CONGO-ANGOLA :PARTIR LOIN DES "SIX CENTS CINQUANTE MILLIONS" DES DOLLARS DECLARES PROVENANT DES ZIC, POUR FINALEMENT TOMBER A L'ARRIVÉE AVEC DES DETTES NON DÉCLARÉES.

Les affaires congolaises sont difficiles à appréhender. La  Grande Commission Mixte congolo-angolaise qui vient de terminer ses travaux à Luanda à la satisfaction de deux parties
Tous les problèmes concernant les deux pays y ont été abordés en toute responsabilité, ce qui est honorable pour les deux pays qui ont non seulement une très longue frontière commune, plus encore, partagent les mêmes peuples avec des mêmes langues de part et d’autres de frontières tracées par la colonisation.A l’entrée de l’ADFL avec Mzé Laurent Désiré Kabila, il fut question des Accords qui auraient été signés avec le Rwanda à Lemera, qui seraient en réalité, être la source des différentes rébellions qui secouent la RDC.
Il y a plus de deux ans que les troupes angolaises occupent allègrement les localités congolaises parfois dans l’indifférence générale autorités congolaises; Kahemba dans le Bandundu et Sava hina et Kuzi dans le Bas Congo en savent quelque chose.
Il est apparu un certain flottement de la part de l’autorité congolaise quant au souci de rétablir le pouvoir sur les localités concernées, visiblement, la volonté n’ y était pas. La vigilance des représentations nationales a obligé le gouvernement à s’occuper, avec atermoiement bien sûr, de la question angolaise, pendant que les ressortissants congolais étaient sans ménagement expulsés de ce pays. Cela avait failli faire tomber le gouvernement Mozito, on se rappellera les passage d’armes entre les ministres Mbusa Nyamwisi et Kalume pourtant dans le même gouvernement et la cacophonie qu’il s’en suivi.

Les dessous de l’affaire qui oppose la RDC à l’Angola ressortent des textes publiés par la Grande Commission Mixte à Luanda, qui sont sans équivoque.

Nonobstant les autres problèmes dont on parle de vive voix, il existe un contentieux tu et non identifié qui oppose la RDC à l’Angola. Pendant que la RDC soutient publiquement que l’Angola doit lui 650.000 000 USD qui   résulteraient de l’exploitation illégale du pétrole dans nos frontières maritimes, c’est de la poudre perlimpinpin! Les travaux de la Grande Commission mixte viennent de lever un coin de voile sur ce que l’on redoutait.
Il ressort, d’après le communiqué final de ladite Commission, que c’est la RDC qui a des dettes envers l’Angola. (Donc, en toute vraisemblance ce pays ne ferait que légalement récupérer son dû). Le montant de cette dette n’est pas clairement définie. Le tissu des mensonges qui sont débités au long des journées sur les antennes nationales s’effilochent un après l’autre. Nous sommes très loin de six cents cinquante millions qui devait tomber annuellement dans l’escarcelle de la RDC, dans le cadre de l’exploitation du pétrole dans ladite zone d’intérêt commun.
Cependant, il y a lieu de rappeler que pendant la rébellion, l’Angola est venu aider l’état congolais; je ne pense pas que c’était pour ses beaux yeux.
Au même titre que Le Zimbabwe a été gratifié avec Senga Mines, une société minière bidon créée de toutes pièces, qui a causé le naufrage de la MIBA, voilà que du côté angolais où rien n’avait filtré. Peut-être c’est le moment pour que la vérité remonte en surface. Combien a coûté l’intervention Angolaise en RDC?

Il a toujours été question des accords signés entre Dos Santos et Mzé. En dehors du dédommagement financier, ces accords obligent la RDC à renoncer toute aide et de ne pas constituer une base arrière pour le FLEC. (Front de Libération de l’Enclave du Cabinda). Le pont prévu entre Soyo et Cabinda en passant par la RDC n’est que l’expression de ces Accords. Signalons en passant que ce territoire ainsi que le Sahara Occidental, figurent toujours, selon les Nations unies,sur la liste des territoires à décoloniser. En ce qui concerne l’aspect financier , c’est au gouvernement de clarifier l’opinion sur la nature de la dette que le pays a envers l’Angola. L’entrée tardive de l’Angola dans la guerre devait faire l’objet des âpres négociations et des accords entre les deux gouvernements, mais ils n’ont jamais été publiés. La classe politique congolaise doit alors poser la question: en quoi réellement consiste la dette congolaise envers l’Angola?


Propos du dr Kabeya Kandolo Muhemba, par R.Matshozi.

Négociation positive entre l’Angola et la RDC sur la frontière et les réfugiés (porte-parole)
(Xinhuanet 17/12/2009)

LUANDA — Les négociations qui se déroulent actuellement à la 9ème session de la commission conjointe sur la question des frontières et des réfugiés entre l’ Angola et la République démocratique du Congo (RDC) ont fait des progrès, a déclaré mercredi le porte-parole de la commission, Nelson Cosme.

Lors d’une conférence de presse à Luanda, Nelson Cosme a annoncé que la commission a accepté d’établir quatre sous- commissions pour traiter les problèmes urgents que connaissent les deux pays.

La première sous-commission, consacrée aux questions des réfugiés et des frontières, a abordé l’immigration illégale, le rapatriement des ressortissants étrangers en Angola, et la situation des Angolais en RDC qui souhaitent retourner à leur pays natal ou rester en RDC

La session a également abordé la vérification de la démarcation des frontières terrestres et maritimes entre les deux pays, et l’ extension de la plateforme continentale, a introduit Nelson Cosme, qui est également porte-parole du ministère angolais des Affaires étrangères.

La deuxième sous-commission, a-t-il poursuivi, a analysé les sujets liés au transport, aux travaux publics, à l’énergie et aux télécommunications. Les deux p001<)narties ont souligné la construction d’un pont et d’une autoroute qui relieront le district de Soyo, dans le nord de l’Angola, à la RDC.

Nelson Cosme a précisé que la troisième sous-commission s’ occupe des questions liées au secteur pétrolier, aux dettes de la RDC envers l’Angola, à la zone maritime d’intérêt commun, à la distribution de produits raffinés depuis l’Angola vers le pays voisin, tandis que la quatrième porte sur les questions liées à la défense et à la sécurité.

Les négociations du comité bilatéral étaient co-présidées par le ministre angolais des Affaires étrangères, Assuno dos Anjos, et le ministre de la Coopération internationale et régionale de la RDC, Raymond Tshibanda Mulongo

Comments

  1. Magloire Muleka dit :

    Ce texte du Dr. Kandolo est un exemple typique des raisonnements dits inférentiels. Une inférence est ine déclaration non confirmée, non appuyée par des preuves, des évidences. C´est le contraire de l´argument. En principe, on attend des inférences de la part du commun des mortels et des arguments de la part d´un scientistes comme Kandolo. En effet, Kandolo veut nous faire coire ce qui suit:
    1- Durant la guerre l´Angola a aidé la RDC pour bouter dehors les Rwandais.
    2- À la suite de cette aide, la RDC et l´Angola ont signé des accords qui transorment cette aide angolaise en une dette que la RDC doit éternnement au premier pays cité.
    3- L´Angola a exploité du pétrole sur un coin du territoire congolais, créant ainsi, pour sa part, une dette de 650.000.000 de dollars, due à la RDC.
    Conclusion: l´Angola ne doit rien à la RDC.
    Voilá ce que l´on appelle Silogisme aboutissant à une logique inductive.
    Ce raisonnement de Kandolo me rappelle l´histoire d´un film in titulé « À la Recherche de la Félicité ». Dans ce film, l´acteur principal exige qú´un de ses amis lui rembourse une bagattelle de 14 dollars qu´il lui doit. Son ami rétorque quíl ne lui doit rien, puisque, avec sa voiture, il l´a aidé à faire le démenagement. C´est un peu cela que veut dire Kandolo. Il compare une dimension quantitative (14 dollars ou 650.000,00 de dollars) à une dimension qualitative (démenagement ou aide militaire). Le leit-motiv de Kandolo: vilipender le pouvoir de Kinshasa. C´est triste qu´une telle attitude vienne d´un grand homme comme le Dr. Kandolo.

  2. Madame Rose Kingi dit :

    On voit jusqu’où peut nous amener l’intellectualisme du congolais.
    Mr Kabeya a affirmé une chose, à vous d’apporter les preuves du contraire, si vous les avez.Je me rappelle, effectivement que monsieur Mende Omalanga alors ministre avec en charge le pétrole, avait sans pince rire, affirmer devant l’assemblée nationale que la RDC bénéficierait au budget 2010 d’un apport de 650.000 000 de dollars provenant de l’exploitation du pétrole congolais par l’Angola.
    Je crois que la question est de savoir ce sont devenus ces millions. Si vous avez la réponse n’hésitez pas à la donner parce que les congolais veulent savoir, je pense que c’est ça le débat. Prouvez aussi, comme il l’affirme, que Senga Mines aujourd’hui disparue et la Miba ont une belle santé économique, monsieur Muleka!
    Finalement, peut-être parce que vous êtes initié, mais les autres congolais ne le savent pas, vous pouvez expliquer la provenance de la dette envers l’Angola. Aujourd’hui, la RDC se trouve avec une frontière maritime bouclée; Luanda cherchant à relier Cabinda à Soyo, sans dire de l’exploitation monopartiale des hydocarbures dans nos eaux territoriales. La RDC n’est pas si enclavée que ça!

  3. Fred Tshinvundu dit :

    @ Magloire Muleka:

    Qu’est-ce qui ne tient pas debout dans ce texte? Une dimension qualitative comme vous le dites est quantifiable. Lorsque vous travaillez (dimension qualitative), vous recevez en echange des $ (dimension quantitative). Angola est venu aider le Congo en echange des parts de petrole. Cela se fait et s’est deja fait ailleurs, sauf qu’ici le peuple ou encore ses representants n’en savaient rien. Comment allez-vous qualifier ce qui se fait avec les Chinois? Ils viennent vous aider dans votre projet des 5 chantiers en echange ils prennent des millions de tonnes de minerais! Pas besoin d’etre opposant a Kabila et sa bande de voleurs pour comprendre cela. Je suis sur que les voleurs savent bien qu’ils se font arnaquer, mais a partir du moment ou ce sont les comptes personnels qui se remplissent, il n’en ont rien a cirer !!!

  4. Kape dit :

    Désolé cher intervenant, Pour comprendre le fond voire le contenu du texte de Mr Kandolo, il faille se munir voire avoir appris les outils de la démarche comparative comme vous avez tenter avec votre exemple.
    Et aussi, l’historicité de faits dans ce contexte où le temps a plus misé sur la sagesse que l’un ou l’autre use au moment où tout se sera su. Kandolo n’accuse vraiment pas. Mais, nous invite à analyser les fait en revisitant notre récent passé sans rien perdre. Or, il sied que du temps de Mobutu, Dos Santos ne subissait que des coups. De même pour Kagame. Maintenant que les deux se disent : * le Roi est mort, vive le roi*, Il faut évaluer le tout. Qualité des négociateurs, connaissance du terrain et surtout lecture de l’avenir proche. Les novices qui animent les affaires politiques congolaises sont au départ des * pauvres* contrairement à leurs collègues angolais. La même observation pour les rwandais. De deux, la connaissance du terrain. Contrairement aux Angolais, les stratégies des congolais sur ce plans étaient insuffisantes. Voici, un exemple, la personne qui fut envoyée en Angola pour négocier, l’intervention de l’Angola, n’était ni professionnel, ni connaisseur des enjeux. Un ex assisté social de la ville de Neuchâtel en Suisse. Seulement qu’il a été envoyé par son * vieux de la province*. C’est un véritable yes man. Son objectif était, venez sauver le pouvoir de nom vieux et on en parlera après. A-t- vu un capitaliste réduire sa facture lorsqu’il sait que ses produits ont sauvé toute une vie quand bien même le prix d’achat ne soit pas étalé ? Qu’a fait l’Angola ? Il a envoyé ses pelotons qui essuyèrent de nombreux échecs durant Mobutu. Cette catégorie d’hommes ne contient que des professionnels expérimentés de la
    guerre. Résultat, il faut apprendre à jouer au ping pong pour savoir : quelle est la valeur de la boule quand elle se trouve du Côté de l’un de professionnels et comment faire pour qu’une partie dure ? Sans oublier que tous étaient de Mobutistes appauvris avec l’arrivée de l’AFDL.
    A travers l’analyse de Kandolo, je crois découvrir un appel à la fois patriote et même révoltant. Comment peut-on laisser des affaires d’une si grande importance à des novices qui ne font jamais des rapports aux institutions soit disant démocratiques ? Comment un pays qui forment des universitaires ne sait pas se prendre en charge alors qu’ailleurs, l’augmentation du prix de verre de maïs, serait un début de…
    Enfin, il faut s’interroger sur la manière dont les américains visitent l’Afrique en insérant à tout prix l’Angola, la RDC et le Rwanda. Trois pays limitrophes dont leurs dirigeants sont des hybrides. Merci à Mr. Kandolo et vous analyses seront récompensées un jour. Avec le temps on le saura.

  5. J. Masimangi dit :

    J. Masimangi ajoute:
    Au moins avec les chinois, les choses sont claires,ils sont directs.
    Nous voyons un tant soit peu de leurs réalisations,ils n’essayent pas de barricader la RDC comme l’Angola a tenté de le faire. Si on a pas des yeux pour voir le complot qui était entrain de se mijoter, on est pas à la juste place.il faut passer la main!

  6. Emmanuel Dinga L. dit :

    Lamentable,le congolais,tout n’est que théories, théories, théories…et vous vous dites universitaires! Je ne crois pas que cet article pouvait irriter monsieur Muleka au point de le sortir de ses gongs, et le faire vêtir de ses plus beaux habits de prof. Pourtant,tout ce qu’y est dit est vrai et compréhensible sur toute la ligne, pour le commun de congolais; C’est une démarche qui exige la réflexion et un véritable appel de conscience de notre part. Vous pensez que vos parents à Kasangulu ou à Bafwasende ont besoin de savoir ce que signifient comportements inférentiels que vous définissez déjà très bien, mais qui dans le cas présent, n’apportent aucune contribution, aucune richesse au débat politique que vous essayez d’embourber? Et que dire des prémices, des déductions?
    La faculté de philosophie a besoin de prof et espérons que vous y ferez une brillante carrière.
    Car ça, c’est un type de débat,on ne peut plus stérile!