Nous venons une fois de plus d’assister à un feuilleton politico administratif au sein du parlement sur la douteuse gestion du Premier ministre Muzito ayant trait aux finances publiques. Pour certains, il y a vice de procédures; pour d’autres, il y a tricherie. La motion de défiance devant le contraindre à faire la lumière au parlementaire a été donc retirée. Prêt à en découdre, les militants du PALU comptaient innocenter le premier ministre à leur manière.
Pour le commun des mortels, on comprend vite qu’au-delà des procédures, existe un problème de fond qui ne doit éclipser par sa forme; la tournure des événements quoi que condamnable, le procédé de l’opposition à atteindre les nombres requis de signatures. Rappel du contexte
le peuple congolais n’avait guère donné en 2006 un mandat clair à Kabila joseph de le gouverner ; n’ayant pas obtenu la majorité, le deuxième tour n’a été qu’un concours de circonstances ou du moins une manœuvre politicienne à former la coalition qui dirige aujourd’hui; sans réelle vision et objectivité dans la mise en place des programmes de consensus. Il y a même lieu de se questionner sur le projet de société qu’avaient ces trois candidats au départ.
Toujours officieuse, jamais officielle. Pas de compte à rendre, L’économie du gaspillage continue de fonctionner. Seuls, prévalent les chantiers sans regard aux autres domaines d’activités quotidiennes des congolais.
Ce manque de cohésion dans l’application d’une politique de gestion commune d’orientation du pays a laissé place à l’improvisation, au tâtonnement tant au sommet que dans toute la structure vertébrale de l’état. Une impunité hors paire de décaissement justifié à tort ou à raison des finances publiques auréolant des slogans creux, frôle plus l’imaginaire émotionnel que la triste réalité.
Le premier Ministre
Le texte garantissant l’intégralité du mandat des coalisés ne pouvant être changé sous peine d’éclatement de l’AMP . Le premier ministre Muzito aura l’amabilité de rendre des comptes au parlementaire sur toutes les allégations pesant contre lui; mettant en mal l’exaspération du peuple congolais de faire à nouveau confiance aux hommes politiques. Ce gouvernement, a-t-il était capable de promouvoir un model de développement économique indépendant de notre dépendance à l’aide extérieur ?
Il existe toujours, me semble-t-il, un rapport intime entre l’intensité de la menace et la brutalité de la riposte. Comment ce gouvernement compte t-il étouffer l’explosion de révoltés de la grande majorité du peuple condamnée?
Alors que la population se perfectionne dans la débrouillardise, la bureaucratie politique devient un bassin aquatique sans fond ou vont s’échouer tous les opportunistes en cravate. Cette façon chaotique de gouverner prive la classe moyenne des ressources par manque de travail, doublant ainsi le sous emploi rural intergénérationnel au sous emploi urbain grossi des déplacés des provinces en proie à la violence.
L’opposition, jusqu’ou ira-t-elle ?
Il est évident que l’AMP forte de sa majorité et à l’aise financièrement ne laisseront pas pareil s pareil scandale éclater à l’approche des élections. reil scandale éclatait à l’approche de Si la menace de dissolution du parlement par Joseph K a b Kabila était mis en exécution ; l’épée de Damoclès u suspendus au cou, seront -t- ils prêts à sacrifier leur 4 6000 $ ? Et cette décentralisation voulu et voté a au parlement , est elle la meilleure option au d développement ou la plus adéquate possible à promouvoir le développement. L’histoire, ne serait-elle pas une cruelle enseignante pour nous. Seul, notre style de gestion antérieure est la cause de notre enlisement et non la grandeur de l’espace à administrer. Qui en seront les animateurs ?
Avant de sauter, il faut savoir se tenir débout. Commençons à mettre en place les structures étatiques fonctionnelles pour mieux cerner les lacunes à améliorer.
Chers politiciens, notre façon de construire notre destin national a un impact indéniable sur ce que nous en retirerons. Si nous la voyons comme un problème, nous serons tendus et pressé. Si nous la voyons comme un mystère, nous serions curieux et fasciné.
À toutes les situations difficiles, la question n’est pas de savoir quelle perspective est la plus juste, mais bien de découvrir la manière la plus constructive de réfléchir à notre destin national. (Joseph Campbell)
Quel témoignage l’histoire retiendra de votre passage sur terre? Sur base de quoi se référera la postérité pour continuer à développer ce pays si nous ne leur léguons rien? Se questionnez Oscar kashala lukumwena, Président de l’Urec un certain 2 octobre 2009 à Montréal.
Patriotiquement vôtre .
Montréal , 29 mai 2010
Roland Frank Mabondo Conseiller Urec
Africatime
Agence France Presse
Le Democrate Magazine