Chronique de Sosola UN Shindikana
« Kivu ne vend plus depuis l’arrestation de Nkunda. Chez toi en province Orientale, c’est là que c’est maintenant plus payant avec toutes ces exactions de la LRA. Mettons sur pieds une ONG. » Mon amie Sylvie, revenue à Montréal après un long séjour en RD Congo, me proposait ce projet l’année dernière. « On descendra sur terrain, disait-elle sans savoir à quel point ses propos me levaient le cœur, avec une caméra pour filmer des gens à qui on aura préalablement distribué des T-shirts avant de les envoyer faire le show. »
Sur terrain, je réalise plus que jamais la naïveté qui a donné naissance à l’incrédulité que j’ai réservée à son homélie. Il m’aura finalement fallu jouer à Saint Thomas en retournant chez nous pour comprendre combien, sans le savoir, mon amie avait métaphoriquement résumé le drame congolais.L’obtention du financement d’un projet auprès d’un partenaire occidental, voilà ce à quoi carbure le Congolais le moindrement allumé. Misère, s’ils apprennent que tu viens en Occident. Tu représentes alors leur espoir de trouver LA personne qui leur obtiendra LE financement des organismes qui engraissent les ONG en RDC. Malins, ils s’organisent pour concocter le plan qui correspondra au discours susceptible de toucher la fibre sensible des financiers.
Des matières premières pour donner corps au projet qui déliera les cordons de la bourse des ONG internationales, un pays faussement post-conflit comme la RDC en fourmille. La défense des droits de l’homme, la lutte pour la reconnaissance des droits de la femme, le viol qui vaut à la ville de Goma le triste titre de la « capitale mondiale du viol » sont, entre autres, celles qui figurent parmi les meilleurs vendeurs au chapitre de la misère congolaise.
Les points cités ci-dessus méritent bien l’attention qu’on leur accorde, mais on en dénombre plusieurs autres qui passent droit dans le beurre. Le malheur du Congo ne se limite pas qu’à ce qui se passe dans les régions touchées par la guerre civile et les incursions des groupes rebelles.
Malgré tous les fonds massivement investis par la Communauté internationale, cette maudite marmaille à laquelle les Congolais semblent vouloir s’abreuver à vie, les conditions de vie de « M. et Mme Tout-le-monde » ne s’est pas améliorée d’un iota.
À l’est comme à l’ouest, les laisser-pour-compte ne se dénombrent plus dans le pays de Lumumba. Devrait-on se dire que les pères de l’indépendance du Congo ont refusé de nous laisser la culture de l’évolution, du progrès qui les avait motivés?
Dans la RD Congo d’aujour’hui, la culture du développement, on ne connaît pas. Faites-moi grâce de l’excuse des ennemis du Congo qui veulent la garder dans la dèche. À chacun sa part de culpabilité, s’il vous plaît.
Pourquoi les enfants congolais doivent-ils étudier assis sur le roc comme dans cette école primaire Jumba dans le territoire de Mahagi? Sur les cinq classes que j’ai visitées, deux seulement disposent de tableau noir… et de bancs dans une région où le Cyprès ne demande qu’à gratifier les enfants dont les parents croient encore à l’acquisition des connaissances.
Cette école a pourtant été visitée par M. Upio Kakura, ministres des Droits humains à l’époque, qui a promis de voir à ce que cesse le supplice de ces enfants qui s’amincissent le postérieur à force de le frotter au gros caillou…
N’est-ce pas que l’éducation fait partie des cinq chantiers du président qui a trouvé M. Upio Kakura digne de défendre les droits humains? Il faut croire que l’éducation n’est pas encore un chantier prioritaire. Alors que…
Envoyé le 22 mai 2010 par Sosola UN Shindikana
dans À bas le masque

Africatime
Agence France Presse
Le Democrate Magazine
Nous qui vivons au jour le jour la vie invivable de la RD Congo, nous mourons certes petit a petit. Mais Je crois fermement que quelle que soit la duree de la nuit, le jour finira par apparaitre! Meme si les argentiers du monde tiennent coute que coute a maintenir la population RD Congolaise sous le joug des presidents l’aimant pas ; Il est plus que temps que les vrais RD Congolais qui aiment ce peuple et ce pays, de se lever comme un seul homme. Sinon, l’avenir de notre progeniture sera toujours sombre.
Depuis la nuit des temps, la plus part des congolais ont eu des bonnes idées, mais dès qu’ils ont été approchées par ces mêmes qu’ils ont tant dénoncés, ils finissent par être comme eux sinon pire(Des destructeurs du Congo)
Est ce un jour ce pays pourra se lever comme un seul homme ? J’en doute tant que la culture de soit, l’escroquerie et le vol font maintenant partie de la tradition congolaise.
Eu égard à notre soit disant foi à majorité chrétienne et la présence des innombrables églises, je finirais par croire aux démons.
La générations précédente d’après l’indépendance est juste moyen, celle d’aujourd’hui qui n’a pas la chance d’étudier dans des bonnes conditions. Comment voulez vous qu’ils puissent comprendre au moins le bien être collectif. Il va falloir faire des cours d’éducation civiques et morales à la population d’abord.
Emmanuel -MUTOMBO