Rapport 2011- L’état de la liberté de la presse en RDC. JED en appelle à un état d’urgence pour sauver la liberté de la presse et exige la dissolution du CSAC

(La Prospérité 29/12/2011)
Dans un Rapport sur l’état de la liberté de la presse en 2011, rendu public au lendemain de l’investiture du Président Joseph Kabila pour un nouveau quinquennat, Journaliste en danger (JED) lance un appel urgent au Pouvoir en place pour stopper l’escalade de la répression qui s’abat sur la presse depuis la crise postélectorale qui s’est installée au pays après les présidentielles du 28 novembre 2011. Alors que dans sa prestation de serment, le Président de la République a, une fois de plus, juré de faire respecter la Constitution qui garantit sans ambages les droits et libertés fondamentaux, dont la liberté de presse et d’opinion, JED note avec une grande inquiétude que l’étau se resserre chaque jour un peu plus autour des médias à Kinshasa et en provinces, et se traduit par des menaces et arrestations des journalistes ; des attaques armées contre des maisons de presse ; l’interdiction des émissions et la fermeture des médias proches de l’opposition. Pour l’année 2011, JED a recensé et documenté au moins 160 cas d’atteintes diverses à la liberté de la presse dont près de la moitié enregistrés pendant la période électorale. Ces attaques contre la presse se présentent de la manière suivante : Ø 1 journaliste tué à Kirumba dans le Nord-Kivu en juin 2011 Ø 42 arrestations des journalistes Ø 57 cas de menaces et d’agressions contre les journalistes Ø 43 cas de censure et d’entraves à la circulation de l’information Ø 17 cas de pressions sur les médias A titre illustratif de la répression qui s’est accrue contre la presse et contre la libre information au cours des dernières semaines qui ont précédé ou suivi les scrutins du 28 novembre, on peut citer les cas ci-après : Ø Au Maniema, la Radio Communautaire Tujenge Kabambare (RCTK), une station émettant à Kabambare, un territoire de la province du Maniema (Est de la RDC), est fermée depuis vendredi 18 novembre 2011 jusqu’à ce jour, sur ordre de M. Isaac- Ernest Miyambo, administrateur du territoire. Il est reproché à ce média d’avoir diffusé, la veille, une interview de M. Sympho Muzinga wa Muzinga, leader d’un ancien mouvement armé d’auto défense dans le territoire de Kabambare, dénommé « Rïya Mutomboke » qui avait menacé de perturber les opérations de vote du 28 novembre dernier si le gouvernement provincial ne respectait pas ses engagements de payer leurs primes. Ø A Kinshasa, Canal Futur TV (CFTV), une chaîne proche de l’opposition, a vu son signal coupé, lundi 28 novembre 2011 vers 21 heures locales, pour une durée de dix jours par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC). La coupure du signal était intervenue pendant que CF TV diffusait une émission intitulée « Spéciale soirée électorale » dénonçant les irrégularités constatées dans les différents bureaux de vote lors du double scrutin, présidentiel et législatif, et donnant les résultats de vote affichés dans un bureau de vote. CFTV a été accusé d’avoir diffusé des « propos comportant des accusations sans preuve contre un adversaire politique ». Mais, près de trois semaines après l’expiration du délai de suspension, le signal de Canal Futur TV n’est toujours pas rétabli, et cela sans aucune explication. Ø A Kinshasa, Radio Lisanga Télévision (RLTV), principale chaîne proche de l’opposition, a été interdite de diffusion, le samedi 3 décembre 2011, par le Conseil Supérieur de la Communication et de l’Audiovisuel (CSAC) pour une durée de sept jours. RLTV a été accusée d’avoir diffusé des résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011 dont la source n’était pas la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Son antenne provinciale de Mbuji Mayi, capitale de la province du Kasaï Oriental, a été assiégée, lundi 5 décembre 2011 vers 14 heures locales, par un groupe d’éléments de la police nationale congolaise fortement armés. Depuis, les deux stations ont cessé d’émettre jusqu’à ce jour. Ø Depuis le samedi 3 décembre 2011, Le service de messagerie téléphonique, SMS, a été suspendu, jusqu’à nouvel ordre, dans tous les réseaux de télécommunication de la RDC, par M. Adolphe Lumanu, vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité. Cette mesure dite conservatoire a été prise pour « préserver l’ordre public et assurer un aboutissement heureux du processus électoral en RDC ». En dépit des protestations de la population, et des dénonciations des Partis politiques et des Organisations de défense des droits de l’homme qui considèrent cette décision comme une atteinte à la liberté d’expression, le service de messagerie téléphonique demeure suspendu. Ø Au Maniema, dans une correspondance adressée, samedi 3 décembre 2011, aux responsables des chaînes de radio émettant à Kindu, capitale de la province du Maniema (Est de la RDC), M. Pascal Tutu Salumu, gouverneur de province, les a enjoint de suspendre la diffusion en relais des éditions d’informations produites par les chaînes étrangères à savoir RFI, BBC et Africa N°1. Selon le gouverneur, cette décision était prise « dans le cadre des dispositions de sécurisation de la population de Maniema en rapport avec la publication des résultats des élections du 28 novembre 2011 ». Plus de deux semaines après la publication des résultats, cette interdiction demeure. Ø Au Kasai Oriental, la Radio Kibungie, une station émettant à Kabinda, un territoire situé à 140 kms de Mbuji-Mayi, capitale de la province du Kasaï – Oriental (centre de la RDC), a été interdite d’émission, samedi 17 décembre 2011, par MM. Paul Djonga et Bovic Ngefo, respectivement commissaire de district et directeur local de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) pour raison de « sécurité ». Un mandat d’arrêt a été lancé contre M. Toto Kasongo, directeur de radio Kibungie, qui vit depuis lors en clandestinité. La Radio Kibungie a, dans ses émissions, dénoncé les actes de fraude et de tricherie, qui se déroulaient au centre local de compilation de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Ø Au Kasai Oriental, les installations de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), station locale de Lodja, un territoire de la province du Kasaï – Oriental (centre la RDC) ont été saccagées, lundi 19 décembre 2011, par les supporters d’un candidat député national qui accusaient la RTNC de critiquer leur leader. Ø La Radio Télévision Débout Kasaï (RTDK), une chaîne émettant à Mbuji- Mayi, capitale de la province du Kasaï – Oriental, a été attaquée, vendredi 23 décembre 2011 vers 18 heures, par un commando armé de six personnes en tenue civile. Les assaillants ont forcé la grille des installations de RTDK en tirant à balles réelles et lancé du gaz lacrymogène dans le studio de ce média. Le journaliste Adolphe Tshikala qui s’y trouvait a été arrêté et conduit au cachot de l’ANR où il a passé quatre jours avant d’être acheminé au parquet, mardi 27 décembre 2011. Ø Kleber Kadiediem, directeur de Kasaï Horizon Radio Télévision (KHRT), une chaîne émettant à Mbuji- Mayi, a été attaqué, vendredi 23 décembre 2011, par un groupe d’éléments de la police qui ont menacé de tirer sur lui. Le journaliste a été accusé d’avoir commenté, mardi 20 décembre 2011, dans un duplex sur les ondes de BBC, l’absence des chefs d’Etats étrangers lors de la cérémonie de prestation de serment du président Joseph Kabila. Ø Mathieu Kamango, journaliste à Télé 50, une chaîne proche de la mouvance présidentielle, a été violemment pris à partie, vendredi 23 décembre 2011, par un groupe d’éléments de la police militaire, non loin du stade des martyrs, où M. Tshisekedi, qui s’est autoproclamé Président de la République, avait annoncé sa prestation de serment. Kamango a été conduit manu militari au cachot du camp militaire Kokolo où il a été copieusement passé à tabac et gardé pendant plus de cinq heures. Kamango a été dépouillé de tous ses biens et menacé de mort par ses bourreaux. Ø Thomas Hubert, correspondant de BBC Afrique à Kinshasa, a vu son matériel de travail confisqué, vendredi 23 décembre 2011, par un officier de la garde Républicaine au moment où il tentait de faire un reportage sur la prestation de serment annoncé de M. Etienne Tshisekedi au stade des Martyrs de Kinshasa. Ce matériel était composé d’un enregistreur audio, d’un micro de marque BBC et d’une caméra vidéo. Thomas a dit à JED qu’après avoir contacté la présidence de la République son matériel lui a été restitué plusieurs heures après mais sans la mémoire contenant ses enregistrements audio. Ø Au Kasai oriental, la Radio Veritas, une station communautaire émettant à Kabinda, dans la province du Kasaï- Oriental, est fermée depuis samedi 24 décembre 2011 par MM. Paul Djonga et Bovic Ngefo, respectivement commissaire de district et directeur local de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) pour « outrage au chef de l’Etat ». Radio Veritas a diffusé dans son journal du vendredi 23 décembre 2011 une information tirée d’un site Internet, faisant état de l’existence des « deux Présidents de la République en RDC ». Dans cette édition du journal, les journalistes ont proposé que la RDC soit dirigée par un troisième Homme, autre que Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi qui se disputent la légitimité du pouvoir. Contacté par JED, M. Norbert Nevild, directeur de Veritas a déclaré que les journalistes qui ont présenté cette édition du journal ont été auditionnés, les 26 et 27 décembre 2011, à l’ANR autour de cette information. « Le responsable de l’ANR m’a demandé de sanctionner les deux journalistes avant la reprise des émissions de la radio. Je ne peux pas les sanctionner, car les journalistes n’ont commis aucune faute professionnelle. » a ajouté M. Norbert. Ø Dans la province du Bas-Congo, Célestin Kashala, directeur à Radio Bangu, une station communautaire émettant à Kimpese, un territoire de la province du Bas- Congo (sud- ouest de la RDC) a été arrêté, samedi 24 décembre 2011, sur plainte de M. Dominique Nsimbi, président local du Parti du peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD, parti présidentiel). Kashala a été transféré le lendemain au cachot de la police de Matadi, chef lieu de la province, où il est encore détenu. Kashala est poursuivi pour « incitation de la population à la révolte ». Radio Bangu a été accusée d’avoir diffusé, vendredi 23 décembre 2011, une information ayant trait à la prestation de serment de M. Etienne Tshisekedi et incité la population à saccager le siège local du PPRD. Contacté par JED à partir de sa cellule, Kashala a déclaré que sa radio n’a jamais diffusé une telle nouvelle. « Nous avons suspendu, par prudence, toutes les éditions des journaux parlés pour éviter de telles accusations », a-t-il ajouté. Dans ce Rapport intitulé : « La liberté de la presse pendant les élections », et dont une partie est consacrée à l’observation des médias durant la période de la campagne électorale, JED se désole également de constater que les médias congolais, dans leur ensemble, se sont engagés, et en toute connaissance de cause, dans une frénésie propagandiste qui a occulté les vrais débats démocratiques sur les candidats et leur programmes. Il s’ensuit, selon JED, que la campagne électorale pour les présidentielles et les législatives du 28 novembre 2011 a été un véritable fiasco dans les médias. La dérive propagandiste des médias, y compris des médias publics, ponctuée parfois par des propos et discours d’incitation à la haine et à la violence, dans un climat de tension et d’intolérance politique, a eu des effets pervers sur la sécurité des journalistes, et pose désormais une question de crédibilité et de professionnalisme de la presse congolaise. Face à un tableau aussi sombre et inquiétant de la liberté de la presse, et qui mine les fondements d’un Etat démocratique, JED en appelle aux plus hautes autorités du pays, et demande des mesures d’urgence pour sauver la liberté de la presse ainsi gravement menacée. Pour JED, les multiples interférences des politiques et des services de sécurité dans les médias, et qui continuent, en violation des prérogatives dévolues au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) , consacrent l’échec de l’instance de régulation des médias, dans ses missions reconnues de protéger le droit du peuple à l’information et de promouvoir le professionnalisme des médias. Face à l’incapacité avérée du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) à assumer son indépendance et qui met en péril la liberté de presse et d’expression, JED demande au Chef de l’Etat, dans ses prérogatives de Garant du bon fonctionnement des Institutions, d’ordonner la dissolution du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) dans sa composition et son fonctionnement actuels, en attendant la mise en place d’un organe plus crédible et plus compétent.

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Comments

  1. Mbuta Ngonda dit :

    Qui veut noyer son chien, l’accuse de rage ! Vous dites jeune démocratie en RDC. Ce qu’il y a des erreur de jeunesse. Pourquoi évite-on de voir ensemble les blocages voire les erreurs et revenir à table pour ne parler et faire avancer les choses. la post modernité a produit sur le marche mondial, une nouvelle qualité du journalisme. Les gens qui expédient tout sur le net ne sont pas une formation journalistique. C’est la liberté d’expression et surtout le fait que l’information ou l’image soit considéré comme un produit commercial à offrir ou à vendre à n’importe qui et qu’importe le prix. A mon avis et surtout à l’allure où le pouvoir national s’efface face au pouvoir international, mondial et global, il est souhaitable que les animateurs du JED s’informe comment ce genre de situations sont gérés dans d’autres cieux. Tout le monde sait dans quelles circonstances le machin a été créé et qui sont ses premiers animateurs et qui étaient -ils avant d’y être posté là. A ces allures, lorsque le fédéralisme s’imposer en RDC, nombreux parmi ces animateurs se retrouveront au chômage. La RDC a onze provinces et en aura 27. Combien de langues et combien des cultures qu’il faudrait alors gérer ? Bref, ne créons pas un faux problème là où les solutions sont attendues de tous. C’est quand même du quatrième pouvoir qu’on parle

  2. ORGANISATION NON – GOUVERNAMENTALE (ONG) OU OCRE AU SERVICE DE L´OCCIDENT.
    Par
    Magloire Muleka.

    Ces derniers temps, en Afrique, les ONGs ont tendance à se constituer en systèmes de contrôle des activités des gouvernements souverains. On dirait ces ONGs bénéficient d´un pouvoir supranational, à l´instar de l´OACI et de l´OIT. Il est grand temps que le gouvernement congolais puisse avoir un oeil sur ces entités qui, sous-couvert de défendre la démocratie et les droits de l´homme, ne sont que les bras droits des pays occidentaux et de la CPI dans les stratégies de domination post-moderne. En tout cas, le nouveau gouvernement égytien ne badine pas.
    Selon des informations publiées par l´Agence France Presse (AFP): “…La justice égyptienne a perquisitionné jeudi des locaux d’ONGs, dont deux organisations américaines, dans le cadre d’une enquête sur des « financements étrangers illicites », amenant les défenseurs des droits à dénoncer une « campagne d’intimidation » de la part du pouvoir. Les perquisitions menées par des magistrats assistés de la police ont visé dix-sept sièges et autres locaux appartenant à des organisations non-gouvernementales égyptiennes et étrangères, selon un communiqué officiel qui ne précise ni leur nom ni leur nombre exact”.
    La République Démoctique du Congo devrait faire la même chose. Ces ONGs doivent être surveillées au lieu qu´elles ne sruveillent des gouvernements souverains.
    Ces ONGs ne respectent pas notre souverainêté nationale ni nos intérêts nationaux. Par exemple, cette ONG, Journaliste en danger (JED), est-ce qu´elle fait la distinction entre les principes de sûreté nationale et l´exercice des droits des citoyens individuels. Quand l´intérêt collectif l´exige, certaines libértés peuvent être restreintes. Nous avons vu cela quand Bush avait installé un système de contrôle de la Presse en Irak, nous avons vu cela quand les Européens et les Américains ont contrôlé les systèmes d´information en Lybie.
    On ne peut pas laisser libre-cours à une Presse engagée idéologiquement. Ou on est journaliste, ou on est espion. Les deux fonctions ne peuvent pas être mélangées. Moi-même je suis journaliste et diplomate de carrière. Je sais qu´il y a certaines limites que l´on ne doit pas franchir.
    Cela signifie que des ONGs qui ne sont que des Ocres au service de l´Occident doivent être muselées, fussent-elles du domaine de la Presse. Ça pourrait être le cas de cette fameuse JED.

  3. ERRATUM
    SOUVENT QUAND NOUS ÉCRIVONS DIRECTEMENT SUR LA NET, NOUS AVONS TENDANCE À COMMETTRE BEAUCOUP DE FAUTES GRAMATICALES. C´EST CE QUI M´ARRIVE AUSSI. PAR EXEMPLE, DANS CET ARTICLE INTITULÉ: « ORGANISATION NON – GOUVERNAMENTALE (ONG) OU OCRE AU SERVICE DE L´OCCIDENT », IL FAUT SUBSTITUER « OCRE » PAR « OGRES ».
    ENCORE UNE FOIS MES EXCUSES.

  4. Mbuta Ngonda dit :

    Compatriote Muleka si vous êtes en Occident, je vous prie de vous procurer le dernier livre de Hervé Julin * Le renversement du monde. Politique de la crise*. Si l’ONG ou l’OG ou je ne sais est une personne morale, ses pères fondateurs sont des nationaux. Pour obtenir l’autorisation, ces institutions si morale soient elles évoluent en rapport avec les intérêts de leurs gouvernement voire d leurs Etats. Or, c’est bientôt deux décennies que les Etats n’existent que de nom. La mondialisation voire le globalisation a fait tomber les frontières nationales. Il n’y a que des intérêts et la magouille qui font déplacer les animateurs de tout ce que vous dites. Je vous cite le cas de DDC en Suisse et même la croix Rouge Internationale qui sont toujours présente en Afrique. C’est au nom de quelle département ils oeuvrent ? C’est le DEAF ( Département des Affaires Etrangères Fédérales). Dites-moi que c’est une ONG ou c’est la confédération même ? Sur la plan de la sécurité voire la coopération internationale. Venons en France, l’armée nationale française sécurisent quelle frontière ? C’est quand la dernière attaque des frontières françaises ? Au nom de quelle principes les soldats français sont postés ça et là alors que ces pays ne sont ni frontaliers avec la France ni moins membres de l’OTAN ou de l’Europe. Voilà ce qui de fois échappe aux nombreux analystes et communicateurs africains. Il faut chasser les corrompus gouvernants africains et les remplacer par les vrais élus avec lesquels des référendum populaire feront changer les politiques d nos pays. On parle du respect voire de la civilisation lorsque le pillage et la fraude profitent à l’Occident. le reste : allez voir ailleurs.

  5. Mbuta Ngonda, merci beaucoup pour toutes ces informations que vous me donnez, m´aidant à mieux cerner les questions que j´abordes sur Internet, particulièrement dans Congo Tribune. Je suis très heureux de voir que, cette fois-ci, vous pensez un peu dans le même sens que moi. Cela ne signifie pas que j´ai le monopole de la vérité, mais, je sais de défendre mon pays avec la seule arme dont je dispose: le bic. Je ne fais que rappeler à mes compatriotes les méfaits que l´Occident nous fait subir depuis 1492. Voyez comment le Centre Carter a cherché à créer la guerre civile en faisant une déclaration mensongère. Je ne sais pas si vous avez suivi l´analyse faite par notre concitoyen Frédéric Kabasele. Le fameux rapport du Centre Carter n´a été signé par personne. Il se fait que Tshisekedi, Kamerhe, Kengo et, -(que Dieu me protège)- Mgr Monsengho, tous se sont appuyés sur les déclarations de ce Centre pour créer le climat de guerre civile qui menace notre pays. Notre grand Congo qui a tant souffert, notre grand Congo qui a perdu, bêtement, plus de 5 millions d´âmes, tout simplement par ce que les Américains, les Anglais, les Belges, les Canadiens devaient voler no richesses. Je ne cites pas la France dans ce lot, car ce pays c´est le pays des libertés. Tout ce que le Centre Carter a affirmé est faux, archi-faux. Voilà pourquoi j´ai créé un concept que je dénomines « Félonisyphilis ». Mon intention est de substituer des termes tels que esclavagisme, colonialisme, néocolonialisme, impérialisme, néo-impérialisme, telemessianisme par un seul concept qui signifie que l´Occident est malade d´une maladie: la félonisyphilis. C´est à cause de cette maladie que les Occidentaux adorent la violence, adorent faire souffrir les autres peuples, pourvu que eux survivent. Malheureusement on trouve, dans notre pays, des leaders civils comme religieux qui sont des suppôts des Occidentaux. Personnellement, je ne pardonnerais jamais à ces compatriotes qui ont participé à l´assassinat de Lumumba et qui, aujourd´hui se targuent de nationalistes. J´abomine tous ceux qui les applaudissent au nom d´un seul critère: le tribalisme, le regionalisme, le religionalisme.

  6. Mbuta Ngonda dit :

    Je ne sais pas si la personne qui porte le nom de Magloire Muleka est constant dans son être. Car, il me semble qu’il serait au service d’une personne ou d’un club, qui justement pour justifier son salaire doit non seulement remplir les pages mais aussi relater n’importe quoi. Toute fois, avec le temps, on finit par se faire rattraper. Attendons voir de quoi demain sera fait. je vous conseiile du moins à beaucoup lire pour parler die l’histoire de la RDC et des hommes qui en son acteurs et animateurs. Si non, vous ne serait pas différent d’un C……………………………………

  7. Mbuta Ngonda, de quoi parlez-vous? Tout d´abord, vous vous demandez si Magloire Muleka est constant dans son être. Comment pouvez-vous vérifier un « être »? Que signifie « être »? Quelles sont les méthodes de recherche dont vous disposez pour savoir quelque chose sur « l´être »? Vous parlez donc de l´essence et vous vous croyez capable d´un vérifier la constance? Que signifie « Constance »? Ensuite, vous en arrivez à, littéralement, délirer. Que signifie cette déclaration: « Car, il me semble qu’il serait au service d’une personne ou d’un club, qui justement pour justifier son salaire doit non seulement remplir les pages mais aussi relater n’importe quoi ». Ça c´est le comble? Incapable de rejeter, logiquement et scientifiquement mes écrits, vous vous imaginez que je suis payé par un club ou un service pour justifier mon salaire. Vous affirmez donc, sans preuve aucune, que je suis au service de quelqu´un. Admettons que je sois au service de quelqu´un ou d´un club, quel mal y a-t-il de m´acquitter correctement de mon travail pour justifier mon salaire? Par ailleurs vous affirmez que je relates n´importe quoi. Mais, ce « n´importe quoi » est « n´importe quoi » pour vous ou pour mon patron, dans la mesure où j´en ai un qui me donne des ordres pour écrire? Si mon patron adore ce « n´imorte quoi », quel tort j´ai d´écrire « n´importe quoi »? Pour le reste, mon cher ami Mbuta, vous finissez par dire, justement, du n´importe quoi. Vous même habitué à être mercenaire pour écrire n´importe quoi, vous projetez sur moi votre « ESSENCE ». Je parles bien du carburant, car je me sens incapable d´appréhender « l´essence » de quoique ce soit, surtout du « n´importe quoi ». Il n´y a que la vérité qui blesse. Vous, et la cohorte de votre acabit, incapables de comprendre mes pensées, vous dites: Magloire écrit du n´importe quoi. Cela me rappelle une fable de la Fontaine que j´ai apprise il y a belles lurettes, fable dans laquelle le personnage, incapable de coeuillir un fruit reluisant tout mûr crie: « D´ailleurs, tu n´es pas du tout mûr ». Mbuta tu appartiens à l´espèce des gens qui ont des oreilles pour entendre n´entendent ni n´écoute, qui ont des yeux pour voir, ne voient pas, etc. élevez-vous à la hauteur de l´Homo Sapiens, utilisez votre cerveau pour raisonner plutôt que vos intestins pour vomir du n´importe quoi. Des gens comme vous il y en a plein en RDC. Des gens qui se basent sur du mensonge pour s´auto-proclamer ceci ou cela, des gens aux épaules en peau de pourpre qui s´abrite derrière la vérité pour servir le démon. Des gens prêts à faire couler le sang de tout un peuple pourvue que leurs intérêts sordides soient sauvegardés. Des gens qui ont tué Lumumba, Kimba, Kabila, Steve Biko, Martin Luther King. Des gens qui ont fait périr plus de cinq millions de Kongolais et de Kongolaises en échange du COLTAN. Vous voyez, Mbuta, vous avez fini par me pousser à dire n´importe quoi, direz-vous.
    Pour terminer, je vous confesse que je peux écrire du n´importe quoi mais je ne suis au service de personne. Ou mieux, je suis au service de quelqu´un. Ce quelqu´un c´est d´abord Dieu. Ce quelqu´un, c´est ensuite le peuple Congolais.
    Salut.