Mon ami tutsi dans les mains du gang de la mort

Qui arrêtera le cartel du crime qui sévit aujourd’hui à Kigali ? Qui mettra un terme au calvaire sanglant des Tutsi, des Hutu et des Congolais ? Qui rendra justice aux Français, aux Espagnols et aux Canadiens tombés sous les missiles et les balles des tueurs qui ont pris, par la force, le pouvoir en 1994 au Rwanda ?Pour l’instant, le silence règne. Peut-être aussi un certain malaise ! Face à l’escalade meurtrière du pouvoir rwandais, face aux fuites en cascade de militaires et de diplomates rwandais à l’étranger, face aux multiples persécutions d’opposants politiques, face aux arrestations arbitraires de citoyens rwandais dans leurs pays comme à l’étranger, les puissances occidentales qui soutiennent le régime de Kigali font profil bas. Pourtant, la vie de nombreux Rwandais est, à l’intérieur comme l’extérieur, plus que jamais menacée. Peu importe qu’ils soient Hutu ou Tutsi. Depuis l’époque des partis uniques, l’Afrique n’a pas connu une dictature aussi féroce et un pouvoir aussi cruel. Une situation intenable et forcément insupportable pour toutes les victimes de la tragédie de 1994 au Rwanda.

Mon ami et confrère Déo Mushayidi est une de ces victimes. Hier, il était membre du Front Patriotique rwandais (FPR). Aujourd’hui, il est victime du régime-FPR. Hier c’était des extrémistes hutu qui exécutaient les membres de sa famille, aujourd’hui ce sont les extrémistes tutsi au pouvoir qui s’apprêtent à l’assassiner. Devant la gravité de la situation, je ne pouvais pas rester les bras croisés. Si je réagis à travers ce texte, c’est pour soutenir mon ami kidnappé et envoyé au peloton d’exécution.

Voici deux semaines que Déo Mushayidi a été arrêté en Tanzanie avant d’être déporté à Kigali, la nouvelle capitale africaine du crime autorisé. Je n’ai pas voulu réagir dans la précipitation. Je voulais savoir ce qu’il avait fait et ce qu’on lui reprochait exactement. Après quelques jours d’attente, le régime du chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame, a craché son venin en accusant Déo Mushayidi d’avoir porté ‘‘atteinte à la sûreté de l’Etat ». Cette accusation lui a été signifiée lors de sa première comparution devant un juge à Kigali.  Puis, l’accusation a enflé avec d’autres chefs d’inculpation : « trouble à l’ordre public, usage de faux, association avec un groupe terroriste, révisionnisme du génocide (contre les Tutsis) et divisionnisme ». Une victime tutsi comme Déo Mushayidi ne pouvait attendre moins des porte-paroles autoproclamés des Tutsi. Ce sont ces imposteurs qui gouvernement désormais les collines du Rwanda.

Dans quelles circonstances Déo Mushayidi a-t-il été arrêté ? Qui a pris la décision de l’envoyer à Kigali ? En vertu de quelle convention internationale a-t-il été remis aux autorités rwandaises ou plus exactement à Paul Kagame ?

Le moins qu’on puisse dire est que rien n’est clair dans cette affaire. Mais, la décision très politique d’envoyer Déo Mushayidi au Rwanda est une incitation au meurtre d’opposants rwandais en exil. Cette initiative met particulièrement en danger tous les Tutsi qui refusent de se soumettre à l’autoritarisme sanglant de Paul Kagame.

Mon ami Mushayidi est en effet devenu un opposant au régime de Paul Kagame après avoir milité dans son parti au début des années 90 en Suisse. Jusqu’en 1994, avant la prise de pouvoir de Paul Kagame, il représentait le FPR à Genève. Dès son arrivée à Kigali, il fut parmi les premiers et rares Tutsi à comprendre ce qu’était réellement le nouveau régime de Paul Kagame.

C’est en 1999 à Washington que j’ai rencontré pour la première fois Déo Mushayidi. Prudent, mesuré et critique, Déo est un journaliste professionnel et un esprit ouvert. Il dirigeait un journal à Kigali et présidait l’association des journalistes rwandais.

Un soir, dans ma chambre d’hôtel à Washington, Déo Mushayidi me mit en garde contre l’image que les médias occidentaux donnaient de Paul Kagame et de son régime. Il le connaissait bien pour avoir travaillé avec lui et pour l’avoir vu agir. J’étais déjà en train d’enquêter sur le rôle de Paul Kagame dans l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion de l’ancien président rwandais, Juvenal Habyarimana. Attentat dans lequel le président burundais, Cyprien Ntaryamira, et l’ensemble de l’équipage français avaient trouvé la mort. Déo Mushayidi avait accepté de collaborer à cette enquête malgré les risques très importants qu’il encourait à Kigali. Au cours d’un dîner aux Etats-Unis, il m’a longuement parlé des crimes commis par les rebelles tutsi lors de la prise de Kigali et les multiples assassinats des Hutu en 1995, 1996 et 1997. Il m’avait également fait état du projet d’assassinat de l’ancien président du parlement rwandais, Joseph Sebarenzi, un Tutsi qui luttait contre le régime de l’arbitraire au sein du parlement rwandais. « Kagame, m’avait-il dit, voulait assassiner Sebarenzi. Car, il craignait que le président du parlement, très respecté, lui fasse de l’ombre ». Joseph Sebarenzi a fui le Rwanda et s’est exilé aux Etats-Unis.

Deo Mushayidi m’avait parlé d’autres projets d’assassinats visant aussi d’autres personnalités tutsi comme le journaliste Jean Pierre Mugabe, réfugié lui aussi aux Etats-Unis, avec qui j’avais beaucoup échangé sur le dossier de l’attentat et sur les méthodes violentes de Paul Kagame. Déo Mushayidi m’avait également entretenu des menaces d’assassinat qui pesaient sur lui. Il était calme mais préoccupé. Nous étions restés en contact et j’avais essayé de l’encourager comme je le pouvais. Le climat dans ce pays était exécrable et il l’est resté.

L’année suivante, au mois de mars 2000, mon téléphone sonne. C’est Déo Mushayidi qui m’appelle de l’ambassade de France à Kigali. D’une voix calme mais anxieuse, il me dit qu’il est en danger de mort. « Ne t’inquiète pas, ajoute-t-il, un ami français a pris des dispositions pour m’évacuer en Europe. Je lui ai donné ton numéro de téléphone au cas où j’aurais besoin de quelque chose. Dès que j’arrive en Europe, je t’appelle, conclut-il ». J’étais en effet rassuré de savoir que mon ami se trouvait dans les locaux de l’ambassade de France. C’était, à ce moment-là, l’endroit le plus fiable pour sa sécurité. Les jours suivants ont été difficiles car je ne savais pas si Déo Mushayidi allait réussir à quitter Kigali sans entrave. Mais, une semaine plus tard, je reçus un autre coup de téléphone. C’était à nouveau lui au bout du fil. Il était enfin arrivé en Europe et se trouvait loin des sbires de Paul Kagame. J’étais ravi de savoir que mon ami était hors de danger.

Si je raconte cet épisode aujourd’hui, c’est parce que j’ai l’impression que mon ami a été livré à ceux qui ont voulu l’assassiner en 2000. Tous ces efforts pour le sortir de Kigali ont- ils été vains ? Ce fonctionnaire français qui a sauvé Déo du gang de la mort peut-il être entendu par Monsieur Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, et Monsieur Nicolas Sarkozy qui apprécient tant Paul Kagame ? Pour ma part, je remercie ce Français d’avoir prolongé la vie de Déo Mushayidi et de lui avoir permis de lutter pendant dix ans pour la vérité et la justice dans son pays. Lors du procès que Paul Kagame avait intenté contre moi à Paris en 2002 à la sortie de notre livre sur l’attentat du 6 avril 1994, Déo Mushayidi était venu me soutenir. Il m’a toujours soutenu face aux multiples attaques dont j’ai été l’objet pour avoir osé mettre en lumière les crimes de Kagame contre les Hutu, les Tutsi et les Congolais. Quand il s’est réfugié en 2000 en Belgique, il a quitté le journalisme pour continuer son combat en politique.  Il a continué à prôner l’équité et la justice pour toutes les victimes rwandaises de 1994 (Hutu et Tutsi confondus). Il a publié en 2008, avec l’ancien ministre de la Défense rwandais, le général Emmanuel Habyarimana, ancien collaborateur de Paul Kagame en exil en Suisse, un mémorandum adressé aux Conseil de Sécurité. Ce document très bien informé met en cause Paul Kagame, dans le pillage des ressources en République Démocratique du Congo (RDC), dans l’attentat contre le président Juvenal Habyarimana ainsi dans de nombreux autres crimes. Déo Mushayidi a toujours milité pour la paix et la réconciliation entre Rwandais. Une démarche que désapprouve totalement l’actuel gouvernement du Rwanda.

Hier, les Hutu étaient accusés par Paul Kagame d’avoir « planifié un génocide » contre les Tutsi. Aujourd’hui, mon ami Tutsi est accusé par le même régime de Paul Kagame de terrorisme et de négationnisme du « génocide tutsi ». Pourtant, Déo Mushayidi n’a jamais tenu de Kalachnikov comme Paul Kagame, il n’a jamais fait abattre un avion de présidents comme l’a fait Paul Kagame, il n’a jamais tué ses collaborateurs comme l’a fait Paul Kagame, il n’a jamais fait tuer ni Hutu ni Tutsi comme l’a fait Paul Kagame, il n’a jamais prôné le séparatisme entre Rwandais comme le fait Paul Kagame. Il n’a jamais envahi la République Démocratique du Congo (RDC) et massacré des millions de Congolais comme l’a fait et continue de le faire l’armée de Paul Kagame. Il n’a jamais pillé la RDC comme Paul Kagame le fait depuis bientôt treize ans. C’est pourtant Déo Mushayidi qui est désormais sur le banc des accusés, que dis-je, dans le couloir de la mort à Kigali. Et j’observe avec curiosité mais espoir, l’enthousiasme pondéré des médias internationaux à parler du sort réservé à Déo Mushayidi. Je suis étonné du silence pesant de la Belgique, pays qui avait accueilli mon ami et qui lui avait accordé l’asile politique. Je regarde, pensif, les gestes étriqués des organisations des droits de l’Homme promptes à harceler, sur ordre de Paul Kagame, de prétendus « génocidaires hutu ».  Prennent-ils  peut-être mon ami Tutsi pour un pauvre Hutu qui mérite, comme l’ancien président hutu du FPR, Pasteur Bizimungu, de disparaître en prison, pour préserver cette bande de criminels  au pouvoir à Kigali ? Voient-ils aussi en Mushayidi un « génocidaire » ou un « divisionniste » et un « révisionniste » ? Puisque le régime dit qu’il est « terroriste » et tout cela à la fois, peut-être qu’il existe encore quelques écervelés pour le croire. En réalité, mon ami paye pour sa collaboration à mon enquête sur l’attentat du 6 avril 1994, pour son implication dans le travail d’investigation qui a abouti au mémorandum de 2008 et pour ses prises de positions publiques, en tant que victime tutsi et ancien membre du FPR, contre le régime de Kagame. Les charges de la dictature militaire rwandaise contre Déo Mushayidi relèvent de la construction et de l’arbitraire.

Devant le consensus mou de l’Union Européenne, principal pourvoyeur de fonds publics au régime autocratique et répressif de Kigali, je voudrais encore croire, pour ma part, que mon ami ne restera pas très longtemps ou pour toujours entre les mains du gang de la mort qui règne désormais sur le Rwanda et sur la RDCongo.

Charles ONANA

Auteur de :

- Les Secrets du génocide rwandais publié en 2002 aux éditions Duboiris avec la collaboration de Déo Mushayidi.

- Les secrets de la justice internationale, Paris, Editions Duboiris, 2005

- Ces tueurs tutsi au cœur de la tragédie congolaise, Paris, Editions Duboiris, 2009,

Comments

  1. general laula cobra dit :

    Ah enfin CHARLES ONANA
    Pour moi,c est un grand plaisir de te croiser sur ce forum dont nous devons remercier congo tribune un veritble moteur de libre expression bref..Je ne commencerais pas mon exposer sans pouvoir feliciter et admirer le courage qui t as anime pas tout simplement de t interesser sur les sujets qui ont marques la region des grands lacs,mais de relever des lacunes qui m ont choques de constater des erreurs graves d un enqueteur que tu es dont je n en disconviens pas sans perdre du temps,entrons dans le fond du probleme..
    PRIMO..sur la liberation du Congo,tu as dit ceci,je cite,MBOYO a croise le feu LDK et se sont entendus de renverser le pouvoir de MOBUTU..oui ? avec quelle armee est ce qu ils allaient renverse MOBUTU ? est ce qu y avait un mouvement congolais actif sur le terrain ?et lequel ?et de 2 ces 2 elements precites etait ils actifs sur le plan politique ?je drais non..pourquoi ? et depuis quand est ce qe le PRP,MNC/L,MWAMUKO,PLC fut bannis par tout les pays progressistes avec la Tanzanie en tete ?je n ais pas tout simplement ete etonne,mais choque par vos explications mensongeres car
    je fut le seul politicien congolais ayant ete en visite en Uganda en Octobre 1988 ayant ete au vers..dont je fut encore decu lorsque tu as encore une dit ceci..que ce sont des Tigres Angolais en provenences de l Angola qui ont liberes le congo ..la aussi c est faux..car les Tigres que t as fait allusions n etaient pas Angolais mais des combattants congolais de la defunte FLNC dont un detachement de 2 compagnie(300)qui ont rejoints l EST..et maintenant une question Les FAZ de Mobutu etaient ils des RAGS TAGS soldiers a etre chasses comme des chiens par 2 compagnies des TIGRES
    du FLNC ?encore une fois NON..Tu as encore dit ceci que c est MUFU
    qui avais dirige la lutte de liberation …Une question quand est ce que ces elements ont du rejoindre la lutte qui as chasse MOBUTU ?
    mon frere ONANA je te dit sans avoir peur ni honte d etre contredit ceci..les LDK-MUFU-KISASE-etc etc ont ete inclus apres que 3 regions du congo aient ete liberes ..et les inclus LDK et cie ont ete ramenes a LEMERA escorte par MASASU NINDANGA..ou etais MUFU en ce moment la ? a Stockholm et d ailleurs,j etais en contact telephonique avec,et croyant que j allais etre de la partie,il fut choques lorsque je lui ais dit non pour des raisons d ordre personel
    et voila je n ai pas toujours cesse de m etonne les raisons pour lesquels est ce que tu as cousus tous ces mensonges dans ton livre..

    SECUNDO..passons un autre point qui avais attire mon attention sur ton expose c est lorsque t as dit ceci..t as ete touche de voir que 2 presidents ont etes tues sans qe personne ne souleve son doigt et c est ainsi que tu as commence ton enquete qui t as emmene a ue conclusion ayant trait au titre epoustoufflant de ton livre que nous connaissons..encore une fois j ai ete etonnes de constate ceci
    un enqueteur international de ta trempe je ne sais pas si c est par ignorence,ou par oubli,a ignore de mentione un fait tres important qui avais marque cette conference de sharig power entre le MRND-et le FPR..voici les faits..

    Nous sommes a Arusha apres plusieurs rounds d impasse,les organisateurs de cette conference,ont du constate que le feu President Habyarimana etais l otage du groupe de l AKAZU(HUTU-POWER
    et alors il fut isole de ce groupe et le resultat,fut en faveur du partage de pouvoir avec le FPR a l annonce de la conclusin de cette conference,le feu Habarimana fut abandonne par ses proches issue de ce cercle de la bande d AKAZU dont le colonel BAGASSORA au nom du groupe,reagissa en ce tremes je cite: CE BATARD NOUS AS TRAHIT ET NOUS DOUTONS A CE QU IL SOIS UN PUR HUTU..et enchaina ET MAINTENANT,JE VAIS ALLER PREPARER L APOCALYPSE..BAGASSORA en compagnie de l officier francais de la SDECE en detachement charges de la securite personelle du feu president Habyarimana,se precipita
    de rentrer a Kigali,24 heures avant l avion presidentiel..et lorsque l avion d Habyarimana a survole l aeroport,BOUM BOUM..
    tout le monde en as et en parle sauf toi acceptons que c est par oubli n est pas vrais ?

    Un autre fait qui as attire mon attention, c est l endroit ou les missiles ont ete tres car..nous savons tres bien au depart cette zone,etais sous controle des 2 uites differentes 1 des unites francaises ayant appouilles les ex-far en artllerie qui s etais replies du front de l AKAGERA craignant d epris de vitesse par les troupes du FPR et ces unites se sont evapores juste qlqs temps,apres cet incident…et de 2 les unites de la garde presidentielles des commandos ayant ete formes a kotakoli sous le commandement du colonel BAGASSORA ou les missiles etaient tires..
    3..apres la descente de l avion d Habyarimana, un activite louche a eu lieu et je pose cette question a ONANA qui avais ramasse les debris des missiles ? et puis pourquoi est ce que la SDECE avais cache le vrais BLACK BOX et a presente a la commission d enquete du conseil des secutrite des nations unies un FAUX BLACK BOX ? pour quel interet ?est ce que ce sont des points lessentiels dont un enqueteur international de la trempe d ONANA Charles dont je n en disconvient pas ses qualites et doit du respect en tant qu humain et ceci malgre que je ne sois pas d accod avec lui ? et encore une fois pourquoi est ce que ONANA n as plus encore signifie que ces unites Francaise dont la 2eREPet4eREP provenais de BOUAR au cameroun ?
    .

  2. general laula cobra dit :

    Et pour conclure,je me pose la question de savoir pour qui roule ONANA Charles dont son histoire est douteux ?est il un agent provocateur dont les visees semble etre de creer un clip d ombre
    provoquant de la mefience des relations franco-Rwandais ?Toute personne ayant fait partie des services speciaux ne dirais pas le contraire…je recommanderais a nos freres congolais d utliser leurs matires grise,et d analiser les intentions de tout ceux qui leurs racontent ceux qu ils veulent ecouter..a bon entendeur,salut..

  3. general laula cobra dit :

    D a pres mes INVESTIGATIONS close des milieux de MUSHAHIDI,quel fut ma surprise de constater que MUSHAHIDI n as jamais ete ni de loin ou de pres ni meme avoir connu le sieur,CHARLES ONANA..et je ne me suis pas arreter la connaissant le terrain parfaitement,mes sources m ont reveles ceci..MUSHAHIDI fut arrete Jeudi le 4 mars a NYAGAHURA
    dans la region de BUKOBA(tanzanie) frontalier du BURUNDI..apres verification d identite,il s est avere qu il .provenas de KOBEKO donc au BURUNDI(une zone occuper par des refugies TUTSIS RWANDAIS)
    sans sejour valable et ramene a BUJUMBURA,il s est avere que ce Mr ete entre au BURUNDI a partir de la zone de BUTARE au RWANDA..
    et d apres la reglementation de la police etrangere,la police Burundaise n as pas agis du contraire ayant trait a ce sujet..etant RWANDAIS arreter au RWANDA,cela reviens de la juridiction RWANDAISE dont nous n avons rien a voir la dessus..Denichant un contraste enorme sur les recits dont le fameux ONANA Charles viens de lacher qu a mon avis apres verifications,EST PUR MENSONGES..mais a qui sert ces fausses interpretations mensongeres ?Que visent ils ?Pourquoi ne s interesse t il pas d autres conflits du continent,a commencer par les conflits tribales du Cameroun ?Chaqu un de notre region,est libre de conclure