Mieux vaut tard que jamais dit-on. A entendre les différentes interventions des euro-députés à propos des déclarations des autorités Rd Congo à l’égard d’un membre de votre Institution en l’occurrence Monsieur Karel De Gucht vous venez de saisir l’occasion qui vous échappait pour toucher du doigt le vrai problème qui se pose en RD Congo c’est-à-dire la nullité de la classe dirigeante aux commandes. Cinquante ans après son indépendance, le pays de Joseph Kasavubu est plus malade de ses dirigeants que de son économie, cette économie au service des mêmes dirigeants s’éloignant de toute perspective d’inverser la tendance.
Lorsqu’une dictature chasse une autre ou que le vol appelé à être éradiqué s’intensifie derrière le rideau teinté du label de la démocratie cela résume le sort que subit la RD Congo au lendemain du départ de Mobutu. Les observateurs notent qu’en 12 ans de règne sans partage, Joseph Kabila s’assied sur un amas de fortune rivalisant de près avec celle que le Maréchal a accumulé durant 32 ans. La tolérance zéros qui ne nous empêche de voir se pavaner dans tous les sens les affairistes de la haute sphère rejoint la proclamation des 5 chantiers dans le registre des slogans creux.
A la veille de ses 50 ans de l’accession à l’indépendance, la RD Congo poursuit sa descende aux enfers. Tous les indicateurs économiques sont au rouge. Le franc congolais se déprécie sans désemparer face au dollar. Du coup, l’affolement s’installe dans les ménages dont le seul revenu provenant des salaires des fonctionnaires de l’Etat soit l’équivalent de 10 % des émoluments des gloutons, députés nationaux ne plus assuré depuis dix mois. Ce qui n’empêche Joseph Kabila d’engager des dépenses extra budgétaires sous forme des dons (des centaines de véhicules 4X4) aux sportifs, artistes musiciens, comédiens, chefs d’églises et mosquées dans une allure de campagne électorale anticipée.
Des centaines des milliers de dollars sont au quotidien mis à la disposition des services secrets pour voyager, traquer, neutraliser et tuer les opposants ciblés. Du gâchis qui révolterait toute âme sensible à l’instar de Monsieur Karel De Gucht relayé dans sa plaidoirie par les euro-députés.
La CPI emprisonne le Chef de l’opposition institutionnelle. Profitant de l’absence prolongée du très populaire chef de l’opposition, en convalescence en Belgique, le régime durcit ses méthodes, viole la constitution, laisse faire, créé des lieux des tortures ( Kin Mazière) assassine. Par contre, le pouvoir manifeste une indifférence ahurissante face aux viols perpétrés sur les femmes. Et comme si cela ne suffisait pas, Kabila instruit l’entrée dans le gouvernement provincial des personnes issues du mouvement rebelle, impliquées dans les crimes ci-devant évoqués en prélude de leur éventuelle intégration dans le gouvernement central. Le remaniement dans ce but serait en cours d’élaboration.
Ainsi donc, à leur légèreté de la gestion des deniers publics, les dirigeants congolais affichent leur méconnaissance des règles élémentaires en diplomatie ou relations internationales. Peut-on s’adresser à des termes aussi vulgaires au mandataire d’un pays partenaire de premier plan comme l’Union européenne, le déclarer persona non grata au moment où il est porteur de l’aide dont le pays a cruellement besoin ?
Nul à l’intérieur du pays, nul à l’extérieur, voilà Monsieur le Président de la Commission européenne, ces aventuriers qui nous gouvernent en RD Congo.
Awazi Kasele
Président de l’Udps Section de Vaus/ Suisse

Africatime
Agence France Presse
Le Democrate Magazine