Par Magloire Muleka.
Chères et chers compatriotes, ne vous désesperez pas. Toutes les difficultés que nous traversons ont une solution. On parle maintenant de l´annulation des élections législatives, on parle de la tenue d´une table ronde. Tout ce vent signifie recherche de solutions à nos problèmes. À mon humble avis, ces solutions viendront de celui-là même qui en est la cause des problèmes. Je cites: Mobutu Sese Seko. Il est mort physiquement, mais ses idées, ses pensées demeurent pour toujours.Oui, Frères et Soeurs du pays, de Mobutu Sese Seko, dites tout, sauf qu ´il n´a pas été africaniste, nationaliste, défenseur de la culture bantoue. Il pensait même en grand.Une fois un journaliste lui a fait cette observation: “Monsieur le Président, vous parlez de l´impérialisme, mais on a l´impression que, en relation avec nos voisins, vous êtes impérialiste!”. Se tournant vers le reporter, le fixant avec ses yeux, réellement de léopard, il lui dira: “Mais, mon cher ami, le Zaïre est, par nature, un pays impérialiste”. Traduisant, aujourd´hui sa pensée, je pourrais imaginer qu´il voulait dire: notre pays, de par ses dimensions, de par sa position géopolitique et de par ses richesses naturelles et humaines, est un pays condamné à être un pays émergent. Mutatis mutandis, quand Kabila parle en RDC émergent, il veut dire RDC impérialiste.
Mais, ce que j´avais admiré en Mobutu, malgré le fait qu´il ait contribué à l´assassinat de Lumumba, c´est qu´il était, viscéralement, lumumbiste. Là, il faut distinguer deux Mobutu: le Mobutu des années 1965 à 1969 et le Mobutu d´après. Le Mobutu de 1965 à 1969 était lumumbiste, nationaliste, traditionaliste. Celui d´après 1969, a été un Mobutu corrompu, vendu, celui qui a, réellement, fragilisé notre pays dans tous les sens. D´abord, en prenant une décision suicidaire de nationaliser les biens de petits commerçants étrangers. Ces portuguais, ces grecs etc… avaient leurs petits commerces à l´intérieur du pays où ils contribuaient au dévéloppement de celui-ci. Ensuite, il avait joué avec la magie du nom des personnes en leur imposant de rejeter les prénoms chrétiens. Beaucoup de gens, non seulement avaient opté pour des noms africains, mais, ils avaient totalement changé d´identité. Cela a bouleversé l´équilibre synchronistique qui liaient les personnes à leur terre, à leurs coins traditionnels, à leur être profond, à leur personnalité. Enfin, en octroyant la nationalité congoçlaise aux Rwandais, Mobutu avait hypothéqué le futur de notre pays.
Mais, malgrè tout cela, il faut admirer en lui ceci: la politique de l´authenticité qui n´était pas une synécure. C´était une réalité. Il disait: “Nous devons être nous mêmes et non ce que les autres voudraient que nous soyons”. Il avait imposé le respect à la femme qu´on devait appeler “Maman” quelque soit son âge; il était même publicitaire, marketer et modéliste. En effet, il avait créé deux acoutrements, l´un pour les femmes et l´autre pour les hommes. Les femmes devaient porter le pagne pour respecter leurs parties les plus intimes; les hommes devaient porter l´abacost (À bas le costume) pour éveiller, en eux, l´esprit anti-impérialiste et nationaliste. Sur le plan international, Mobutu avait façonné l´homme zairois (congolais) respecté par tout le monde, imité par nos frères africains. Le congolais, partout, était fier de l´être et se reconnaisait uni aux autres. De par ces décisions, Mobutu traduisait, en acte, le programme politique, social, économique, culturel de Lumumba. Il en était même arrivé a créer un parti unique: le Mouvement Populaire de la Révolution où les dirigeants étaient nommés par le Grand Léopard. Cette pratique politique correspond à l´essence même de la culture politique des Congolais où les Chefs coutumiers, leaders politiques, culturels, économiques et religieux ne sont élus par personne.
Je suis convaincu que, le seul chemin que le peuple congolais doit suivre c´est celui tracé par Mobutu: le chemin de la politique de l´authencité. Nous devons être nous mêmes et non ce que les autres voudraient que nous soyons. Les hommes doivent rentrer à porter l´abacost et les femmes les pagnes. Cependant, nous devons revenir à nos prénoms chrétiens, inscrits dans le Livre de la Vie. Nous devons revoir notre système du pouvoir politique, en nous inspirant, toujours, du principe du Parti unique. Pour cela, les sociologues, les philosophes, les politologues, les anthropoloques etc… peuvent nous aider à réfléchir.
C´est-ici que je veux intervenir.
Que peuvent faire les élites tant intéllectuelles que politiques? Comment peuvent-elles répondre à la question: “Quel type de système de pouvoir nous devons adopter”
Pour répondre à cette question, je voudrais m´en remettre à l´opinion du journal le Potentiel. Cet organe de Presse a publié, ces 20 et 21 janvier 2012, quatre articles très intéressants. Le premier est intitulé “Crise postélectorale: l´insouciance des élites”, le deuxième, “La classe politique congolaise déboussolée”; le troisième est intitulé “L´aveu d´Irrégularités”, enfin, le titre du quatrième article est: “Culture démocratique: un quitte ou double pour une sortie de crise congolaise”.
Dans le premier article, le journal Le Potentiel parraît scandalisé. Il s´écrie: “Comparé aux élections multipartites, mais opaques, de novembre 2011, le vote par acclamation, en vigueur sous le parti unique, n’a jamais soulevé autant de contestations. L´opinion nationale en est comme tétanisée”. Quand Le Potentiel évoque le parti unique, il vante, justement, les mérites du MPR et l´adhésion populaire totale à ce parti, malgrè quelques défaillances reconnues, comme, par exemple, la divinisation de Mobutu par Dominique Sakombi Inongo. (Que Dieu ait son âme).
Le journal poursuit: “Que font les Congolais quand, peu après l’élection présidentielle et les scrutins législatifs du 28 novembre 2011, ils se retrouvent avec, d’une part, un président de la République proclamé par la Commission électorale nationale indépendante, puis investi par la Cour suprême de justice. Et de l’autre, un président autoproclamé qui revendique la victoire des urnes?
Dans le deuxième article, Le Potentiel fulmine: « La République démocratique du Congo navigue à vue, visiblement sans repères. Le gouvernement, réputé «démissionnaire» depuis le 20 décembre 2011, ne se réunit pratiquement plus. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) n’est pas en mesure de publier les résultats provisoires des législatives à la date de son propre calendrier (13 janvier 2012). Les candidats à la députation nationale, toutes tendances confondues, crient à la «fraude massive» et à la «manipulation» des résultats. Déboussolée, la classe politique congolaise donne à penser qu’elle ne maîtrise rien. Sans idée exacte de véritables enjeux d’un pays promis à un bel avenir”.
Le journal ajoute: “A l’analyse de la situation politique qui prévaut en RDC, on note une distraction lourde de conséquences dans le chef des leaders politiques congolais. C’est à croire qu’ils ne maîtrisent pas les aspirations du peuple, notamment la paix, la sécurité, la liberté, le bien-être social et la renaissance de la nation. Ils donnent la terrible impression de n’avoir pas encore appréhendé la volonté et la farouche détermination des Congolais à «relever» et «panser» les plaies de leur pays «pour un rebond vers des jours meilleurs”.
Pour Le Potentiel, il n´ y a pas que les leaders politiques qu´il faut interpeller. Il y a aussi l´élite intelectuelle et civile congolaise: “L’élite, la RDC n’en manque pas. Ils sont légion les Congolais formés dans les meilleures universités et les académies les plus prestigieuses du monde. Partout où ils œuvrent, sauf en RDC, ils brillent par leur expertise saluée par les pays qu’ils utilisent. Un savant américain, d’origine congolaise, a même travaillé à la NASA ! Mais, dès que ces brillants cerveaux rentrent au pays, c’est comme si un virus «made in RDC» leur est inoculé pour mieux les «intégrer» dans les anti-valeurs devenues des vertus au Congo-Kinshasa. Ils sont partagés entre la «morale» et «l’immorale». Méprisant la «justice» et la «vérité» pour s’accommoder au «fait accompli», sans effort remarquable en vue d’apprécier la «forme» et le «fond». Sinon, comment expliquer que de brillants professeurs d’université et des intellectuels bien formés, évoluant dans les institutions de la République, viennent à oublier l’essentiel pour la RDC et le peuple congolais”.
Dans le troisième article, constatant la défaillance politique des leaders politiques et de l´élite intellectuelle congolaise, Le Potentiel conclut: “ Il y a donc lieu de repenser le processus électoral. Dans cette nouvelle épreuve, le premier pas à franchir devait être la réévaluation de la composition de la CENI pour en faire un organe indépendant, loin de toutes pesanteurs politiques”.
Finalement, dans le quatrième article, écrit par un certain Rich Ngapi, Le Potentiel fait un constat de la situation de notre pays et suggère quelques voies de solution.
Rich Ngapi écrit: “Le pays est en danger. Il faut le tirer de la passe difficile du moment pour que, mus par des objectifs de la reconstruction et du développement, tous les Congolais, toutes tendances politiques confondues, regardent dans la même direction». En termes clairs, la RDC a besoin de l’éclosion de nouvelles mentalités pour s’affirmer et occuper par un travail productif l’espace qui lui revient. Deux caractéristiques sont indispensables dans une pareille démarche, à savoir la détermination et la conviction. A ces conditions, s’ajoutent absolument la sauvegarde de l’unité et la consolidation de la paix et de la concorde nationale”.
Il ajoute: “…Si la situation que nous décrions maintenant est celle d’une «crise multisectorielle», il faut donc pour s’en sortir, suivre par analogie, le schéma médical qui se conjugue essentiellement en trois phases : diagnostiquer, prescrire et administrer. Les trois étapes sont à respecter nécessairement si on veut une guérison effective”.
Quand on analyse les quatre articles de Le Potentiel, on ne voit nulle part où le journal pose la question de la conscience et du comportement populaires. On ne voit nulle part où, par exemple, se trouve le rôle des chefs coutumiers dans l´encadrement des électeurs. On a l´impression que pour ce journal, le peuple est tellement infantil en matière politique qu´il doit être guidé, formé, orienté, par les leaders politiques et par l´élite intellectuelle de notre pays.
À vrai dire, on doit admettre que Le Potentiel ignore le peuple dans ce processus électoral, non pas par intention d´exclusion, mais par la grille à travers laquelle le journal voit la réalité existentielle congolaise. Pour ce journal, le fait qu´il y ait des trichéries, du cafouillage et de manque de transparence dans les élections est une anomalie psycho-sociologique. Pourquoi une telle perception? La réponse est que le journal pense à travers la grille occidentale, à travers la grille éthique. Si la question était vue du point de vue bantoue, je veux dire esthétique, on pourrait peut-être arriver à comprendre que, pour le peuple congolais, peut importe qu´il y ait trichéries ou pas. Son affaire c´est d´avoir un Chef coutumier appelé Président de la République, son affaire c´est que ce grand chef coutumier soit entouré des conseillers qu´on appelle, erronement, des députés. Le peuple ne comprend pas non plus pourquoi ceux-ci doivent être votés par lui. Il se peut que le peuple congolais ne comprend pas pourquoi les Chefs doivent être élus. Se plongeant dans l´inconscient collectif historique, ce peuple se placerait à l´origine du pouvoir, à l´époque où le pouvoir était conquis à travers le défi. Par défi, j´entends le moment où le pouvoir s´organise à travers le combat physique entre les leaders de deux tribus, par exemple. Le leader qui parvient à terrassé l´autre, est automatiquement proclamé Roi du peuple vaincu. -(Ici, je me rappelle l´Histoire du Roi luba, Kongolo Mwamba, terassé par l´enfant de sa soeur, Kalala Ilunga Mbidi Kiluwe, ancêtre commun de Tshisekedi et de Joseph Kabila)-.
Je veux dire que, en nous inspirant de la sagesse de nos ancêtres, nous ne devrions pas nous préoccuper de la présence ou de l´absence des trichéries dans les élections, mais du type de système politique du pouvoir et du systéme électoral. En effet, les trichéries généralisées, dénoncées par tous les partis, ceux du Pouvoir et ceux de l´Opposition, au lieu d´être considérées comme des anomalies, devraient être envisagées sous des aspects socio-culturo-historique. Dans ce sens que la Démocratie d´inspiration occidentale ne peut pas fonctionner chez nous. La solution, à mon avis, c´est de rejeter le système démocratique du type occidental. Il ne correspond ni à nos réalités, ni à nos philosophies politiques, ni à nos cultures, ni à nos ontologies, ni en nos mentalités. C´est un système abjet. Nous devons inviter les leaders politiques, l´élite intellectuelle, la socièté civile et les représentants du peuple à repenser le système du pouvoir en RDC. Dans ce sens, je suis dans le sillage de Kengo wa Dondo et compagnie qui prônent une sorte de table ronde. Mais, à mon avis, au lieu que cette table ronde se penche sur comment il faut se partager le pouvoir, elle doit remettre en question le système de pouvoir hérité des Blancs. Elle doit étudier les voies et moyens d´installer une sorte de parti unique issu d´un débat entre les chefs coutumiers. Ou, au moins, imaginer un sytème bipartiste, défini légalement. Un parti appelé God (Go and Do) et un parti dénommé Dog (Do and Go). Nous devons nous baser sur la philisophie du “small is beautiful”. Les solutions simples sont belles et puissantes. Par exemple la solution trouvée par Joseph Kabila, celle du scrutin à un seul tour. De deux tours, nous en sommes arrives à un seul. Ça c´est beau ça! Nous devons donc continuer notre demarche politico-mathématique: de multipartisme au bipartisme.
Ainsi donc, la table ronde suggérée doit avoir comme base de reflexion la philosophie politico-culturelle de Mobutu: “Nous devons être nous-mêmes et non ce que les autres voudraient que nous soyons”.
N´oublions pas ces recommendations de Rich Ngapi: “diagnostiquer, prescrire et administrer”.
Je suis d´accord avec le journal Le potentiel que “comparé aux élections multipartites, mais opaques, de novembre 2011, le vote par acclamation, en vigueur sous le parti unique, n’a jamais soulevé autant de contestations”.
Salut.
Magloire Muleka.
Africatime
Agence France Presse
Le Democrate Magazine
RÉVOLUTION DE LA MODÉRNITÉ: UN CONTENU RICHE DANS UNE COQUILLE VIDE.
Par
Magloire Muleka.
Lors de son investiture par la Cour Suprême de Justice, le 20 décembre 2011, le Président Joseph Kabila avait prononcé son discours au cours du quel, entre autres, il s´est engagé à “s´ouvrir à tous les compatriotes qui ont la passion du Congo et qui veulent travailler à la modernization du Congo parce que, au service de la Patrie, il n´y a point de camp politique”.
D´aucuns ont compris que, par cette affirmation, Joseph Kabila annonçait sa volonté de s´ouvrir au dialogue et à la collaboration avec certains membres de l´Opposition. Est-ce à dire qu´il entrevoyait un dialogue pour le partage du pouvoir ou une sorte de table ronde prônée par Kengo et compagnie? Ou alors, à partir du moment que Tshisekedi rejette toute idée de table ronde, est-ce à dire qu´il communie aux mêmes idées que Kabila? On ne sait rien là dessus. Il appartient à Kabila et à Tshisekedi de répondre à ces questions.
Revenons au discours du Président de la République.
En plus de la proclamation de cette volonté de collaborer avec les Congolaises et Congolais de bonne volonté, le Président Kabila, qualifié de Raïs, a, humblement reconnu que durant son dernier mandat, il n´a pas réussi à soulager la pauvreté dans laquelle croupie un peuple aux richesses naturelles incomensurables. En effet, il dira: “…A la quasi-unanimité, vous nous reconnaissez le mérite d’avoir : • Rétabli la paix dans le pays et avec les Etats voisins ; • Réunifié le territoire national ; • Réhabilité l’Etat ; • Instauré la démocratie et l’Etat de droit ; • Stabilisé le cadre macroéconomique ; • Obtenu l’annulation d’une grande partie de la dette extérieur du pays ; • Relancer la croissance ; • Amorcer la reconstruction ; et • Mis fin à l’isolement diplomatique de notre pays. Ces acquis seront préservés et consolidés”.
À ce propos, il ajoutera immédiatement: “Tout en saluant ces avancées significatives, vous en appelez à une action urgente pour que des retombées positives s’en fassent rapidement sentir sur le chômage, les revenus des ménages, la satisfaction des besoins sociaux de base, la salubrité de vos villes, les conditions de vie dans nos villages et la distribution de la justice ; bref, sur le social et le vécu quotidien du congolais. Ce message a été reçu cinq sur cinq”.
C´est ici que le Raïs va annoncer un contenu riche, mais placé dans une coquille vide de sens. Il dira “Et c’est conscient de cette forte demande sociale que je vous avais proposé, mon projet de société intitulé « La révolution de la modernité»”.
Et d´en expliquer le sens: ‘Véritable pacte pour l’avenir de notre pays, ce projet, qu’en m’accordant vos suffrages vous avez adopté, vise à faire de la République Démocratique du Congo, un pool d’intelligence et de savoir-faire, un vivier de la nouvelle citoyenneté et de la classe moyenne, un grenier agricole, une puissance énergétique et environnementale, une terre de paix et de mieux-être, une puissance régionale au cœur de l’Afrique, l’objectif ultime étant l’émergence de notre pays”.
Et, concluera-t-il, “Cela suppose que nous nous impliquions à améliorer notre compétitivité dans tous les domaines. Dans cette optique, en plus d’une gestion rigoureuse des finances publiques et d’une politique monétaire prudente, nous allons poursuivre l’amélioration du climat des affaires pour mieux attirer les investisseurs. Nous allons de même poursuivre et accélérer la reconstruction du pays à travers le programme des cinq chantiers avec, comme priorité reconfirmée, la construction des infrastructures de communication. L’étendue et la géographie de notre pays nous imposent de continuer à densifier et à améliorer la qualité de nos voies de communication, en ce compris les voies de desserte agricole, pour faciliter la circulation des hommes et des biens”.
Et, voilà, en resumé, le programme de Kabila pour les prochaines cinq années. L´intention en est bonne et sincère. Mais, sur le plan de la signification des mots, Kabila utilise un concept vide de sens et totalement paradoxal. Ce concept c´est le mot “modernité” qui accompagne le terme “révolution”.
Je m´expliques.
1)- Concept vide de sens.
Que signifie le terme modérnité? Ce concept désigne le mode européen de penser. Sur quelles bases réside ce mode de penser occidental? La réponse à cette question exige la production d´un livre sur le sujet. Mais, en quelques mots, nous pouvons dire ceci: la modérnité, en Europe, a sonné la fin du Moyen Age axé sur la pensée magique et esthétique et le début d´une ère basée sur la pensée éthique, logique, scientifique, pour ne pas dire, carthésienne. En d´autre termes, il s´agit d´un mode de pensée unilinéaire, maniquéiste, individualiste, capitaliste. Toute cette pensée occidentale ou moderne repose sur l´hypothèse de la supériorité de l´Homme Blanc sur toutes les autres races. C´est ce que j´appelles “félonisyphilis” avec son lot des malheurs tels que le colonialisme, l´impérialisme, le capitalisme, le néo-capitalisme, la globalisation technologique productrice des machines à destruction massive inaugurées en Irak, en Afganisthan et, dernièrement, en Lybie. Voilà, brièvement, ce que signifie le mot “modernité”. Pour nous, il est vide de sens car, historiquement dépassé, étant donnée que nous vivons une nouvelle ère dénommée post-modernité par Maffesoli ou contemporanéité par Badudrillard. Nous vivons l´époque de nouvelles technologies de communications et informations ou cyberculture, civilisation technotronique, qui n´a absolument rien à voir avec la modernité.
2)- Concept paradoxal.
Quand Joseph Kabila relationne “révolution” et “modernité” pour créer “la révolution de la modernité” il dit quelque chose qui est contraire à ses intentions. En effet, non seulement, comme expliqué ci-haut, la modernité n´existe plus comme civilization, tout comme, ipso facto, on ne peut pas parler aujourd´hui, pour nous, d´une revolution de la modernité qui est révolue et qui a sous-tendu et sous-tend encore la politique de domination pratiquée par les Blancs depuis le 17eme siècle.. Cela est paradoxal. “Modernité” ne rime pas aujourd´hui avec “Révolution”. C´est paradoxal utiliser un concept de domination pour chercher à amorcer la libération politique, économique, culturelle, scientifique, technologique etc… Il est impossible de conduire notre pays au bonheur en appliquant des méthodes inhumaines des Blancs.
Conclusion, si Joseph Kabila veut “s´ouvrir à tous les compatriotes qui ont la passion du Congo et qui veulent travailler à la modernization du Congo parce que, au service de la Patrie, il n´y a point de camp politique”, il doit s´entourer des conseillers aguérris en matière des connaissances scientifiques et historiques pour éviter, par exemple, l´utilisation des termes caducs comme “modernisation” ou “modernité” ou encore, ce qui est pire “révolution de la modernité”. Car, “Révolution de la Modernité” est un contenu riche dans une coquille vide. En plus de cela, si le Raïs veut développer socialement notre peuple, il doit s´inspirer du modèle brésilien comme le souhaitait Vital Kamerhe dans sa propagande politique. Comme dirait Mobutu Sese Seko: “Nous devons être nous mêmes et non ce que les autres voudraient que nous soyons”. Par “autres” il faut entendre les Occidentaux de tout bord et non pas les Brésiliens.
Et viola tout!
Magloire Muleka.
LES TRAÎTRES DE LUMUMBA, DE KABILA ET DE MOBUTU RECONTRENT LADSOUS.
Qu´il y a-t-il de comum entre Lumumba, Mzee Kabila et Mobutu? Historiquement beaucoup de choses que tout le monde connaît. En tout cas, dans mon texte “Nous voulons être nous mêmes et non ce que les autres voudraient que nous soyons”, j´ai avisé que cette pensée est de Mobutu Sese Seko. J´ai traduit cette pensée en termes de nationalisme, afircanisme, traditionalisme, anti-impérialisme, etc, qualités qui définissent les deux grands patriotes, à côté de Laurent Kabila. Lumumba et Kabila sont morts pour avoir défendu la souveraîneté du peuple congolais. Jamais ces deux là ne pouvaient se mettre à genoux devant les Occidentaux pour leur demander quoique ce soit, surtout pas, pour les implorer de résoudre nos problèmes internes.
Là dessus vous me demandez où je vais en venir. Et je vous réponds: “Là dessus, je pense à Monsieur Ladsous, Secrétaire Général adjoint de l´ONU chargé des opérations de maintien de la Paix”. Nous savons exactement ce qui signifie le mot “Paix” pour l´ONU. Les décisions sur la paix mondiales sont prises par les cinq pays qui sont membres permanents du Conseil de Sécurité. La paix, pour ces pays là signifie la défense de leurs intérêts communs. Voyez ce qui se passe au Moyen Orient, voyez ce qui s´est passé en Lybie et en Côte d´Ivoire.
Alors, quand les membres de l´Opposition implorent l´intervention de Monsieur Ladsous dans le reglèment des problèmes électoraux de la RDC, cela signifie se mettre à genoux devant les Occidentaux. Cela signifie trahir la mémoire de Lumumba et de Kabila, cela signifie renier la pensée de Mobutu selon laquelle nous devons être nous mêmes et non ce que les autres voudraient que nous soyons. Ces membres de l´Opposition ont soumis leurs doléances au représentant de l´ONU, en débitant des mensonges tels que “d´un côté, le président Etienne Tshisekedi, légitime parce qu élu par le peuple. De l´autre, le Président Joseph Kabila proclamé par la Ceni et confirmé par la Cour Suprême de Justice”. Pour eux donc, l´élection de Kabila n´est ni légitime ni légale. Quelle histoire?
À vrai dire, ils prennent Monsieur Ladsous pour un “con”, un ignorant. Ce Monsieur sait très bien qu´il n´y a aucune preuve présentée par l´Opposition confirmant la victoire de Tshisekedi sur Kabila. Ce Monsieur sait que tous les pays africains, au niveau de l´UA et des autres organizations africaines internationales, ont reconnu l´élection de Kabila. Ce Monsieur sait que tous les pays occidentaux et les autres du Monde ont reconnu Kabila comme Président élu. Le peuple congolais lui-même reconnaît la victoire de Kabila sur Tshisekedi. Notre peuple est un peuple aguérri et mûr politiquement. Si ce peuple avait la conviction que c´est Tshisekedi qui a été élu, il aurait agi violemment, comme le 4 janvier 1959. Combien de fois Tshisekedi et Monsengwo ont appelé ce peuple au soulevement populaire, croyant à la repétition du Printemps Arabes dans notre pays? Combien de fois ce peuple est resté de marbre, résistant à ces appels terroristes?
Les membres de l´Opposition, conduits par Kamerhe sont allés demander à Monsieur Ladsous de tout faire pour recompter les voix pour l´élection présidentielle. Ils ont formulé cette demande ce jeudi 26 janvier 2012 et la Radio Okapi a divulgué leur tentative à travers le texte intitulé: “Elections-RDC : l’opposition soumet ses préoccupations à Hervé Ladsous”.
Savez-vous la réponse intelligente que Ladsous leur a réservée?
Eh bien, selon Radio Okapi “ les opposants ont affirmé qu’Hervé Ladsous a noté leurs préoccupations et a encouragé la classe politique congolaise à dialoguer”.
J´espère que les Opposant ont compris cette réponse: “je prends notes de vos doléances, mais je vous encourage à dialoguer en tant que Congolais”. Autrement dit: “Ok. Mais moi je n´ai que foutre de vos problèmes internes”. Traduisant et paraphrasant Mobutu, Monsieurs Ladsous, là dessus, veut dire: “Soyez donc vous mêmes et non ce que moi Ladsous je voudrais que vous soyez. Ne trahissez donc pas la mémoire de Lumumba et de Laurent Kabila”.
Congolaises et Congolais, nous devons tenir à l´oeil les ennemis de notre Nation. O reconnaît ces ennemis par l´allégeance qu´ils font jours et nuits à ceux qui ont torturé Simon Kimbangu, à ceux qui ont assassiné Lumumba, à ceux qui ont trucidé Mzee Laurent Kabila.
À bom-entendeur, Salut.
Magloire Muleka.
ÉLECTIONS LÉGISLATIVES EN RDC: “I BAPE MPUYA KIMBUNDJI”.
Par
Magloire Muleka.
Le journal Le Potentiel vient de publier deux textes décrivant la nature des élections législatives en Républiques Démocratiques du Congo.
Dans le premier, intitulé “Contentieux électoraux: 168 circonscriptions sur 169 concernées … 340 candidats élus contestés sur 500”, ce journal de l´Oppostion annonce quelque chose d´angoissant. Sur 169 circonscriptions concernées, 168 sont contestées; sur 500 candidats, 340 sont contestés. Dans le premier cas, 99,41% des circonscriptions sont mises en doute; dans le deuxième cas, 68% des candidats sont contestés. Ici, on a l´impression que l´exception devient la règle. Si nous portons foi à l´affirmation de Le Potentiel –(Et nous n´avons pas de motifs pour ne pas porter foi)-, alors nous devons conclure que nous sommes dans une véritable “Planète des Macaques”. Voilà pourquoi nous écrivons: “Élections législatives en République Démocratique du Congo: ´I bape mpuya Kimbundji”. La première partie de ce tître est comprise de tout le monde, la deuxième, non. En effet, il s´agit d´un adage luba qui signifie: on a donné le pouvoir du village au macaque. Quand le pouvoir est entre les mains des macaques, on ne peut s´attendre qu´aux resultats irrationnels, au chaos. Et, c´est dans le chaos que nous serions en train de vivre. Tout le monde conteste tout le monde, que ce soit dans le cas de l´Opposition contre le Pouvoir en place ou au sein des mêmes partis politiques.
Le Potentiel cherche à donner un sens à ce chaos: “(…) Des interrogations fusent autour des recours déposés auprès de la Cour suprême de justice. Si la principale porte sur la «confiance» à accorder aux prochains résultats définitifs, d’autres ont trait à la qualité des requérants, aux plaintes de certains candidats contestant l’élection des «camarades» du parti ou d’alliés de plate-forme politique”.
C´est de la rigolade totale. Il y a eu cafouillage partout, à tel point que nous devons reconnaître que la Ceni, à moins d´être dirigée par le ´Démon de Maxwell´, est incapable d´avoir créé un système intélligent et automatique dont la fonction programmée est de transformer le désordre en ordre. En effet, pour transformer les trichéries en règles, il faut une intélligence surhumaine du genre du démon de Maxwell. Tous nous avons été à l´école et nous connaissons l´expérience des molécules du gaz circulant dans deux vases communicants. Selon Maxwell, il y a là une sorte d´esprit, le “Démon de Maxwell” controlant le mouvement des électrons de façon que du désordre puisse surgir un ordre. Lá, je vous invite à lire les travaux sur la Théorie du Chaos. Modéstie à part, en tant que Docteur en Sciences (Cybérnétique et Théorie de l´Information), je sais de quoi je parles. (Bon, ne m´en voulez pas ni me jugez comme pédant).
Ce que je veux dire est ceci: il est impossible que des trichéries accourues dans 99,41% des circonscriptions et menant à la contestation des 68% des candidats, soient le fait d´une volonté humaine de tricher. Dit d´une autre manière, il est impossible que le Pasteur Ngoy Mulunda , Président de la Ceni ait plannifiée les trichéries de cette magnitude comme l´affirment Tshisekedi et Mgr Monsengwo. Alias, pour Mgr Monsengwo ce cenário serait l´ocasion propoice de vilipender les Églises protestantes en accusant le Pateur d´avoir plannifié des trichéries.
Maintenant, quels seraient les facteurs qui ont installé cette planète des macaques dans notre pays?
Pour répondre à cette question, nous devons exploiter le deuxième texte de Le Potentiel intitulé “Juste du vernis”.
Ce journal fait, en quelque sorte, l´historique de l´ouverture démocratique occidentale en Afrique francophone.
Il est écrit:” (…)Depuis le sommet de la Baule en France en 1990, toute l’Afrique, particulièrement francophone, s’est alignée sur l’appel du défunt président français, François Mitterrand. Avec ce sommet, l’Afrique a inauguré la longue série de conférences nationales dites «souveraines». Un peu dans l’esprit de la palabre africaine pour laver les linges sales en famille et baliser, en même temps, la voie pour la démocratisation des régimes politiques. La décennie a été donc celle de la démocratisation de l’Afrique. Le sésame pour y arriver aura été l’organisation des élections. Fini donc le temps de putsch ou coup d’Etat où le pouvoir ne s’obtenait qu’à coup de fusil. La France avait d’ores et déjà prévenu, conditionnant son aide au développement au degré de démocratisation du pays”.
Où est-ce qu´on en est aujourdh´hui?
Le Potenteil repose la question et y répond:
“Qu’en est-il alors en Afrique ? Tout à fait autre chose que ce qui a été promis au sommet de la Baule en 1990. En effet, très inspiré et à la fois très créatif lorsqu’il s’agit de conserver le pouvoir, les dirigeants africains ont inventé leur démocratie. Peu importe la manière d’organiser les élections, l’essentiel, c’est de rester au pouvoir. Comme qui dirait, tout chemin mène à Rome”.
Le Potentiel conclue:
“Deux décennies après le sommet de la Baule, il y a de bonnes raisons de s’arrêter un moment pour décrypter la démocratie telle que vécue en Afrique subsaharienne. Si la démocratie ne devait se mesurer qu’à la tenue des élections, l’on dirait que, de ce point de vue, l’Afrique mérite bien une palme d’or. Malheureusement, les élections ne sont pas le seul ingrédient pour jauger le degré de démocratisation. Il y a bien plus que ça. Il s’agit notamment du respect des règles de jeu en laissant jouer librement les institutions issues des urnes. Est donc pris qui croyait prendre. En prenant pour conditionnalité de son aide, l’émergence d’une société démocratique, l’Occident a permis aux dirigeants africains d’exceller dans l’organisation de pseudo-élections pour se faire une place au soleil dans le concert des Nations”.
Quelles en sont donc les causes?
Pour répondre à cette question Le Potentiel s´en remet à la pensée de Jacques Chirac:
“De plus en plus, nous commençons à donner raison à Jacques Chirac qui a affirmé dans l’une de ses apparitions publiques que la démocratie était «un luxe» pour l’Afrique. La boutade, apparentée à une insulte, a certes fait mal dans le temps, mais elle a eu au moins l’avantage de prédire ce que devait être la démocratie en Afrique”.
Que devons-nous faire, alors?
Le Potentiel propose:
“Il est temps, pensons-nous, que l’Africain invente «sa» démocratie en s’écartant du modèle européen qui, apparemment, ne correspondrait pas à ses contingences”.
C´est ici que nous avions touché sur la même touche du piano que Le Potentiel. En effet, bein avant ce journal, nous avions publié, le 25 janvier 2012, sur Congo Tribune, un article intitulé “Nous voulons être nous mêmes et non ce que les autres voudraient que nous soyons”. Dans cet article, nous faisions les mêmes diagnostiques que Le Potentiel fait aujourd´hui, arrivant, pratiquement aux mêmes conclusions et suggestions.
Voici un extrait de ce que nous écrivions:
“(…) En effet, les trichéries généralisées, dénoncées par tous les partis, ceux du Pouvoir et ceux de l´Opposition, au lieu d´être considérées comme des anomalies, devraient être envisagées sous des aspects socio-culturo-historiques. Dans ce sens que la Démocratie d´inspiration occidentale ne peut pas fonctionner chez nous. La solution, à mon avis, c´est de rejeter le système démocratique du type occidental. Il ne correspond ni à nos réalités, ni à nos philosophies politiques, ni à nos cultures, ni à nos ontologies, ni en nos mentalités. C´est un système abjet”.
Et puis:
“Nous devons inviter les leaders politiques, l´élite intellectuelle, la socièté civile et les représentants du peuple à repenser le système du pouvoir en RDC. Dans ce sens, je suis dans le sillage de Kengo wa Dondo et compagnie qui prônent une sorte de table ronde. Mais, à mon avis, au lieu que cette table ronde se penche sur comment il faut se partager le pouvoir, elle doit remettre en question le système de pouvoir hérité des Blancs. Elle doit étudier les voies et moyens d´installer une sorte de parti unique issu d´un débat entre les chefs coutumiers. Ou, au moins, imaginer un sytème bipartiste, défini légalement. Un parti appelé God (Go and Do) et un parti dénommé Dog (Do and Go). Nous devons nous baser sur la philisophie du “small is beautiful”. Les solutions simples sont belles et puissantes. (…).
Ainsi donc, la table ronde suggérée doit avoir comme base de refléxion la philosophie politico-culturelle de Mobutu: “Nous devons être nous-mêmes et non ce que les autres voudraient que nous soyons”.
Peut-être ainsi pourrons nous éviter que le pouvoir du village soit, continuellement, entre les mains des macaques.
Nous ne pourrions pas terminer notre article sans féliciter le journal Le Potenciel pour ces deux analyses objectives et constructives. “Proficiat, Le Potenciel”. Coup de chapeâu.
Magloire Muleka.
Oui, ce que Mobutu avait dit est reel pour les congolais et tous les africains et meme tous les habitants de la terre….Fini cette histoire de vouloir faire de lecon a d’autres nations… La RDC et son peuple ont tout ce qu’il faut pour developper leur pays, mais les occidentaux veulent nous faire croire que nous sommes pauvres pour que nous dependames d’eux seuls, et ils bloquent tous les chemins qui puissent mener la RDC au developpement…voila ce qui a au juste
Mais tout de meme, av