La situation électorale en RDC se présente comme une véritable poudrière. Il suffit d´une petite étincelle pour tout balancer dans l´espace. Et, ici, la Presse a un grand rôle à jouer, son véritable rôle est seul et unique: l´objectivité. Quand elle s´écarte de cet objectif elle devient un instrument de propagande entre les mains des politiciens, sous couvert de journalisme. Il suffit donc que la presse exécute un faux pas dans cette danse électorale pour reveiller les chats qui ont commencé à dormir. Il me semble que le journal Le Potentiel, entre autres, tient une allumette entre ses doigts, tremblant d´impatience pour tout brûler. Ce journal joue au pyromane et à l´hypocrisie. Il sème délibérement la confusion. Il ne râte aucune occasion de tourner la CENI en dérision. Pourquoi? Pour quel intérêt?
Il y a quelques jours, nous avions appris la suspension des travaux de la CENI en ce qui concerne les législatives pour besoin de transparence. À ce propos, nous avions tous entendu que la Communauté Internationale, chapeautée par les anglo-saxons, avait proposé d´offrir, à la CENI, son expertise en la matière. La manifestation de cette offre avait été diffusée sur toutes les antennes de communication et information post-modernes. Le journal Le Potentiel avait aussi informé ses lecteurs sur cette offerte de la Communauté Internationale à la CENI.
Soucieuse de créer un climat de paix, la CENI, en toute souveraineté, avait accédé à cette demande, en arrivant jusqu´à suspender provisoirement ses travaux. Seulement voilà. Nous venons d´apprendre aussi que la Communauté Internationale n´était plus pressée de venir, ses premiers déplacements étant prévus pour le début de janvier. Cela signifie, en termes quantitatifs, à peu près 30 jours de congé payé pour le personnel de la CENI, sans compter que cette attente pourrait occasioner un retard énorme dans la publication des résultats. Ainsi donc, la CENI, qui est souveraine, dans un pays souverain, a décidé de reprendre ses travaux, sans rejeter l´aide offerte par la Communauté Internationale.
Et le Président de la CENI, Pasteur Ngoy Mulunda de préciser: “ … La CENI, n’était pas nécessairement conditionnée par la présence de ces experts, quand bien même la mesure suspendant ces opérations de compilation des résultats était prise dans le but d’attendre leur arrivée”. Et d´ajouter: ‘‘…Je voudrais préciser que la CENI n’était pas demanderesse. C’est l’offre qui nous a été proposée par la Communauté Internationale et nous l’avions acceptée de bonne foi’’, a-t-il déclaré à la presse, avant de reconnaître également que l’arrivée de ces experts prend du temps. A en croire le Président de la CENI, il y avait des CLCR qui travaillaient déjà et, après avoir amené certaines corrections, le Bureau de la CENI a décidé carrément de reprendre”.
Nous sommes tous témoins du fait que l´affirmation de Ngoy Mulunda est conforme à “la justice, à l´amour et à la vérité” comme le voudrait Mgr Monsengho. En effet, nous savons tous que c´est la Communauté Internationale qui avait offert ses bons offices et non la CENI qui avait sollicité ses offices. Cela est vrai, nous pouvons le prouver. Tout le monde peut le prouver.
Mais que fait donc le journal Le Potentiel?
Chers lecteurs et lectrices de Congo Tribune, comparez vous mêmes la dernière affirmation de Le Potentiel avec la déclaration du Pasteur Ngoy Mulunda. Le Potentiel n´est-il pas en train d´insinuer que Ngoy Mulunda est en train de mentir? Nous savons tous que c´est plutôt le journal le Potentiel qui s´éloigne du domaine de la “justice, amour et vérité”. Et, dans le domaine journalistique la “justice, l´amour et la vérité”, ce trio moraliste défini par Monsengho correspond à un seul mot: objectivité. Objectivité que le journal le Potentiel jette dans la merde, pour ainsi dire, jouant au pyromane.
Ce même manque d´objectivité se vérifie quand Le Potentiel utilise des termes de Kengo sans citer la source. Comme pour ironiser Ngoy Mulunda, ce journal de l´Opposition écrit: “Un pas en arrière, deux pas en avant, telle est la cadence préférée du tango de la CENI. Elle danse le tango seule, parfois à trois avec les protagonistes ; Mouvance présidentielle et Opposition. Ou à deux avec la MONUSCO. Drôle de cadence qui ne peut que semer la confusion dans la tête des gens. Comme si la CENI s’entêtait à faire avaler à tout le monde l’adage suivant : «Mieux vaut de mauvaises élections que pas d’élections du tout”.
Cette expression qui compare la danse du Tango à la politique congolaise est de Kengo. Quand le Potentiel publie cette expression sans citer son auteur, il s´en approprie, injustement l´intéllectualité. Voilà une attitude indigne de la part d´un organe de presse qui devrait être sérieux.
Enfin, nous pouvons conclure notre débat affirmant que Le Potentiel cherche à semer la confusion, chercher à reveiller les chats qui dorment, chercher à jeter une étincelle à la poudrière. Chose pire, il manque d´objectivité à ce journal. Pour deux raisons: d´abord, ce journal, nous fait croire que c´est la CENI qui avait demandé l´expertise de la Communauté Internationale, alors que c´est le contraire. Ensuite, ce journal s´approprie une expression savante de Kengo, sans en citer son auteur.
Que pouvons-nous attendre d´un journal qui jette à la poubelle ces mots sacrés de Mgr Monsengho: “JUSTICE, AMOUR, VÉRITÉ”? Que pouvons-nous attendre d´un journal qui manque d´objectivité?
Répondez-moi.
Africatime
Agence France Presse
Le Democrate Magazine
Le journal entant que institution travail sur les faits objectifs même si pas à 100%. Faut-il savoir pourquoi le cardinal a fini par utiliser ces trois mots ? Pour la majorité de compatriotes qui lisent le Pontentiel, d’aucuns savent que ce journal est de la majorité. Maintenant qu’il s’efforce de nous montrer aux Congolais que le feu qui brûle la maison RDC vient de cet homme -ci. A mon avis, Ngoy Mulunda se croit et même se prépare un autre diplôme. Peut-être un docteur honoris Causa. C’est un comédien qui veut tout faire et croit tout réussir alors qu’il y a échec sur échec. Bravo le Jouranl Le Pontentiel.