Kabila criminalise la démocratie et sexualise le pays.

Ceux qui se laissaient encore bernés par les illusions de la démocratie en RD Congo ont été mis, depuis ce Samedi 20 févier, devant la preuve évidente que l’ex- Zaïre est tout sauf un état de droit. Fêter l’anniversaire, un fait aussi banal, dans la vie de société, constitue pour le régime de Kinshasa, le motif suffisant pour verrouiller toute la ville.A l’occasion du 28 anniversaire de la création de l’Udps, notre parti, s’est vu interdire le rassemblement. La ville était barricadée dans tous les sens. Après le ridicule refus de Kimbuta, gouverneur de la ville, célèbre par son implication dans le meurtre du député provincial, Daniel Botheti, c’est à Ndjili, sur insistance de nos combattants, où devaient se dérouler des simples échanges des civilités. Mais, il ne fallait pas plus, pour voir ce quartier, proche de l’aéroport, bouclé et placé en état de couvre feu !

L’ennemi, dans les murs des Kabilistes, nécessitait le recours aux chars et plusieurs engins de guerre, un renfort en hommes en uniforme, garde prétorienne, fantassins, et commandos d’élite, cet ennemi, n’était autre que l’Union pour la démocratie et le progrès social ( l’Udps) !

Toute la journée, jusqu’au soir, les gens n’en revenaient pas. Certains rivalisaient de commentaires : Kabila entreprend de chasser une mouche avec des canons, murmuraient des humoristes. A l’allure où vont les choses, s’exclamaient d’autres, les instructions d’interdire des rassemblements toucheront l’enterrement et autres fêtes de mariage. Comme on pourrait le remarquer, l’Udps s’en sort renforcée. Pour l’essentiel, elle a réussi , malgré tout, à se faire introduire dans la conversation des congolaises et congolais. C’est un pas de plus en direction des prochaines élections

Pendant que toute la ville était sous contrôle, pour empêcher la commémoration du 28è anniversaire du Parti, cher à EtienneTshisekedi, c’est le moment que se choisit Joseph Kabila pour présenter, à l’intérieur du pays, à l’occasion de son remaniement, le plus fantaisiste qui soi, le harceleur sexuel, Lumanu Bwana N’Sefu. Cet obsédé sexuel se libère ainsi de l’exigu espace, cabinet présidentiel, pour goûter aux charmes de ce que regorge le territoire national. Le canada s’en souviendra. Pauvres citoyens, vous êtes avertis, le ver est dans le fruit.

Au regard des deux événements de la journée, il y a lieu d’affirmer que la démocratie ou l’exercice de la démocratie est criminalisée, par contre, la débauche ou sa sous composante, le sexe, est primée.

Awazi Kasele