Lybie: L’Algerie accueille la famille Kadhafi, une décision « strictement humanitaire

L’Algérie a autorisé l’entrée sur son territoire de trois enfants et de l’épouse du chef libyen en fuite Mouammar Kadhafi « pour des raisons strictement humanitaires », a déclaré mardi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Amar Belani.

« Ces personnes été admises en Algérie pour des raisons strictement humanitaires. Nous en avons informé le Secrétaire Général des Nations unies, le président du Conseil de sécurité et le président du Conseil exécutif du CNT », a indiqué M. Belani dans un courriel adressé à l’AFP.

Le porte-parole n’a pas précisé à l’AFP où se trouvaient les trois enfants entrés en Algérie, Aïcha, Mohamed et Hannibal, ainsi que Safia, la seconde épouse du dirigeant libyen, ni répondu directement sur la question de la demande formulée par le Conseil national de transition libyen (CNT) de leur retour en Libye.

Aïcha, enceinte, « était à terme et devait accoucher Incessamment », a déclaré mardi à l’AFP une source gouvernementale, confirmant des informations précédentes du quotidien Ennahar, et expliquant que, « sur le plan humanitaire il aurait été difficile de lui refuser l’entrée » en Algérie.

« Elle a en fait accouché à la frontière », a indiqué mardi à l’AFP le patron du quotidien Ennahar Anis Rahmani, citant des sources sûres et son état de santé est jugé « critique ». Il n’a pu obtenir de nouvelles sur le bébé.

A l’annonce par le ministère des Affaires étrangères algérien lundi de l’arrivé de la famille Kadhafi en Algérie, un membre de l’exécutif du CNT, Mohammed al-Allagy, avait déclaré à l’AFP: « Nous allons demander à l’Algérie de les ramener » en Libye.

Le porte-parole du gouvernement rebelle Mahmoud Chammam a déclaré lundi soir que le CNT avait été informé par Alger de leur arrivée.

« L’Algérie a dit qu’elle avait offert un passage (à la famille de Kadhafi) pour aller dans un pays tiers, nous ne pouvons confirmer, mais ils ont dit qu’ils les avaient accueillis pour raisons humanitaires », a-t-il déclaré.

« Nous demandons à tous les pays de comprendre que sauver la famille de Kadhafi n’est pas un acte que nous saluons, ni ne comprenons », a déclaré M. Chammam lors d’un point-presse.

« Nous voudrions que ces personnes reviennent », a-t-il réitéré. « Nous garantissons un procès juste, ils sont accusés d’avoir commis des crimes de différents types, nous leur donnerons le bénéfice du doute », a-t-il conclu.

Jeune Afrique

Comments

  1. loko dit :

    J’ai toujours cru qu’en démocratie les peines étaient individuelles. La femme et les enfants, qui n’ont pas été des combats politiques de leur mari et père, devront payer pour les égarements de Kaddhafi? Si c’est pour cela qu’il a été chassé du pouvoir, il aurait mieux valu qu’il reste. Au moins il faisait le bouffon, il nous faisait oublier papa Bok et Dada Amin.