Ma réponse aux différentes réactions de mes compatriotes à l’article intitulé : « MON APPROCHE SUR L'IMPACT DU PROJET DE DÉPLOIEMENT DE LA FIBRE OPTIQUE DANS L'ÉCONOMIE D'UN PAYS COMME LA RDCONGO »

Bonjour à tous,

Je tiens à vous remercier tous pour l’intérêt que vous avez porté à ma petite contribution au débat de réflexion lancé sur les forums congolais en ce qui concerne l’approche économique du projet de la Fibre Optique en cours de déploiement dans notre pays. Avec l’internet, nous sommes aujourd’hui dans un monde du donné et du recevoir, il appartient à chacun de faire un usage utile de ce réseau mondial qui nous rapproche et nous permet d’échanger et de nous enrichir à temps réel. Pour paraphraser Madame Madeleine Mukamabano, animatrice de l’émission « Débat Africain » qui passe chaque dimanche sur RFI, quand il s’agit de la RDCongo, elle pose toujours la même question à ses invités sans obtenir une réponse adéquate: « Le Congo à tous pour réussir, il dispose (Congo) des ressources naturelles et humaines enviables, pourquoi il ne s’en sort pas? » Fin de citation.

Intelligente qu’elle est, je sais qu’elle connait la réponse, mais elle veut que les congolais eux-mêmes répondent à sa question. Sans vouloir soulever un débat politique et des passions, le problème congolais selon mon analyse se situe au niveau de sa classe dirigeante toute tendance confondue et de son intelligentsia. Nous n’avons pas à cœur l’intérêt majeur de la nation et ceux qui nous gouvernent n’ont pas d’ambition politique de grande envergure pour entrer dans l’histoire de notre pays. C’est mon avis, je peu me tromper.

Pour le projet de déploiement de la Fibre Optique, comme je l’ai dit en privé à ceux qui m’ont téléphoné, je partage totalement les pessimismes de la majorité sur l’impact économique de ce projet au niveau macro-économique s’il faut mesurer plus tard la rentabilité sociale, économique et financière de ce projet dans le cas où certains leviers ne sont pas au rendez-vous en amont de ce projet.

Au vu de l’état de vétusté des infrastructures de base (Centraux et réseau de distribution) j’avais exprimé ma réserve à l’enthousiasme de l’ADG de l’OCPT, Monsieur Jean-Pierre MUONGO lors de l’audience qu’il m’avait accordée le mardi 19 mai 2009 dans son bureau situé au 1er étage du bâtiment de l’INSS sur le boulevard du 30 Juin, un bureau plein de souvenir pour y avoir fréquenté plusieurs années à la tête des différents Comités de l’Association des Ingénieurs Télécoms de l’OCPT dont j’étais le Président. A chaque changement de PDG, mon Comité sollicitait l’audience avec les mêmes analyses sur la mauvaise gestion des outils de production, des ressources financières et des ressources humaines les mieux formées des entreprises paraétatiques, toutes ces analyses étaient sans lendemain, parce que les priorités de ces mandataires étaient ailleurs.

L’État congolais en tant qu’actionnaire principal de l’OCPT est à la base de sa faillite pour avoir transformé les recettes de l’OCPT en caisse noir sans se soucier de renouvellement des équipements. Tous les services publics doivent d’énormes ardoises à cette entreprise pour les services consommés et non payés en plus de multiple détournements.

En parlant du boom économique que pourrait apporter cette autoroute de l’information, cela n’est possible que si l’État congolais a un véritable « Plan de développement à court, moyen et long terme » s’appuyant sur plusieurs leviers d’infrastructures susceptibles d’inciter les investisseurs privés et contribuer à la création de la Valeur Ajoutée sur l’ensemble du territoire national.

Notre économie à ce jour est extravertie et ne s’appuie que sur l’exportation des matières premières. Le boom économique ne sera profitable à l’ensemble de la classe sociale que si nous parvenions à transformer nos ressources naturelles dans nos industries pour produire les biens de consommation et de service sur place pour répondre aux besoins locaux, on pourra alors parler de la rentabilité économique avec impact au niveau de la population.

Pour qu’une entreprise soit incitée de s’installer à LUBAO et à LUPUTA, pour ne prendre que ces exemples de mon frère Aksanty, il faut qu’il y ait de l’énergie électrique, des routes viables et des moyens de communications permettant de désenclaver les zones de production, la circulation des biens et des personnes pour relancer la machine économique.

Aujourd’hui dans le monde industriel, avec l’automatisation des chaines de production à l’aide des Pro-logiciels de type « GPAO » (Gestion de la Production Assistée par Ordinateur), les entreprises travaillent à flux tendu pour réduire les charges d’exploitation et l’immobilisation financière à tel point que les matières premières sont livrées le jour même ou la veille de la production. Une telle chaine de production n’est possible que si tous les moyens sont réunis et que les infrastructures permettent la circulation rapide des biens et services pour répondre à ce nouveau mode de fonctionnement industriel.

Avec de la détermination et de la volonté politique, le Congo peut y arriver en capitalisant toutes ses ressources humaines qui sont de surcroit mieux appréciées ailleurs et les ressources naturelles mal utilisées et pillées avec la complicité des filles et fils du Congo, c’est une question de quelque temps si chacune et chacune interrogeait sa conscience.

Je reste ouvert aux échanges et à la réflexion devant aboutir à un travail commun de réflexion pour pousser nos dirigeants à faire de bons choix dans l’intérêt de notre peuple et de notre pays. Je suis joignable par mail et par téléphone au +33623356208.

Cordialement

KABEYA N’Kashama Mutoke

Consultant Senior en Réseau & Systèmes Télécoms

Formateur en Management Projet & Planification

contact@knm-cs.fr

http://www.knm-cs.fr

Comments

  1. Magloire Muleka dit :

    Mon frère, comme tout le monde, vous êtes tombé dans le piège du mensonge royal. Celui-ci consiste à s´appuyer sur un langage d´intérêt général, comme prémisse, alors qu´on veut servir ses propres intérêts.Au départ, vous nous invitez à un débat scientifique et téchnologique et puis, tout d´un coup, vous en profitez pour faire de la politique en disant: « Sans vouloir soulever un débat politique et des passions, le problème congolais selon mon analyse se situe au niveau de sa classe dirigeante toute tendance confondue et de son intelligentsia. Nous n’avons pas à cœur l’intérêt majeur de la nation et ceux qui nous gouvernent n’ont pas d’ambition politique de grande envergure pour entrer dans l’histoire de notre pays. C’est mon avis, je peu me tromper ».
    Bien que vous ayez le droit d´opiner politiquement, sachez le faire en temps e en contextes appropriés. Votre actuel point de vue diminue, de beaucoup, vos mérites scientifiques. Quand vous vilipendez la classe politique, toute, sans exception, vous fêtes un jugement historique errôné. Et, quand vous relationnez le chaos politique de notre pays à la compétence des hommes politiques, en oubliant, par exemple, des facteurs exogènes comme l´injuste guerre que des pays nilotiques nous ont imposée avec l´appui de la Communauté Internationale, vous oubliez,idéologiquement, des variables déterminantes. Restez dans votre domaine scientifique et tout sera bien. Conseil d´ami. Ou, alors, faites de la politique sans utiliser le langage scientifique comme Cheval de Troy de vos idées politiques.