans un point de presse tenu le même jour, 30 novembre 2011, au Grand Hôtel Kinshasa, la Mission rendra publique ladite Déclaration. A cette occasion, elle se gardera de livrer son opinion sur la crédibilité globale ou non du processus électoral et du déroulement du scrutin lui-même. Sa Déclaration mettra uniquement en exergue l’enthousiasme du peuple congolais le jour du scrutin ainsi que les insuffisances organisationnelles”.
3)- “Un autre fait important à signaler est que dans la même journée du 30 novembre 2011, l’Union africaine (AU), la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et le Marché commun d’Afrique orientale et australe (COMESA) ont rendu publique une Déclaration préliminaire conjointe qui a félicité les efforts fournis par la CENI pour la tenue satisfaisante de ces élections tout en déplorant les actes de violence ayant émaillé le scrutin”.
4)- “Une pratique courante des groupes d’observateurs qui sont signataires de la Déclaration de principes pour l’observation internationale d’élections est de partager leurs constatations avant la publication de leur déclaration préliminaire. Ni la mission du Centre Carter ni celle de l’Union Européenne ne se sont pliées à cette norme en se joignant aux délégations africaines ce jour là. A ce stade déjà, on peut s’interroger sur cette similitude de comportement des delegations occidentales qui donnaient ainsi l’impression d´obéir à un seul mot d´ordre”.
5)- Mis à part ces actes d’insubordination aux normes en matière de communication de leurs conclusions et le mépris affiché à l’égard des autorités congolaises, le professionnalisme douteux de la Déclaration du Centre Carter peut également être relevé dans le fait que selon les normes en matière d´observation, c’est le Chef Observateur de la mission qui signe le rapport d’observation. Dans le cas d’espèce la Déclaration du Centre Carter n’est signée par personne. Le teste publié se contente d’indiquer deux noms et deux numéros de téléphone lesquels ne correspondent ni à ceux de l’ancien président de Zambie, Rupiah Banda Bwezani ni à ceux du vice-président du Centre Carter, Dr John Stremlau qui ont dirigé la mission en RDC.
Voilà en resumé la partie formelle de l´analyse de Kabasele. Quand au fond de cette analyse importante, j´invite les intéressés à entrer en contact avec Kabasele: (fkabaselet@yahoo.fr).
Ma mission ici, c´est de démontrer le jeu malin que joue l´Occident et le manque d´objectivité de l´Opposition congolaise qui, d´ailleurs, pour prouver qu´elle n´avait aucune preuve tangible sur la victoire de Tshisekedi a adopté deux types d´attitude: une partie de l´Opposition, chapeautée par Kamerhe, a recouru à la Justice mais sans indiquer les éléments de preuve. C´est ainsi que la Justice l´a déboutée dans sa requête. L´autre partie, dirigée par Tshisekedi, qui s´est auto-proclamé Président de la République, n´a même pas voulu saisir la Justice, accusant celle-ci d´être à la solde de Kabila, au plus grand mépris de la Constitution. Constitution que le propre Tshisekedi, dans son simulacre de prestation de serment a reconnue. Par le fait même, logiquement parlant, Tshisekedi a reconnue la Justice, la CENI, la victoire de Kabila publiée par la CENI etc. Que veut-on, alors?
Congolaises et Congolais,
Nous devons savoir que notre pays a beaucoup souffert. Il a trop souffert pour que nous puissions nous laisser entrainer par les caprices des suppôts de l´Occident. La RDC nous appartient à nous tous. Nous avons le droit de vivre en paix.
Et, nous n´avons que faire du Centre Carter qui a péché contre le dogme de Monsengho: Amour, Justice, Vérité.
Magloire Muleka.
TRISTE VÉRITÉ: LE CENTRE CARTER A MENTI.
Les mensonges du Centre Carter se trouvent dans l´article “Retro sur la Présidentielle 2011 en RDC: la controversée déclaration du Centre Carter n´est ni professionnelle ni crédible”.
Cet article, écrit par un certain Frédéric Kabasele, a été publié le 30 décembre 2011, dans un link hebergé dans Internet. Dans ce texte, Kabasele fait tout pour démontrer que le Centre Carter, sur lequel se basent les opposants en RDC n´a pas été professionnel ni crédible. Ce compatriote Kabasele donne même son e-mail en cas de contacts:. (fkabaselet@yahoo.fr).
Mais, curieusement, cette analyse de Kabasele a disparu de l´Internet pour reaparraître ce mardi 3 janvier 2012 sur Digitalcongo.net. Qui a subtilisé cet article et pourquoi? Qui a remis ce texte sur la net et pourquoi?
Les réponses à ces questions relèvent de la police.
Pour le moment, je ne peux que me réjouir de la reapparution de ce texte, car, dans mon précédent article, je me sentais mal à l´aise faute de citer ma source. Le journaliste ne peut rien publier sans citer la source. La source est là sous le tître « Election présidentielle en RD Congo : le Centre Carter mis à nu », publié par Digitalcongo.net ce mardi 3 janvier 2012. L´auteur de cet article, dans son introduction écrit: » Une bande d’observateurs s’est servi du nom de l’Illustre président Carter pour jeter la confusion dans les esprits, faire de Kabila un président mal élu, le fragiliser pour les chantages à venir déjà planifiés, préparer le terrain à la relance de la guerre civile dans le pays et replonger ses institutions dans la crise de légitimité… au cas où Kabila ne renoncerait pas à ses velléités d’émancipation vis-à-vis de la tutelle occidentale ».
L´auteur ajoute: « Telle est la trame de fond de l’analyse de l’expert comptable congolais, Frédéric Kabasele, réagissant à chaud, 48 heures seulement après la publication de la Déclaration du Centre Carter le 10 décembre 2011. Le Centre Carter a abusé de la confiance du monde entier. Le mal qu’il a fait au Congo est trop grand pour que le monde continue à fermer les yeux : c’est en se basant sur sa déclaration qu’Etienne Tshisekedi s’est autoproclamé président élu. C’est encore sur elle que le Cardinal de Kinshasa, de bonne foi, s’est basé pour contester la réélection du Président Kabila. L’auteur de l’analyse que vous allez lire souhaite que le Centre Carter soit interpellé sur la nature de sa vraie mission au Congo et dise au monde pour quel lobby il roule car au Congo les dégâts de sa déclaration ne font que commencer ! Voici, ci-après la pertinente et édifiante analyse que M. Frédéric Kabasele, Réviseur Comptable, (fkabaselet@yahoo.fr) , Membre de l’Institut des Réviseurs Comptables (RDC) Tél. 00243999970869 Managing Partner Compta-Expertaxe, avait faite de la situation depuis le 12 décembre 2011″.
L´analyse de Kabasele s´intitule: « La Déclaration du Centre Carter n’est ni professionnelle ni crédible ! ».
Voilà pourquoi, faute des mots, j´ai inventé le mien que je dénommes « Fénosyphilis occidentale ». Il s´agit d´un corps contextuel qui signifie beaucoup de choses encore mal définies théoriquement. Mais l´idée centrale remet à la malice des Occidentaux, aux stratéfies d´encerclement -(idée de Kamerhe)- qui consiste à étouffer les Noirs par tous les moyens, utilisant les propres noirs. C´est un peu dans le sens de ce qu´écrit Digitalcongo.net, sans parler en félonisyphilis, je cite: » Une bande d’observateurs s’est servi du nom de l’Illustre président Carter pour jeter la confusion dans les esprits, faire de Kabila un président mal élu, le fragiliser pour les chantages à venir déjà planifiés, préparer le terrain à la relance de la guerre civile dans le pays et replonger ses institutions dans la crise de légitimité… au cas où Kabila ne renoncerait pas à ses velléités d’émancipation vis-à-vis de la tutelle occidentale. Le Centre Carter a abusé de la confiance du monde entier. Le mal qu’il a fait au Congo est trop grand pour que le monde continue à fermer les yeux : c’est en se basant sur sa déclaration qu’Etienne Tshisekedi s’est autoproclamé président élu. C’est encore sur elle que le Cardinal de Kinshasa, de bonne foi, s’est basé pour contester la réélection du Président Kabila ».
On voit ici comment l´Occident manipule certains enfants de l´Afrique, malheureusement, y compris certains leaders de l´Églyse catholique pour semer la confusion, pour appliquer la maxime latine: « Divide ut imperat » qui signifie « Diviser pour régner ». Voyons un peu, si, comme on le prouve, le Centre Carter a menti, sur quoi donc se baserait Tshisekedi pour continuer à s´auto-proclamer Président de la République?
Congolaises et Congolais, miso nga!. Le Centre Carter a menti.
magloire muleka aprend a la fermer.mon tout est_ce que t’ecrit sont des betise,si tu mange l’argent de tes freres et soeurs a l’est qui se font violer,tuer,mange sa incognito.nous ne voulons pas des tes sotisses juste la ferme.un conseil,un homme intelligent est celui qui observes et vient avec des resolutions concretes,mais avec tu ne que un fanatique d’argent.please would you shut fuck up nigga