La République Démocratique du Congo qui va fêter le cinquantenaire de son indépendance,fête à laquelle es convié le roi des belges essaie par tous les moyens à donner l’image d’un pays démocratique comme son nom, stable, fréquentable et uni. Tout ce qui est en son honneur.
Arrivé à un stade où évidemment les autorités congolaises se sentent au dépourvu,toutes les projections faites au début de la législature s’effritent l’une après l’autre, le gouvernement fait un très grand saut pour détourner les populations de réelles questions qui demeurent irrésolues afin de l’occuper des broutilles sans conséquence sur sa vie quotidienne.A sa propre demande, la RDC a taraudé le Conseil de Sécurité des Nations Unies pressant cet organe des NU d’envoyer des troupes au pays, afin de stabiliser une situation politique très fragile et permettre la mise en route des accords issues des différentes conférences: Lusaka, Gabrone ou Sun City, accords qui avaient débouché sur le fameux régime 1+4. L’actuel gouvernement qui est issu des élections de 2006, risque de trouver son prolongement légal dans ce régime non électoral justifié par des rébellions à répétition aux multiples visages, aux objectifs mal définis avec des incursions internes ambiguës, aux motifs et contours obscurs, apparemment mais délibérément entretenues.
Les réelles occasions qui se sont présentées au pays pour parvenir à une véritable réconciliation n’ont pas été exploitées.La Commission tant souhaitée pour la Vérité et la Réconciliation a été jetée aux oubliettes. Le régime a concocté à Goma un projet exhaustif qui ne pouvait tout le monde s’en doutait, conduire à une réelle stabilité politique. Pour des motifs politiques beaucoup de personnes ont été mises à l’écart de ce processus que tout le monde souhaitait national.
Impressionnés par les parades aux défilés du 30 juin pour l’indépendance ou le 16 Mai, pour commémorer l’entrée des troupes de l’AFDL on y a cru dur comme fer que l’on pouvait avec des troupes mal brassées et mal entraînées, reconquérir les territoires sous contrôle des différentes rébellions nées après Sun City.La déconfiture est de taille.
Avec des troupes indisciplinées, souvent recrutées sur des bases tribales et une panoplie de généraux sortis des académies de nulle part dont les étoiles sont ramassées à la pelle dans les rues du clientélisme, la déconfiture des troupes congolaises étaient annoncée avant même de faire leur preuve sur le champ de bataille.
Mushake Sake, Kilorowe Kingi, Kimoka sont des souvenirs sombres dans cet épisode funeste qui couronne les occasions manquées pour sceller une véritable réconciliation dans notre pays.
Il faut se dire que les autorités congolaises misaient sur le soutient logistique apporté la Monuc à laquelle on aurait pratiquement de faire la guerre à leur place!
Mal nourries et mal payées les troupes congolaises ne pouvaient que retomber dans les travers qui sont les leurs avec au bout un échec annoncé, autre chose aurait étonné.
Les troupes congolaises n’ont pas fait la moitié de ce que les troupes onusiennes ont accompli pour la réconciliation dans ce pays. Elles se rendent utiles aujourd’hui, oui par ce que nous sommes incapables de nous assumer; et sans la monuc, bonjour les dégats.
Dans l’incapacité d’organiser les élections locales et municipales, le gouvernement fait une fuite avant avec en ligne de mire les élections présidentielles de 2011 dont probabilité d’organisation s’amenuise au jour le jour avec, l’ivoirisation à la porte.
Ces incertitudes démontrent que les élections pour 2011 sont un vœux pieux dont la probabilité d’exécution reste à prouver. Le retour incontrôlé des réfugiés est un arbre qui cache la forêt, la peur de voir la monuc s’emparer de JB Ntaganda faisant le reste.
Prévues par la constitution et dans le calendrier électoral, les élections locales et municipales qui normalement devaient avoir lieu avant les présidentielles et législatives de 2006 sont condamnées faute d’appui financier.Personne ne peut en esquisser le canevas.
Le départ de la Monuc sonne la cloche d’une débandade et comme on peut l’imaginer, ce départ va entrainer de facto la disparition de la radio Okapi, seule source d’une information crédible et fer de lance de la neutralité dans le traitement de l’information dans ce pays.
La disparition de la radio Okapi va laisser une voie grande ouverte pour les abus qui sont banalisés chez nous et que cette radio ne s’est jamais empêchée de dénoncer parfois, même au détriment et au péril de ses propres journalistes. C’est ça l’agenda caché du gouvernement.
Que serait devenu JP Bemba sans la présence de la Monuc en RDC? Mort certainement!
Profitons en au passage pour faire remarquer que la RDC est le seul pays à sacrifier son propre fils accusé pour des faits qui n’ont pas eu lieu dans son pays et dont le gouvernement n’a jamais levé le petit doigt pour le défendre; par contre il n’hésite pas à le faire couler pour des raisons politiques internes. Aujourd’hui Il n’ y a que la voix des organisations internationales que l’on entend pour dénoncer cette cabale qui démontre l’inégalité des traitements devant la justice internationale dont la RDC se fait complice.
Sur le plan sociale, cette décision sur le retrait ne trouve aucune justification, la présence de la Monuc étant actuellement le moindre souci des populations pour lesquelles l’anomie et la déchéance s’installent durablement et ne savent toujours pas comment s’en sortir.
Sentant que la RDC est dorénavant soumise aux pressions de la communauté internationale qui ne peut plus sortir des sousdestinés au financement et à l’organisation des élections à venir, les négociations sur la suppression de la dette avec les institutions financières internationales faisant foi, le gouvernement s’interroge sur la nécessité de maintenir la présence des troupes qui non seulement lui sont devenues hostiles, pire et à maintes reprises, elles ne se sont pas privées à chaque l’occasion de porter des amères accusations qui irritent et l’agacent en le gênant sur le plan international; car devenues « témoin, » elles portent ombrage sur une situation politique chaotique qui se délétère.
Avec l’opposition en déliquescence, l’UDPS en débandade et le MLC naufragé, les principaux adversaires politiques sont éliminés, et le boulevard grandement ouvert aux abus, car mine de rien l’ivoirisation de la RDC se met insidieusement en route .
La question que je me pose enfin, peut-être le gouvernement pourra y apporter un élément de réponse, c’est celle de savoir comment, avec la monuc dont l’appui logistique n’était pas le moindre, le gouvernement est incapable de contrôler les territoires de l’Est, comment se prendra-t-il alors pour y parvenir seul, après leur départ de celle-ci?
Toute l’énigme est là.
Propos recueillis par Ray Delherbes
Africatime
Agence France Presse
Le Democrate Magazine
Ce passage m´invite à faire un commentaire à partir de l´affirmation: « Arrivé à un stade où évidemment les autorités congolaises se sentent au dépourvu,toutes les projections faites au début de la législature s’effritent l’une après l’autre, le gouvernement fait un très grand saut pour détourner les populations de réelles questions qui demeurent irrésolues afin de l’occuper des broutilles sans conséquence sur sa vie quotidienne « République Démocratique du Congo ».
Je voudrais profiter de cette opportunité pour dire que, s´il y a des efforts pour tromper les Congolais, ces efforts demeurent, entre autre, dans le mensonge selon lequel le Congo est indépendant depuis le 30 juin 1960. En effet notre pays est indépendant depuis le 23 février 1885, quand le Roi Léopold II avait convaincu la Communauté internationale d´alors à reconnâitre l´Etat Indépendant du Congo (EIC). En 1908, suite aux violences commises par le Roi sur la population congolaise, la même Communauté Internationale avait soumis notre pays au protectorat de la Bélgique. Cela signifie que le 30 juin 1960, le Congo n´est pas devenu indépendant. Au contraire, Il a recouvré son indépendance perdue en 1908. Il est temps de tout faire pour divulguer cette vérité parmis le peuple congolais, au lieu de passer notre temps à “ramasser” le regime en place à tout moment. Le pouvoir en place, à tort ou à raison, a été élu par le peuple congolais qui ne l´a jamais dénoncé. Peuple Congolais, vous êtes indépendants depuis le 23 février 1885 et votre pays s´appelle “Etat Indépendant du Congo” ou mieux, Etat Indépendant du Kongo. Ouvrons un débat sérieux sur cette question au lieu de croire que nous sommes indépendants Il 50 ans. Nous sommes indépendants cela fait 124 ans, indépendants, non de la Bélgique, mais de La Communauté Internaqtionale.
Parfois je me demande s’il est necessaire de poster un commentaire sur tout ce qui se dit sur la situation en RDC. Il se trouve que le sentiment d’appartenance a la nation congolaise pousse toujours a cela.
Tout a ete dit, se dit et se dira encore tant que rien ne sera fait part cette elite congolaise qui ne cesse d[‘analyser et d’attirer la sonnette d’alarme sur ce qui se passe.
Nous savons tous ou veut en venir le regime en place.
Nous savons que nous ne pouvons rien attendre de la communbaute internationale pour changer le cours des choses dans notre pays. Elle a ete la des le debut et rien de ce qui s’y passe ne lui est etranger.
Nous ne cessons d’inonder tous les forums de discussion sur internet avec des reflexions aussi profondes les unes que les autres.
Nous avons a travers le monde des Congolais et des Congolaises intelligents, valides et valables…
Mais nous avons jusqu’ici prouver nos limites dans ce que nous sommes incapables d’entreprendre, de nous aimer en tant que tel.
Nous parlons toujours d’un gouvernement dont nous connaissons les limites et nous nous attendons a ce qu’il change par auto-mutation.
N’est-ce pas nous mentir a nous-memes que de le penser?
Arretons de discourir et de distraire nos compatriotes… AGISSONS ENFIN!!!!!!!!!!!!!!!
Dans un train qui me conduisait de Milan vers Como puis à Zurich en Suisse, voulant contourner la fatigue, je suis tombé sur votre texte et je me suis dit, bonne analyse qui mérite un commentaire.
C’est grave et même moqueur qu’on use l’expression * décision irréfléchie* pour un pouvoir qui se dit démocratique et piloter par des gens qui se croient réussir à tout.
C’est vrai que la Monuc rentrera mais quand ? C’est vrai que la Monuc n’est pas un * gouvernement parallèle* mais, au su et au vu de ce que cette institution réalise comme …, on se dit, ce que Kinshasa ne fait pas, il y a la Monuc.
La Monuc, est le fruit d’une résolution du Conseil de sécurité. Pour quoi son départ ne serait pas le résultat d’une autre résolution ? L’ONU intervient sur toute la planète. Et partout, il y a toujours une équipe qui évalue la mission. Pourquoi pour le cas de la RDC, c’est Kinshasa qui décide unilatéralement ?
Alors il se joue un joue de * marchand biaisé* dans ce sens qu’il y aurait des marchés qui rapportent plus aux officiels onusiens que Kinshasa aimerait peut-être transmettre à ses négociateurs qui lui ont apportés le succès aux négociations avec le FMI, BM et les Club de Paris ! Bien entendu des structures où les multinationales pèsent de tous leurs poids. Qui sait si ces dernières n’ont pas promis à Kinshasa de soutenir aussi financièrement le processus électoral en RDC!
Le pire, c’est de constater que depuis l’annonce de cette décision irréfléchie, la Belgique officielle est devenue omniprésente à Kinshasa où il ne se passe pas une semaine sans que des délégués y descendent. Est-ce une manière d’éviter que Kinshasa demande à son ancien métropole de publier la liste de tous ceux qui financent la Guerre à l’Est vu qu’il sont à la fois Belges et résidents en Belgique ou une manière de brouiller les cartes vu que sans la Belgique, le régime actuel au Congo serait chassé depuis ?
Au finish, on se posera la question de savoir, pourquoi presse-t-on la MONUC de plier bagage ? Pourquoi pas après 2011? ça chauffe déjà?
Je me délecte en lisant vos articles mon grand.
On se rend compte que lorsque il s’agit de l’argent tous les charognards de la république restent à l’affût pour tomber sur la proie. Cependant comme vous le dites vous même, ce départ n’est pas pour demain quand on voit l’évolution de la situation sur terrain.
Mais les congolais oublient vite. Lorsque les troupes des nations unies sont arrivées en RDC, elles ont trouvé ce pays déjà balkanisé car c’est le mot à la mode et divisé en trois états dirigés par les trois belligérants, tous reconnus par les nations unies! Si, par malheur, dans les conditions actuelles ,les nations unies devaient se retirer du pays, la situation ne fera que s’empirer . Nous nous retrouverons à l’image du découpage territorial, avec cinq ou six états qui ne parleront jamais la même langue (au propre comme au figuré), chacun ayant en rêve une portion du pays à diriger,et que cela soit dit, à commencer par moi-même!
Pauvre Congo!