Dans sa mise en ligne de jeudi 4 juin, le journal le Softonline de l’honorable Tryphon Kin-kiey a fait une communication qui ne va laisser personne indifférent. On connaissait le journal très proche du pouvoir. Parfois trop proche même. Mais cette fois il n’ y a pas photo.
Le propriétaire du Softonline est l’honorable député de Masimanimba qui ces derniers jours se met en vedette distribuant des informations sulfureuses tantôt appuyant le pouvoir tantôt prenant les distances avec celui-ci, profitant de sa position de député-producteur de presse, entretenant une athmosphère aux relents. Les deux langages du Soft sont équivoques.En reprenant les différentes publications apparues ces derniers semaines, Tryphon est parvenu à transformer une audience privée lui accordée par le chef de l’état en une interview exclusive, ce qui a fait sauter l’audimat auquel il aime bien faire référence pour son journal.
Dans sa livraison du 17 mai 2010 alors que le premier ministre Mozito est interpellé au parlement, le softonline ne s’empêche pas d’écrire: »tout le monde connaît le savant mécanisme de corruption et d’enrichissement illicite. Celui par exemple qui se manifeste tant au centre des affaires avec d’innombrables immeubles gratte-ciel qui poussent à vue d’œil et qu’aucune logique économique n’explique, ni ne justifie. » Plus loin il continue: « Il reste que si ça vole trop souvent bas dans l’hémicycle, le débat de fond posé par nos Députés reste plein et entier. Par exemple, par quel mystère les ministres qui, semble-t-il, sont bien moins payés que les Députés, mènent-ils un si grand train de vie »? Un lecteur qui lit ces lignes peut facilement déduire que Kin-Kiey qui souvent publie ses articles sous des prête-noms, était en faveur de la motion qu’il soutenait sournoisement dont il ne se serait jamais gardé de voter contre.
Dans sa livraison du 13 mai 2010, le même journal qui avait déjà donné le ton, s’illustrant en donnant une véritable leçon de droit aux députés sur la vie privée et la vie publique, sur le rôle du député dans la défense des intérêts de son Parti ou ceux de ses électeurs, Muzito, Mabunda, sincèrement en lisant toutes ces publications, j’étais surpris que le débat dans notre pays quelque soient les ratés, ait pris la hauteur et ait atteint ce niveau de réflexion.
Dans sa publication du 20 Mai le softonline oublie toutes les belles leçons prodiguées quelque jours auparavant pour se focaliser sur le retrait de la motion par l’opposition pour cause de doublon et de retrait de signature par les » motionnaires. » La Honte. » faisait suite et contraste avec le discours de la veille, déçu par l’échec de la motion dont on attendait impatiemment les retombées.
Echec et mât il s’en prend contre ses collègues députés, signataires d’une déclaration par laquelle ils créaient le CLP au sein de l’AMP. Pourtant en suivant le cour magistralement professé quelques jours avant ces députés ne répondaient-ils pas rigoureuses exigences du Prof?
Le 4 Juin c’est le tour de l’homme qui voulait devenir président de la république article dans lequel Olivier Kamitatu avec ses amis est sans ménagement ramassé, trituré livré aux orties!
La lecture de cet article m’a fait revenir quelques années en arrière, évoquant avec précision la trahison de quelqu’un qui avait conduit à la mort les fameux « Martyrs de Pentecôte » dont, pour honorer leur mémoire, le grand stade de Kinshasa porte le nom.
Ce jeudi 4 Mai, le clou sera bien enfoncé cette fois avec une publication tonitruante de l’article sur le décès du Président de l’ONG la VSV Floribert Chebeya dans lequel le Soft semble perdre le sens de tout repère pour un journal responsable comme si quelqu’un était à l’affût d’une récompense derrière laquelle on courrait essoufflé, pour des services rendus.
Tous les feux du projecteurs tournés sur lui même le Soft s’illustre sans vergogne et toute honte bue, en s’érigeant en défenseur des autorités policières comme si ce journal tenait l’agenda des différentes personnalités qui sont de près ou de loin intéressées à cette tragédie. Sous couvert d’anonymat le journal s’attribue sans donner de détails en profondeur ni le sur contenu de ces différents messages échangés ni sur les personnes qui les auraient échangés. On cherche du sensas en tenant les gens en suspens quand c’est vraiment inutile. » Férus du ballon le président est allé à Bukavu et peut-être en Afrique du Sud en laissant des instructions strictes, on comprend bien le prix de la critique et de l’excellence!. Que chacun interprète selon son entendement et au président d’apprécier.
Eut-il était nécessaire à Numbi d’être à son bureau pour que Chebeya soit tué?
Que signifie une « enquête exclusivement RDcongolaise? Que présage-t-elle de bon si il n’ y a rien à cacher?
L’inspecteur Oleko avait-il besoin de mentir sur l’état physique du corps de Chebeya?
Sauf une enquête indépendante comme dans les investigations dans le meurtre de Harriri au Liban et Benazir Butto au Pakistan pourra donner toute la lumière sur les conditions du décès de Chebeya.
S’ériger en avocat doublé de Médecin légiste qui a trouvé la tirette du pantalon ouverte, des préservatifs, de davigra à côté du corps ouvre curieusement la voie par cette présentation machiavélique d’un décès survenu par infarctus, à la suite d’un usage abusif du divagra. tas de trucs qui sont nécessaires à une mise en scène pour déjà insinuer qu’il y a eu mort naturelle sont indignes d’être rapportées par un journal responsable que se veut le Soft. Chebeya, si il le voulait aurait pu amené sa dulcinée dans un des nombreux hôtels de la place, parce que vous le Soft le dit si bien, il n’était pas en manque d’argent. On a le sentiment que le journal nage entre deux eaux cherchant à manipuler l’opinion avec des arguments qui sont d’une légèreté déplorable pour un journal qui devait faire ses investigations. C’est une insulte à la mémoire du défunt. Le journal a distillé des informations en faisant des insinuations pouvant éconduire intentionnellement le lecteur.
Comme si on cherchait à protéger quelqu’un, ce journal ne pouvait même pas confirmer que le corps du chauffeur a été retrouvé où et dans quel état parce que cela aurait constitué un véritable travail de recherche. Il s’est contenté d’être le porte voix des policiers incriminés.
J’espère que l’on ne nous sortira pas le chauffeur vivant pour dire que c’est lui qui a tué son patron.
Faute de courage, on fait des appels des pieds au pouvoir qu’on égratigne quand celui-ci semble chavirer, et qu’on applaudit timidement quand tout semble aller tout en souhaitant la disparition du gouvernement dont on ne souhaite pas beaucoup la réussite.
Dans cette quête subtile et effrénée d’un geste providentiel ou présidentiel et ce selon, compensatoire des services rendus, ne vendez pas votre âme cher compatriote.
Ne soyez pas comme un chasseur de proie, qui ne sait pas si il doit tuer lui même sa victime ou alors de peur d’être reconnu, doit laisser ce soin lugubre aux autres mais pour le résultat qui serait toujours le même: la quête de participer au festin et au partage du gâteau.
Eric Malundama / Ontario
Africatime
Agence France Presse
Le Democrate Magazine
Merci mon frère pour votre analyse et je crois que le prostitué politique Tryphon est sans ignorer que son titre de prof prendra fin à la même date avec celui du pouvoirs « voyoucratique » de Kanambe et il serait frapper d’une interdiction de publier des articles même avec son journal de propagande de l’occupation. Tryphon, le grand prof de MASIMANIMBA est celui qui aime le pouvoir pour le pouvoir, l’origine ne l’interesse plus.