Dieu est justice et miséricorde. Il sauve les peuples qui sont méprisés, opprimés, exploités, piétinés, livrés à la mort et aux fléaux. Piétiné et affamé depuis 40 ans, le peuple congolais retrouvera un jour sa dignité et sa grandeur : par millions, il implore chaque jour le Tout-Puissant, les larmes aux yeux. Mais il est important que ce peuple sache comment le Miséricordieux travaille à la libération des nations. Surtout à l’heure où par milliers, des congolais s’interrogent sur la nature de la crise au sommet de l’UDPS et sur ses conséquences. Il s’agit pourtant d’un phénomène qui s’est répété des milliers de fois dans la marche des peuples : c’est l’histoire de Dieu, Moise et Josué ! La voici en détail. Pour peu que les cris de détresse lui soient adressés et que l’espoir du salut repose sur lui, le Miséricordieux s’ébranle et vient à la rencontre des peuples. Il réalise ainsi la promesse de protection faite à tous les hommes depuis la nuit des temps. De nulle part, il suscite un Moise, du milieu de son peuple en détresse. Il lui donne sa Table de lois, lui recommande de la respecter et de la faire respecter par tous. Autour des mêmes lois, Dieu et son peuple scellent une alliance. De temps en temps, au cours de la longue marche vers la libération, Dieu parle par la bouche de Moise.
Après un long parcours fait d’épreuves sans nombre et de tribulations, le peuple aguerri approche de sa délivrance. C’est alors que, par surprise, Dieu convoque un jour Moise et lui annonce que sa mission est à son terme, que sa vie sur terre touche à sa fin, qu’il ne fêtera pas, lui, la délivrance du peuple qu’il s’est pourtant longtemps dévoué à conduire dans la justice et dans la lumière. Il lui apprend que la charge de conduire et d’installer son peuple dans la délivrance est désormais confiée à un autre, …à Josué. Comme Moise, Josué sera venu de nulle part, mais du milieu de ce même peuple !
De fait, le Moise d’Israël ne traversa pas le Jourdain. Il n’entra pas à Canaan, la terre promise. Il passa la main à Josué, et mourut. Il ne participa pas à l’allégresse de son peuple, le jour de sa délivrance sur la terre promise à Abraham. Il en est ainsi de presque tous les Moise que Dieu le Miséricordieux s’est choisis pour conduire leurs peuples à la libération.
Au Congo, Dieu a, de nulle part, choisi Étienne Tshisekedi, au milieu des tribulations de son peuple. Dieu a élevé et magnifié cet humble, non pas en vertu de ses mérites personnels, mais par un choix discrétionnaire et souverain. Car l’Éternel peut transformer une simple pierre en enfant d’Abraham ; il peut changer un ennemi redoutable appelé Saul en un disciple fidèle et zélé appelé Paul,… ! Au Congo, il a choisi de faire de Tshisekedi le premier de ses millions de légionnaires mobilisés pour arracher le pays aux griffes du petit pharaon à la toque de léopard. Sous sa conduite, Dieu a voulu arracher le Congo à l’emprise du puissant « royaume des ténèbres », lequel se cache derrière toutes les marionnettes sanguinaires catapultées à la tête de l’État congolais.
Le peuple congolais reconnut et célébra Étienne Tshisekedi comme le peuple juif fit de Moise. Les congolais apprirent tôt à admirer le courage et l’abnégation des premiers collègues légionnaires de
Tshisekedi avec lesquels ce dernier fonda l’UDPS à la lumière de bougie le 15 février 1982. Le chemin de la libération s’avéra long, très long, et jonché de difficultés sans nombre. Dieu bâtit dans la durée. Le peuple à sauver ne devait-il pas mûrir en se frottant aux obstacles ? Ne devait-il pas participer activement à l’œuvre divine visant sa propre délivrance spirituelle, travaillant à sa propre libération politique et forgeant à jamais sa propre émancipation sociale ? Normal. Où Dieu a-t-il fait le bonheur des hommes sans leur consentement, sans leur participation active à leur propre délivrance ?
Les légionnaires coalisés de l’UDPS ont recruté des centaines d’autres combattants. Ceux-ci, à leur tour, ont levé des milliers d’autres combattants encore. Ces milliers, à leur tour, ont obtenu l’adhésion des millions d’autres combattants encore … Jusqu’à dresser le peuple congolais tout entier contre les tyranneaux, les seigneurs de guerre et divers pillards ; jusqu’à opposer tout le pays à ces hordes de sadiques, mettant le Congo à feu et à sang avec une inqualifiable barbarie.
Comme le Moise d’Israël, le Moise congolais n’était pas un homme seul. Dieu l’a consacré avec ses compagnons légionnaires : avec ceux-là qui, comme lui, avaient connu la prison et la torture pour avoir dénoncé la tyrannie et l’incurie. Utilisant ses voies impénétrables, dans les prisons et les diverses relégations, Dieu leur a appris à respecter et servir la cause de leur peuple. Patiemment, il leur a appris à célébrer, dans Joseph Kasavubu et Patrice Lumumba notamment, la mémoire des milliers de martyrs du peuple congolais. Il les a constitués conducteurs de la nouvelle marche vers la liberté et le progrès. Il n’a pas hésité à susciter dans leurs rangs d’autres martyrs, comme pour tremper la nouvelle marche dans le sang des innocents, comme pour la consolider aux yeux des hommes, comme pour la consacrer et la rendre irréversible devant l’histoire.
Au Conclave du Centre Bondeko, à Kinshasa en 1994, le Miséricordieux a assisté la poignée des « fondateurs » avec le souffle puissant de l’Esprit Saint ; il leur a inspiré un texte de Statuts destiné à guider la marche collective de l’UDPS vers la délivrance du Congo. Entre autres dispositions, cette Loi institue le Congrès comme l’Assemblée générale la plus large et la plus représentative de tous les combattants. Le Congrès est l’instance suprême de l’UDPS, et ses décisions souveraines seront toujours au-dessus de tous les organes et de toutes les personnes au sein du Parti. Un adage populaire dit : Vox Dei, vox populi (traduisez : la voix du peuple c’est la voix de Dieu). C’est là un des principes clefs de la Loi de libération. Le « Collège des Fondateurs » devait assumer les prérogatives du congrès, jusqu’au 1er Congrès.
C’est au bout de 27 longues années que le 1er Congrès fut convoqué en 2009 par le Moise congolais soi-même. Déjà depuis juin 2007, celui-ci avait usé de toute son autorité pour convaincre le peuple de l’UDPS de la nécessité historique et statutaire de ces assises. Il avait désapprouvé et neutralisé la mince poignée de ses collaborateurs qui – par souci de garder des positions acquises, voire dans l’objectif de briser le rêve de libération – s’étaient opposés à l’idée d’une quelconque assemblée générale souveraine des délégués de tous les combattants. Avec sa rigueur légendaire, Tshisekedi frappa de suspension ces brebis galeuses. Il installa un Comité Organisateur, lança publiquement au sein du peuple une campagne en faveur du financement du 1er Congrès, et acheta sa carte du 1er Congrès.
Sur ces entrefaites, Etienne Tshisekedi est tombé malade et évacué à l’étranger. Toutefois, la dynamique du 1er Congrès tint la promesse et Moise convoqua ces assises au premier trimestre de 2009. Un total de 888 délégués sur les 900 y participèrent, sous la répression de l’armée du pharaon et sous l’hostilité déclarée des cadres apostats du Parti.
Envers du décor : aujourd’hui ces cadres apostats sont devenus les confidents et porte-paroles attitrés du Moise congolCRISE À LA TËTE DE L’UDPS:Histoire de Dieu, Moïse et Josuéais. Par quel miracle la situation se trouve-t-elle ainsi renversée ? Et pour quel message de Moise à son peuple ?
Devant le peuple congolais étonné, et devant des millions de combattants abasourdis, ces vieux collaborateurs indignes déclarent à longueur des journées que le Moise-malade ne reconnaît plus le 1er Congrès qu’il avait convoqué. Qu’il rejetait les décisions de ce forum. Le Moise-malade méconnaîtrait et détruirait, de l’étranger où il vit, toutes les œuvres réalisées par le Moise-bien-portant, y compris la Loi inspirée par le Miséricordieux au Conclave de Bondeko !
L’un des apostats témoigne d’avoir été chargé à Bruxelles de travailler à « l’organisation d’un vrai 1er Congrès de l’UDPS ». Tout serait à reprendre, avec l’intention de catapulter un des fils de Moise à la tête de l’UDPS ! Non plus pour mener le peuple à sa libération, mais pour faire entrer le rejeton au gouvernement du petit pharaon en poste.
Le Moise congolais serait ainsi tombé dans le piège suprême que Satan tend à tous les Moise. Il croit, peut-être, que ses jours sont menacés ; que l’œuvre réalisée pendant de longues années à la tête de son peuple est un exploit personnel ; que ce peuple encore écrasé lui doit tout comme jadis il devait tout à Mobutu ; que sa famille biologique est la bénéficiaire légitime de « ses » hauts faits ; que le 1er Congrès qu’il avait lui-même convoqué dans une situation d’impasse totale, était une erreur stratégique contre ses propres intérêts familiaux ; que cette assemblée générale des délégués du peuple de l’UDPS est désormais sous son autorité ; qu’il a le pouvoir de faire recommencer le 1er Congrès autant de fois que ce sera nécessaire pour garantir une confortable rente viagère à sa famille ; qu’il a le loisir de recommencer le jeu avec qui il veut – apostats et renégats compris –, en ignorant jusqu’à ses compagnons de route avec lesquels le Miséricordieux l’a consacré à la tête de la marche ;… qu’avec sa disparition physique éventuelle, le combat de son peuple pour son émancipation devrait s’arrêter net ; qu’un homme providentiel comme lui n’a aucun compte à rendre à la Providence elle-même ; que, à défaut de l’approuver, Dieu n’a qu’à le comprendre au vu de tant de sacrifices endurés à la tête de l’UDPS !
Faiblesse extrême que ce péché d’orgueil ! Si la fable que racontent les apostats menteurs et faussaires se confirmait, le Moise congolais serait simplement anathème ! Nul congolais ne lui sera reconnaissant de quoi que ce soit, s’il persiste à s’attribuer les mérites de ce Dieu Miséricordieux qui l’utilisait pour sauver son propre peuple. L’alliance de l’Éternel avec ce peuple piétiné n’était pas scellée sur la tête des enfants de Moise, mais autour de la Loi, … autour de cette Loi qui précisément consacre le primat de la décision du peuple sur celle des individus.
Notre Moise, malade au pays des Moabites, aurait-il eu la révélation divine qu’il ne franchira pas le Jourdain ? Toiserait-t-il notre Dieu pour cela ? L’ignorerait-t-il ? Se substituerait-il à lui ? Exigerait-il encore, comme il a toujours exigé, que le peuple de l’UDPS ne fasse aucun pas en avant sans lui aux premières loges ? Reproche-t-il au peuple de l’UDPS de vouloir avancer avec un Josué – personnage
venu, comme lui jadis, de nulle part ! – sans attendre que son Moise-bien-aimé recouvre sa santé, ou installe son fils aux commandes ?
Le Moise congolais que les apostats présentent ainsi a toutes les qualités, sauf l’humilité. Il a toutes les vertus, sauf le courage de tirer sa révérence et la modestie de se souvenir que Dieu seul l’a élevé du milieu de son peuple ! Ce nouveau Tshisekedi a oublié cette chanson que lui entonnait en chœur notre peuple : « Nzambi aponi yo, osalela ye, na nzoto mpe na motema mwa yo mobimba … Nzambe aponi yo ! ». Cet hymne à la miséricorde de Dieu envers son peuple, Moise en aurait-il fait un hymne à sa grandeur, et une promesse de grandeur et de jouissances à sa descendance ?
Pauvre peuple congolais ! Tu as tenu ton 1er Congrès dans la souffrance et dans la foi, à l’initiative et sous la conduite de Moise, et sous la protection du Miséricordieux. Rien à te reprocher ! Prends-toi en charge, tiens bon ! Persiste à prier et à jeûner sans cesse, pour que le Miséricordieux continue à t’affermir dans ton combat avec, à la tête, le Josué qu’il lui plaira de te donner. Décide-toi à parachever cette œuvre de libération qui n’appartient qu’à Dieu ! Instruis-toi : il n’y a pas de Moise sans Josué, et les apostats ne deviendront jamais des agneaux ! Les pillards et les tyranneaux à la tête du pays n’auront jamais pitié de toi. Voici ta prière de tous les instants : « Gloire à l’Éternel ! »
Pour « L’Éternel au chevet de son peuple,
Mouvance Spirituelle Chrétienne de l’UDPS »
Joseph Efofo, Julien Kalala et Marie Biaro
Africatime
Agence France Presse
Le Democrate Magazine