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	<title>congotribune.com &#187; Nouvelles Internationales</title>
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		<title>Italie-Naufrage du Costa Concordia: 40 personnes portées disparues après le naufrage du paquebot</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 09:44:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles Internationales]]></category>

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		<description><![CDATA[PORTO SANTO STEFANO, Italie (Reuters) &#8211; Plus de 24 heures après l&#8217;accident d&#8217;un paquebot italien au large des côtes de la Toscane, une quarantaine de personnes étaient toujours portées disparues. L&#8217;échouage puis le chavirage du Costa Concordia, qui avait quitté quelques heures plus tôt le port de Civitavecchia près de Rome pour une croisière d&#8217;une semaine vers Barcelone et Majorque, a fait vendredi soir au<br /><p class="readmore"><a class="more-link" href="http://congotribune.com/italie-naufrage-du-costa-concordia-40-personnes-portees-disparues-apres-le-naufrage-du-paquebot/">Lire la suite →</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://congotribune.com/2012/01/italie-naufrage-du-costa-concordia-40-personnes-portees-disparues-apres-le-naufrage-du-paquebot/le-paquebot-costa-concordia-en-grande-partie-immerge-le-14-janvier/" rel="attachment wp-att-5180"><img class="alignleft size-medium wp-image-5180" title="Le paquebot Costa Concordia en grande partie immergé, le 14 janvier" src="http://congotribune.com/wp-content/uploads/2012/01/Le-paquebot-Costa-Concordia-en-grande-partie-immergé-le-14-janvier-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>PORTO SANTO STEFANO, Italie (Reuters) &#8211; <strong>Plus de 24 heures après l&#8217;accident d&#8217;un paquebot italien au large des côtes de la Toscane, une quarantaine de personnes étaient toujours portées disparues.</strong><br />
<strong>L&#8217;échouage puis le chavirage du Costa Concordia, qui avait quitté quelques heures plus tôt le port de Civitavecchia près de Rome pour une croisière d&#8217;une semaine vers Barcelone et Majorque, a fait vendredi soir au moins trois morts &#8211; deux touristes français et un membre d&#8217;équipage péruvien &#8211; et 70 blessés, dont deux graves.</strong><br />
<strong>Des pompiers montés à bord du paquebot pour effectuer des recherches ont retrouvé dans la nuit de samedi à dimanche deux rescapés, un couple de Sud-Coréens qui étaient coincés dans une cabine, ont rapporté les médias italiens.</strong><span id="more-5179"></span><br />
Le commandant du navire, Francesco Schettino, a été arrêté samedi soir pour homicide involontaire, pour avoir provoqué un naufrage et avoir abandonné le navire, a fait savoir la police, selon laquelle il avait quitté le paquebot avant que tous les passagers n&#8217;aient été évacués.<br />
L&#8217;opérateur du navire, Costa Crociere, filiale de Carnival Corp &amp; Plc, la plus importante entreprise de croisière au monde, a déclaré que le Costa Concordia suivait sa route habituelle lorsqu&#8217;il a heurté un rocher submergé.<br />
Dans une interview à une chaîne de télévision, Francesco Schettino a affirmé que ce récif ne figurait pas sur les cartes marines de la région.<br />
Le président de Costa Crociere, Gianni Ororato, a indiqué que le commandant de bord avait &laquo;&nbsp;effectué une manoeuvre destinée à protéger les passagers et les membres d&#8217;équipage&nbsp;&raquo; mais &laquo;&nbsp;une soudaine inclinaison du navire a compliqué les choses&nbsp;&raquo;.<br />
On ignore toujours pourquoi ce paquebot de 290 mètres de long, sorti en 2005 des chantiers navals italiens Fincantieri Sestri, s&#8217;est échoué dans des eaux calmes si près du rivage.<br />
&laquo;&nbsp;Nous serons en mesure de le dire à l&#8217;issue de l&#8217;enquête. Il serait prématuré de spéculer là-dessus&nbsp;&raquo;, a déclaré Filippo Marini, porte-parole des gardes-côtes.<br />
PANIQUE A BORD<br />
Le paquebot avait déjà eu un accident et subi des dégâts, le 22 novembre 2008, heurtant alors un mur du port où il allait s&#8217;amarrer.<br />
L&#8217;accident de vendredi soir, au moment du dîner, a donné lieu à des scènes de panique. Certains passagers se sont jetés à l&#8217;eau.<br />
&laquo;&nbsp;J&#8217;étais sûre que j&#8217;allais mourir. Nous avons passé deux heures dans les canots de sauvetage à crier et à nous agripper les uns aux autres. Les gens essayaient de s&#8217;arracher les gilets de sauvetage. Nous n&#8217;avons pu en avoir que pour les enfants&nbsp;&raquo;, a raconté Antonietta Sintolli, une passagère en larmes, âgée de 65 ans.<br />
Une enquête a été ouverte pour homicide involontaire et les agences de presse italiennes indiquent que selon Luciano Nicastro, porte-parole de la garde-côte, le bateau s&#8217;est approché dangereusement du bord, &laquo;&nbsp;ce qui a probablement causé l&#8217;accident (&#8230;)&nbsp;&raquo;.<br />
Le navire de 114.500 tonnes s&#8217;est couché sur le flanc non loin du rivage, près de l&#8217;île de Giglio.<br />
Les 3.206 passagers &#8211; des Italiens mais aussi de nombreux étrangers parmi lesquels des Britanniques, des Français, des Allemands, des Espagnols et des Américains -, et les 1.023 membres d&#8217;équipage ont été évacués vers l&#8217;île de Giglio ou vers Porto Santo Stefano, sur la côte toscane, où ils ont été hébergés pendant la nuit de vendredi à samedi dans des écoles, des maisons et des églises.<br />
&laquo;&nbsp;Nous étions à table pour le dîner quand on a entendu un grand bruit. Je pense que nous avons heurté un récif. C&#8217;était la panique, les tables retournées, les verres qui volaient partout. Nous nous sommes précipités sur le pont et nous avons mis nos gilets de sauvetage&nbsp;&raquo;, a raconté Maria Parmegiano Alfonsi, une passagère, sur la chaîne de télévision Sky Italia.<br />
&laquo;&nbsp;La lumière s&#8217;est éteinte, tout le monde hurlait. On nous a dit de rester calmes, que ce n&#8217;était rien, juste un problème électrique&nbsp;&raquo;, a dit un autre passager.</p>
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		<title>Afrique du Sud: L&#8217;ANC fête ses 100 ans</title>
		<link>http://congotribune.com/afrique-du-sud-lanc-fete-ses-100-ans/</link>
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		<pubDate>Fri, 06 Jan 2012 12:27:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles Internationales]]></category>

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		<description><![CDATA[BLOEMFONTEIN (Afrique du Sud) (AFP) &#8211; (AFP) &#8211; L&#8217;ANC, le parti au pouvoir en Afrique du Sud, a entamé vendredi à Bloemfontein (centre) une fête de trois jours pour célébrer son centenaire qui doit culminer dimanche par un grand meeting avec une quarantaine de chefs d&#8217;Etat, mais sans Nelson Mandela. C&#8217;est dans une certaine confusion que le coup d&#8217;envoi des festivités a été donné sur un<br /><p class="readmore"><a class="more-link" href="http://congotribune.com/afrique-du-sud-lanc-fete-ses-100-ans/">Lire la suite →</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://congotribune.com/2012/01/afrique-du-sud-lanc-fete-ses-100-ans/anc_zuma-mandela-mbeki/" rel="attachment wp-att-5122"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-5122" title="Anc_Zuma-Mandela-Mbeki" src="http://congotribune.com/wp-content/uploads/2012/01/Anc_Zuma-Mandela-Mbeki-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>BLOEMFONTEIN (Afrique du Sud) (AFP) &#8211; (AFP) &#8211; L&#8217;ANC, <strong><em>le parti au pouvoir en Afrique du Sud, a entamé vendredi à Bloemfontein (centre) une fête de trois jours pour célébrer son centenaire qui doit culminer dimanche par un grand meeting avec une quarantaine de chefs d&#8217;Etat, mais sans Nelson Mandela.</em></strong></p>
<p><strong><em>C&#8217;est dans une certaine confusion que le coup d&#8217;envoi des festivités a été donné sur un terrain de golf où les dignitaires du parti apportaient une touche inhabituellement colorée à un lieu où tout rappelle encore l&#8217;ancienne société blanche qui domina le pays jusqu&#8217;en 1994.<span id="more-5121"></span></em></strong></p>
<p>Le vice-président Kgalema Motlanthe, qui devait ouvrir le tournoi, a déclaré forfait an dernier moment. Il a été remplacé au pied levé par la coordinatrice nationale du Congrès national africain (ANC), Baleka Mbete.</p>
<p>Arrivée dans une élégante robe africaine, Mme Mbete est réapparue après un rapide passage aux toilettes en pantalon de golf et polo aux couleurs du plus vieux &laquo;&nbsp;mouvement de libération&nbsp;&raquo; du continent, avant d&#8217;aller lancer les réjouissances dont elle a elle-même concocté le programme.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Le centenaire est extrêmement important parce que cent ans, dans la vie de toute personne, dans la vie de toute organisation, c&#8217;est clairement une marque de réussite&nbsp;&raquo;, a-t-elle déclaré à l&#8217;AFP.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Pour le peuple d&#8217;Afrique du Sud, que cette organisation (&#8230;) continue de montrer la voie dans cette ère de gouvernement, c&#8217;est vraiment quelque chose qui donne de l&#8217;espoir pour l&#8217;avenir&nbsp;&raquo;, a ajouté Mme Mbete.</p>
<p>Visiblement peu adepte des greens, Baleka Mbete a laissé à Andrew Mlangeni, vétéran de la lutte anti-apartheid et golfeur émérite, l&#8217;honneur de frapper le premier coup.</p>
<p>Mais une bonne partie des journalistes étaient déjà partis, lancés dans une infructueuse recherche du président Jacob Zuma, qui devait prendre la parole dans la township voisine de Bochabela. Avant de le trouver à Botshabelo, une autre cité noire à 40 km de là.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Nous sommes la plus vieille organisation du continent (africain). De nombreuses organisations ont été créées, sont nées, se sont imposées et ont péri, sont mortes, se sont effondrées. Pas l&#8217;ANC!&nbsp;&raquo;, y a lancé M. Zuma devant quelques centaines de personnes enthousiastes.</p>
<p><a href="http://congotribune.com/2012/01/afrique-du-sud-lanc-fete-ses-100-ans/anc-2/" rel="attachment wp-att-5124"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5124" title="Anc" src="http://congotribune.com/wp-content/uploads/2012/01/Anc1-300x160.jpg" alt="" width="300" height="160" /></a>La fête du centenaire du parti au pouvoir en Afrique du Sud devait se poursuivre vendredi soir par une veillée dans l&#8217;église où il fut fondé par une poignée de notables qui s&#8217;inquiétaient de la systématisation de la ségrégation dans le pays, le 8 janvier 1912.</p>
<p>Des &laquo;&nbsp;activités multiculturelles&nbsp;&raquo; &#8211;cérémonie de purification, sacrifice d&#8217;animaux, chants, danse&#8230;&#8211; sont au programme samedi.</p>
<p>Le président Zuma doit ensuite allumer une flamme du centenaire samedi à minuit (22H00 GMT), assister à une messe dans la matinée, puis prendre la parole l&#8217;après-midi dans le stade de la ville, avant un spectacle résumant les cent ans de l&#8217;ANC en cent minutes.</p>
<p>Le parti attend quelque 100.000 partisans dimanche, de même que des délégations de partis et organisations l&#8217;ayant aidé pendant sa lutte contre l&#8217;apartheid, ainsi qu&#8217;une quarantaine de chefs d&#8217;Etat.</p>
<p>de Bloemfontein.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il ne viendra pas, et nous ne l&#8217;attendons pas. (&#8230;) Il va bien, mais il est très, très vieux&nbsp;&raquo;, a indiqué à la radio publique SABC le secrétaire du mouvement Gwede Mantashe.</p>
<p>L&#8217;icône de la lutte contre l&#8217;apartheid, retiré depuis juillet dans son village du sud du pays, pourrait néanmoins enregistrer un message, selon Baleka Mbete.</p>
<p>Si le président zimbabwéen Robert Mugabe a déclaré forfait, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde, actuellement en visite en Afrique du Sud, devrait se rendre à Bloemfontein samedi pour rencontrer M. Zuma.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Europe : La Grèce face au diktat et au chantage</title>
		<link>http://congotribune.com/europe-la-grece-face-au-diktat-et-au-chantage/</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Nov 2011 02:56:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles Internationales]]></category>

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		<description><![CDATA[Le vaudeville tragique de l’Europe vire au déni de démocratie. Comme un gamin, avec le mépris et l’arrogance qui va avec, Angela Merkel la chancelière allemande et Nicolas Sarkozy le président français ont convoqué, hier, le premier ministre grec Georges Papandréou, en marge du G20 de Cannes. Le référendum sur l’aide européenne à la Grèce devrait avoir lieu le 4 décembre, a déclaré mercredi le Premier ministre<br /><p class="readmore"><a class="more-link" href="http://congotribune.com/europe-la-grece-face-au-diktat-et-au-chantage/">Lire la suite →</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://congotribune.com/2011/11/europe-la-grece-face-au-diktat-et-au-chantage/sarkozy-merkel/" rel="attachment wp-att-4803"><img class="alignleft size-medium wp-image-4803" title="sarkozy-merkel" src="http://congotribune.com/wp-content/uploads/2011/11/sarkozy-merkel-300x130.jpg" alt="" width="300" height="130" /></a>Le vaudeville tragique de l’Europe vire au déni de démocratie. Comme un gamin, avec le mépris et l’arrogance qui va avec, Angela Merkel la chancelière allemande et Nicolas Sarkozy le président français ont convoqué, hier, le premier ministre grec Georges Papandréou, en marge du G20 de Cannes. Le référendum sur l’aide européenne à la Grèce devrait avoir lieu le 4 décembre, a déclaré mercredi le Premier ministre George Papandreou, se disant confiant dans une victoire du « oui ».<span id="more-4802"></span></strong></p>
<p><strong>En réalité, si le « non » passe, la Grèce sort de l’euro. Dans son sillage, l’Europe et les banques plongeront. C’est la conséquence d’un manque de démocratie criard. En effet, lorsqu’un dirigeant européen est élu, il prend ses électeurs pour des cons en cédant son pouvoir à la Finance mondiale. Alors, parler de moralisation, de République irréprochable et tutti quanti est une escroquerie. Prendre ses électeurs pour des gobe-mouches est la règle. </strong></p>
<p><strong>L’Europe et le FMI refusent donc de verser les huit milliards d’euros prévue dans le premier plan de soutien avant la tenue d’un référendum, annoncé par Georges Papandréou. Un « non » des Grecs entrainerait un défaut de paiement. Ça paraît donc inévitable, car Athènes a besoin de ces liquidités avant mi-décembre pour payer ses fonctionnaires et ses pensions de retraite. Visiblement donc, les Grecs, si le « non » est plébiscité, auront préféré mourir debout que de vivre couché [coucher]. </strong></p>
<p><strong>Menace et ultimatum de la dictature de la Finance: « Nous ne voulons pas engager l’argent du contribuable européen, du contribuable français, du contribuable allemand, si les règles adoptées le 27 octobre ne sont pas respectées », a martelé Nicolas Sarkozy, lors d’une conférence de presse commune avec la chancelière Angela Merkel. Un chantage inacceptable. Demain le Portugal, l’Espagne et les Espagnols qu’on nommera Espingouins pour les moquer, l’Italie ? Hélas, la France n’est pas à l’abri, malgré les salmigondis de Nicolas Sarkozy à l’encontre de la Grèce…Ironie du sort: la Chine …menace de ne pas aider l’Europe et son euro.</strong></p>
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		<title>Mu‘ammar el-Qadhdhâfî meurt en habit de héros révolutionnaire: L’Afrique perd un des meilleurs de ses fils</title>
		<link>http://congotribune.com/mu%e2%80%98ammar-el-qadhdhafi-meurt-en-habit-de-heros-revolutionnaire-l%e2%80%99afrique-perd-un-des-meilleurs-de-ses-fils/</link>
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		<pubDate>Thu, 27 Oct 2011 12:49:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles Internationales]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec le dénouement somme toute macabre de la chute brutalement programmée du régime politique et institutionnel de la Jamahiriya, nettement marquée par l’exécution sommaire du colonel Mu‘ammar Qadhdhâfî, le film libyen dont le metteur en scène n’est rien d’autre que l’OTAN, pourrait être intitulé ‘‘La Libye qui pleure et la Libye qui rit’’ en raison du fait qu’il existe désormais un pays profondément divisé, lequel<br /><p class="readmore"><a class="more-link" href="http://congotribune.com/mu%e2%80%98ammar-el-qadhdhafi-meurt-en-habit-de-heros-revolutionnaire-l%e2%80%99afrique-perd-un-des-meilleurs-de-ses-fils/">Lire la suite →</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em><a href="http://congotribune.com/2011/10/mu%e2%80%98ammar-el-qadhdhafi-meurt-en-habit-de-heros-revolutionnaire-l%e2%80%99afrique-perd-un-des-meilleurs-de-ses-fils/kadhafi-mort-a-syrte/" rel="attachment wp-att-4752"><img class="alignleft size-medium wp-image-4752" title="kadhafi-mort-a-syrte" src="http://congotribune.com/wp-content/uploads/2011/10/kadhafi-mort-a-syrte-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Avec le dénouement somme toute macabre de la chute brutalement programmée du régime politique et institutionnel de la Jamahiriya, nettement marquée par l’exécution sommaire du colonel Mu‘ammar Qadhdhâfî, le film libyen dont le metteur en scène n’est rien d’autre que l’OTAN, pourrait être intitulé ‘‘La Libye qui pleure et la Libye qui rit’’ en raison du fait qu’il existe désormais un pays profondément divisé, lequel a perdu toute sa cohésion <span id="more-4751"></span>nationale et toute son intégrité politique. D’un côté, il y a des Libyens qui jubilent, à l’idée de la mort d’un personnage extravagant qui ne leur a pas accordé le moindre droit politique et la moindre liberté. De l’autre, se sentent endeuillés des partisans nostalgiques d’un régime politique progressiste qui a offert à ses ressortissants des avantages socio-économiques indéniables et des privilèges matériels sans nul pareil dans le reste du Continent.</em></strong></p>
<p>Par Joël Lévy<strong>*</strong></p>
<p>Depuis la proclamation de l’Afrique souveraine et indépendante, le scénario est toujours le même. Le décor, n’en parlons guère. Il est toujours là. Immuable. Planté indéfiniment, dans l’attente d’autres séries captivantes, alléchantes, ayant sans aucun doute le même fond. C’est-à-dire : ‘‘<em>le même thème et le même message</em>’’. Les personnages gardent toujours le même profil et le même esprit. Ils lisent sans se soucier le même script et gardent toujours le même accent. Ce qui accentue fortement le cynisme des personnages, le suspense et la passion des événements qui se déroulent à vive allure devant des spectateurs impulsifs devenus à leur tour des acteurs improvisés.</p>
<p>Le metteur en scène est toujours le même. Son thème favori : ‘‘<strong><em>La chute macabre du méchant loup</em></strong>’’ ne change pas d’un iota. Y compris le plan des images captées par le réalisateur, dont le poids engendre des passions incontrôlables. Il y a lieu de mentionner que la projection du film dégage toujours les mêmes émotions primaires et les mêmes sentiments bestiaux de la part de l’assistance inconsciente de la puissante manipulation médiatique. C’est, à n’en pas douter, du déjà-vu ! Sauf que les acteurs qui jouent malheureusement cette tartufferie, ont complètement changé de physionomie en raison des époques et des espaces où se déroulent impunément les scènes hystériques et les événements bouillonnants.</p>
<p>D’ailleurs, une chose est sûre, l’exécution sommaire de Mu‘ammar el-Qadhdhâfî ressemble, à s’y méprendre, à l’élimination physique du Héros congolais, Patrice Emery Lumumba, dont il fut un inconditionnel. Son assassinat programmé par l’establishment international n’est pas sans rappeler la mort brutale du Burkinabé Thomas Sankara et, surtout, l’exécution sommaire du Conducator des Carpates, <em>Nicolae Ceausescu</em>, à la suite d’un simulacre de procès couronnant l’insurrection populaire qui a eu raison de son régime autoritaire ou pouvoir sécuritaire.</p>
<p>En effet, les mains qui tuent dans ce genre d’opérations macabres, sont sans nul doute locales. Elles exécutent machinalement la volonté non pas du peuple dont elles ne reçoivent d’ailleurs aucun mandat justifié. Donc, les véritables commanditaires de ces crimes odieux, très souvent tapis dans l’ombre, sont assurément des puissances extérieures. Dans le cas très particulier et très singulier de la Libye, ces têtes pensantes étrangères sont américaines et britanniques à titre de scénariste et de metteur en scène. Celles-ci ont confié la réalisation de ce film libyen aux multiples rebondissements, à la Patrie des droits de l’Homme, la France, sous la gouverne du non moins Anglophile et Américanophile ‘‘<em>Nicolas Sarkozy Nagy de Bogçà</em>’’.</p>
<p>Il importe d’admettre que tous ces forfaits abominables ont réellement pour seule et unique finalité la mise sous tutelle des pays convoités, ayant en leur tête des dirigeants nationalistes qui ne veulent pas servir de marche-pied aux puissants intérêts internationaux. Dans le cas de la Libye, il s’agit d’un pays pétrolier et gazier dont la tête politique est en fait un électron libre qu’il faut nécessairement apprivoiser dans le cadre de l’exploitation capitaliste et néolibérale. Il s’agit d’un État qui s’est autoproclamé souverain et indépendant, dont l’idéal philosophique et la démarche politique consistent à libérer tout l’espace géographique et continental auquel il appartient, contre les griffes de l’oppression économique et culturelle extérieure, contre les serres de la domination politique et culturelle étrangère.</p>
<p>Ce faisant, la stratégie utilisée par les forces de l’OTAN pour agenouiller complètement la Libye de Qadhdhâfî considérée comme rebelle et, par conséquent, détruire toute capacité de résistance de l’État indépendant et souverain, s’inspire largement de la philosophie romaine de Scipion l’Africain. Elle s’inspire fondamentalement de la maxime fort célèbre de ce chef de guerre latin du III<sup>e</sup> siècle av. JC : ‘‘<strong><em>Delenda Carthago</em></strong>’’<a title="" href="#_edn1">[i]</a>. Comme si l’histoire se répétait sur les berges de la Mer Méditerranée, le Guide de la Jamahiriya avait prénommé un de ses enfants ‘‘<strong><em>Hannibal</em></strong>’’<a title="" href="#_edn2">[ii]</a>. [<em>Fait certainement prémonitoire</em>].</p>
<p>Ainsi, 2000 ans après ces conflits armés historiques qui consacrent d’ailleurs sur le terrain la suprématie maritime évidente de Rome sur les régions bordant la ‘‘<em>Mare Nostrum</em>’’, le colonel Mu‘ammar el-Qadhdhâfî totalement confiné au simple rôle de vaincu subit la même médecine martiale imposée par les descendants des belligérants romains que sont en réalité Américains, Britanniques, Canadiens et Français. Réduit au rôle méprisable de malheureux perdant joué, il y a deux millénaires par Hasdrubal Barca, il se voit appliquer impitoyablement la même philosophie destructrice et génocidaire sur ses illustres ancêtres : ‘‘<strong><em>Delenda Libya</em></strong>’’<a title="" href="#_edn3">[iii]</a>. Cela est d’autant plus vrai que les forces militaires de l’OTAN n’ont pas hésité à user [massivement] d’armes prohibées à base d’uranium enrichi, dont les dégâts pathologiques (effets morbides) sont forcément et extrêmement lourds pour la santé et l’intégrité de la vie humaine.</p>
<p>Il convient de souligner que la destruction complète de la Jamahiriya arabe libyenne assure de manière fort incontestable la suprématie de l’Occident en terre africaine. Elle assure, en fait, la domination irréversible de l’Europe sur l’Afrique. Aussi assure-t-elle de façon permanente l’hégémonie aussi bien politique, diplomatique et économique que culturelle et militaire de l’Union européenne sur l’Union africaine. Ainsi, l’espace continental africain se transforme, à son corps défendant, en province européenne. Il redevient l’arrière-cour de l’Occident comme l’a été jadis Carthage, une fois reconstruite, sous l’empire romain. <em>C’est-à-dire une simple province sans réelle et conséquente autonomie !</em></p>
<ul>
<li><strong><em>Joël Lévy est un journaliste indépendant</em></strong></li>
</ul>
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<p><a title="" href="#_ednref1">[i]</a> ‘‘<strong><em>Il faut détruire Carthage</em></strong>’’. Le comptoir de Carthage établi en Afrique du Nord par les Phéniciens correspond aujourd’hui à une grande partie de la Tunisie et à une infime portion de la Libye</p>
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<p><a title="" href="#_ednref2">[ii]</a> Ce qui n’est pas véritablement sans rappeler les épopées militaires de ce général et homme d’État carthaginois qui s’est vaillamment illustré lors de fameuses guerres puniques en franchissant avec ses guerriers les Pyrénées et les Alpes à dos d’éléphants, qui a copieusement battu les Romains à Trasimène (217) et à Cannes (216) mais qui fut, finalement, vaincu à Zama en 202.</p>
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<p><a title="" href="#_ednref3">[iii]</a> ‘‘<strong><em>Il faut détruire la Libye</em></strong>’’.</p>
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		<title>Le mariage homosexuel</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Oct 2011 11:28:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>redaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Nouvelles Internationales]]></category>

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		<description><![CDATA[Le monde connaît aujourd’hui une succession de bouleversements à un rythme vertigineux. Tous ces changements affectent logiquement notre façon de concevoir la vie, les relations intimes avec la Nature et l’Autre, notre prochain. Bref, notre façon de tisser des rapports avec notre environnement immédiat. D’ailleurs, l’homosexualité s’inscrit irréversiblement dans cette mouvance ou dynamique. Bien qu’il soit actuellement en vogue, ce phénomène social qui heurte de<br /><p class="readmore"><a class="more-link" href="http://congotribune.com/le-mariage-homosexuel/">Lire la suite →</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://congotribune.com/2011/10/le-mariage-homosexuel/58185359rad3efb5-jpg/" rel="attachment wp-att-4735"><img class="alignleft size-medium wp-image-4735" title="58185359rad3efb5-jpg" src="http://congotribune.com/wp-content/uploads/2011/10/58185359rad3efb5-jpg-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>Le monde connaît aujourd’hui une succession de bouleversements à un rythme vertigineux. Tous ces changements affectent logiquement notre façon de concevoir la vie, les relations intimes avec la Nature et l’Autre, notre prochain. Bref, notre façon de tisser des rapports avec notre environnement immédiat. D’ailleurs, l’homosexualité s’inscrit irréversiblement dans cette mouvance ou dynamique.<span id="more-4734"></span> Bien qu’il soit actuellement en vogue, ce phénomène social qui heurte de plein fouet les esprits, qui tétanise les consciences, qui choque très violemment, voire à l’extrême la morale ambiante, constitue-t-il à vrai dire une anomalie humaine, une atteinte à la Nature ou une destruction de l’humanité ? Quant à l’union légale entre deux personnes physiques de même sexe, naturellement assimilée au mariage, et qui en découle nécessairement, s’agit-il, en vérité, de la permissivité d’une perversion ou de la reconnaissance d’une liberté fondamentale ?</p>
<h2>Par Joël Lévy</h2>
<p>Après les Pays-Bas et la Belgique, le Canada connu pour son esprit de tolérance démocratique reconnaît, par un arrêt historique de la Cour suprême de justice, en l’occurrence le plus haut tribunal du pays, le « <em>mariage homosexuel</em> ». Bien que ce dispositif judiciaire ne contraigne les confessions religieuses à célébrer l’union entre deux personnes de même sexe, il y a lieu de remarquer que cette décision enjoint tout de même la Représentation politique, c’est-à-dire le Peuple canadien, de réécrire de fond en comble la définition de ce rituel pourtant séculaire, venant directement du fond des âges, pour le rendre conforme à la modernité ambiante. En d’autres termes, il appartient, à travers cet exercice, aux seuls Représentants du Peuple de rendre cette institution au cœur de la Vie conforme à l’évolution de la société, c’est-à-dire des mentalités.</p>
<p>Force est de constater que cette décision a normalement pour effet de reconnaître l’existence d’une communauté autant<em> </em>«<em> particulière </em>»<em> </em>que<em> </em>«<em> singulière</em> », sans doute « <em>marginale</em> ». Aussi a-t-elle pour effet d’affirmer que cette catégorie d’individus a le droit de vivre normalement, comme elle entend, que ses us et coutumes ne portent pas atteinte à la morale sociale, que ses comportements et attitudes (<em>faits et gestes</em>) n’enfreignent pas la loi, et qu’à ce titre, ils ne sont nullement contraires à l’ordre public. En réalité, cet arrêt de la Cour suprême de justice a pour effet de « resocialiser » [<em>intégrer</em>] ce groupement humain par le truchement du droit sacré à la différence et aussi des libertés existentielles reconnues à tous les citoyens, sans exception aucune. Il convient de mentionner que celui-ci n’a pas manqué de susciter comme d’habitude et surtout dans ce genre de scénarii, une avalanche de passions déchaînées, opposées, contradictoires, hostiles à la lisière de la frénésie paranoïaque voire du délire narcissique.</p>
<p>Mais, qu’y a-t-il vraiment derrière cette lutte pour la reconnaissance des droits propres aux gays et lesbiennes ? En d’autres termes, quel est réellement l’enjeu du mariage homosexuel notamment dans la civilisation humaine actuelle, <em>faut-il le dire</em>, essentiellement dominée par les valeurs occidentales ? Par conséquent, que vise-t-on principalement en opposant systématiquement les hétérosexuels qui sont majoritaires et dont les droits découlent de la <em>Nature</em> aux homosexuels pourtant minoritaires dont les droits relèvent de la <em>culture</em> ?</p>
<p>D’entrée de jeu, il importe de souligner que le « <em>mariage</em> » est un rituel social qui sert à unir deux personnes dans le but de fonder une famille, c’est-à-dire une entité sociale composée du père de sexe masculin, de la mère du sexe féminin et des enfants qui peuvent être soit d’un même sexe, soit de sexe opposé. Celui-ci implique bien entendu la cohabitation, l’assistance mutuelle et en définitive « <em>les relations charnelles entre le père et la mère</em> » dont la finalité est la procréation en tant qu’aboutissement de l’Amour entre les deux mariés. En réalité, le mariage en tant qu’institution sociale et séculaire dépasse de loin le seul aspect matériel et le seul cadre de l’union entre deux individus.</p>
<p>En effet, cette coutume sociale est d’abord et avant tout la <em>réglementation des rapports sexuels</em> au sein d’une communauté faite d’hommes et de femmes en vue d’assurer la rotation des générations futures. Ce qui veut dire que le mariage en tant qu’union entre deux personnes de sexe opposé ou différent est au cœur de la procréation. En tant qu’institution, il est au centre de la reproduction de l’espèce humaine. Donc, la première mission du mariage est d’assurer la perpétuation du groupe social. En d’autres termes, sa finalité est la transmission de la Vie. Ce que « <em>n’observe pas</em> » forcément le mariage homosexuel dicté en réalité beaucoup plus par l’accomplissement de certains phantasmes et le simple partage des plaisirs physiques.</p>
<p>Ensuite, le mariage en tant que rituel, pratique, coutume et usage observés par les humains au fil des âges, a permis à l’humanité de pacifier les relations entre l’homme et la femme, d’une part. Et, d’autre part, il a permis d’harmoniser les liens entre les groupes et communautés d’individus. En effet, à une époque plus avancée de l’histoire humaine où les communautés étaient réellement de petite taille, composées de moins de dix personnes, la femme se faisait souvent chasser à l’image d’un gibier par l’homme mû par l’idée de se reproduire et d’affirmer sa virilité et sa puissance physique. Celle-ci se faisait parfois arracher par son pair masculin au péril de sa vie si elle refusait de se joindre au groupe qui l’a conquise au terme d’âpres luttes, de violentes batailles. En réalité, cette chasse à la femme qui représentait un trésor dont le prix était réellement inestimable, se terminait fatalement par des morts. Elle se terminait très souvent par de graves séquelles physiques administrées aux hommes ayant effectivement pris part à ces combats d’une virilité et d’une férocité extrêmes. Ce qui ne permettait pas finalement au groupe de se multiplier.</p>
<p>Comme des communautés entières, quoi que de taille minime, étaient décimées par l’obsession prédatrice de l’homme voire disparaissaient du fait de la cruauté ces combats de survie, le mariage a permis d’apprivoiser la nature belliqueuse de l’individu. En effet, l’observance de cette coutume l’astreignit à une pratique lui permettant de sauver sa vie propre et même celle des autres, c’est-à-dire la vie du partenaire féminin qui devient membre de son groupe et des autres prétendants possibles. Toutefois, à cette époque immémoriale, le déséquilibre démographique était d’ailleurs nettement défavorable à l’égard de la femme d’autant plus qu’elle était partagée entre trois ou quatre mâles adultes, c’est-à-dire en âge de procréer. Cette pacification par le mariage entre les groupements humains a positivement contribué à la massification démographique des communautés d’individus. Ce qui, par conséquent, revient à dire que le mariage en tant qu’institution au cœur de la reproduction et surtout de la survie de l’espèce humaine ne doit nullement être traité à la légère, ni galvaudé pour assouvir des phantasmes pathologiques propres à des groupes particuliers.</p>
<p>En outre, le mariage ne peut aucunement se concevoir sans la famille, c’est-à-dire entité de base qui assure pleinement l’intégration de l’individu dans la société. En d’autres termes, la famille composée du père, de la mère et des enfants, est le cadre psychologique qui garantit fondamentalement l’éclosion de la personnalité par le biais de l’éducation et de la morale conférées à l’individu. En effet, c’est à travers cette entité que les membres acquièrent les principes qui déterminent leur cheminement dans la société. C’est à travers elle que ces derniers ingurgitent et maîtrisent nombre de valeurs fondamentales telles que la solidarité, la fraternité, le respect sacré de la vie et des autres membres du groupe, etc. Par conséquent, la famille a une portée initiatique indéniable dans la construction de la personnalité d’un être humain : c’est par son biais que les individus s’initient [s’exercent] pratiquement à la vie.</p>
<p>Il convient d’admettre que dans le contexte actuel de la civilisation humaine, d’ailleurs foncièrement dominée par des valeurs occidentales, la famille en tant qu’entité de base pour l’éclosion de l’individu n’existe pratiquement plus. Celle-ci a été liquidée de plusieurs manières. Bien des facteurs sociaux y ont contribué : l’affaissement de l’autorité paternelle au profit de l’autorité parentale, l’absence de communication entre les parents et leurs progénitures relative à la surcharge du travail professionnel, l’accroissement exponentiel du divorce voire de l’union libre communément désignée « <em>concubinage</em> », la fabrication tous azimuts voire même artificielle des modèles sociaux par des industries cinématographiques et les milieux du divertissement populaire, la permissivité de l’adultère qui n’est plus légalement une cause de divorce dans la société, etc.</p>
<p>Avec l’explosion brutale du phénomène divorce dans le sillage des mouvements féministes, apparaît, en vérité, un nouveau type de familles dont la réalité sociale est très souvent difficile : la « <em>famille monoparentale</em> ». Celle-ci est composée soit d’un père, soit d’une mère qui se débrouille seule avec une ribambelle d’enfants conçus lors d’un premier mariage. Le drame le plus souvent rencontré dans cette famille « <em>atypique</em> » est que les rejetons connaissent une multitude de problèmes d’adaptation (<em>dont l’échec scolaire</em>) liés à l’éclatement non désiré voire mal vécu de ce cadre psychologique qu’est la famille. Comme cette entité de base a pour rôle de procurer la sécurité à tous ses membres, l’absence d’affection, qu’elle soit maternelle ou paternelle ressentie d’ailleurs par les enfants à titre de victimes, explique naturellement la démission au niveau de leur personnalité. Avec tout ce que cela implique, à dire vrai, en termes de comportement social (délinquance, criminalité, prostitution, décrochage scolaire, illettrisme, analphabétisme, etc.).</p>
<p>Par conséquent, qu’en sera-t-il exactement des enfants vécus sous l’emprise des couples homosexuels ? Quand bien même ils pourraient être choyés, affectionnés par leurs parents, quels types d’êtres seront-ils ? Seront-ils à l’image des enfants issus d’un environnement familial stable et sécuritaire, élevés normalement dans un cadre psychologique composé des deux individus de sexe différent ?</p>
<p>Néanmoins, ce qui est sûr, il est de plus en plus acquis que la civilisation actuelle fondée sur le matérialisme et l’esclavage de l’homme aux plaisirs physiques, tend à fabriquer, pour assurer sa pérennité, un type d’individus dénués de principes et de moralité sociale. Donc, ce nouveau genre d’êtres totalement flexibles, c’est-à-dire à la merci des plaisirs sensoriels ou prisonniers de leurs sens physiques, se conduisant comme des robots, doit être malléable à toutes les sauces dictées par des intérêts sociaux. Cela est d’autant plus vrai que se réclamer des principes ou règles fondamentales pour se diriger dans cette existence matérielle est considéré aujourd’hui carrément comme relevant inéluctablement de l’anachronisme ou de l’anti-modernité.</p>
<p>Est-ce pour cette raison que les « <em>religions</em> » en tant que systèmes censés conférer aux individus des principes directeurs, sont systématiquement combattues sous prétexte qu’elles polluent la conscience humaine, qu’elles emprisonnent l’esprit humain, qu’elles bâillonnent la liberté, donc l’épanouissement de l’être ? En effet, il est tout à fait troublant, manifestement déconcertant de constater qu’au même moment où l’Église est présentée insidieusement aux yeux de l’opinion publique comme une véritable institution de pédophiles, comme un vrai nid d’abuseurs sexuels d’enfants, l’homosexualité qui est catégoriquement rejetée dans la Sainte Bible comme <em>une dérive satanique</em><a title="" href="#_edn1">[i]</a>, comme une perversion de l’Amour divin, est valorisée dans la société. Est-ce le fruit d’un simple hasard ou une coïncidence fortuite ? Est-ce le fruit d’une manipulation bien orchestrée en vue d’affaiblir dès le départ la voix et la crédibilité de la Sainte Église dans le débat provoqué par la reconnaissance des droits homosexuels ?</p>
<p>Ce qui est clair, la tolérance manifestement affichée aujourd’hui par les pouvoirs publics à l’égard des gays et lesbiennes, notamment dans les États occidentaux, est indubitablement dictée par des considérations essentiellement économiques. En effet, cette communauté a priori <em>atypique</em>, a fortiori <em>marginale</em>, dispose en Occident d’un poids économique indéniable. C’est cette puissance financière qui lui confère en réalité des droits démocratiques au point de réclamer l’application du principe sacro-saint d’équité ou d’égalité avec des hétérosexuels. En raison de son poids démographique constant et son influence grandissante dans la société, ce groupe humain que l’on doit nécessairement courtiser en vue d’engranger des voix, devient ipso facto un enjeu électoral auquel il faut satisfaire à tout prix. Au nom de la liberté, de la justice voire même du progrès social, cette communauté a sensiblement l’oreille attentive des mouvements progressistes et libéraux. Celle-ci reste profondément à l’écoute des partis résolument de gauche. Contrairement aux organisations de droite qui se réclament souvent des valeurs conservatrices.</p>
<p>Il appert que le pouvoir économique et financier confère désormais des droits constitutionnels et des libertés publiques fondamentales à une communauté ou un groupement d’individus dans la morale politique occidentale aux dépens de la tradition et des usages historiques. Comme d’ailleurs à l’époque des privilèges censitaires où le droit de vote s’acquérait aisément par l’argent. Puisqu’il en est vraiment ainsi des gays et lesbiennes, l’on comprend nettement mieux pourquoi les États industriels du Nord, dits<em> civilisés et libres</em>, très fortement imprégnés de la logique commerciale ou mercantiliste, entretiennent sur le plan international des dictatures brutales dans le monde. En raison des détournements pathologiques de fonds publics pour alimenter le trésor de tous ces pays et le système financier mondial, ces autocraties despotiques ou régimes tyranniques qui font litière des principes démocratiques et des droits humains fondamentaux, sont en réalité des poisons délibérément inoculés dans le développement économique et social du Tiers-Monde.</p>
<p>Par ailleurs, l’enjeu des mariages homosexuels n’est pas seulement économique, social voire politique mais il est également scientifique. En réalité, il constitue un grand défi technologique pour le monde du 21<sup>e</sup> siècle. En effet, il est de plus en plus clairement établi que la reconnaissance légale des couples gays et lesbiens au même titre que l’union entre les hétérosexuels ouvre royalement la voie à la légalisation de la pratique de clonage humain. Celle-ci est sustentée, motivée par des raisons de reproduction et de survivance de l’espèce humaine et non plus par des fins médicales ou thérapeutiques.</p>
<p>Comme cette catégorie d’individus de même sexe et vivant ensemble ne peut pas pratiquement se reproduire, en d’autres termes procréer naturellement, c’est-à-dire avoir des enfants par voie naturelle d’accouplement, le mariage homosexuel devient incontestablement la seule manière d’imposer à l’opinion publique cette culture scientifique et même technique logiquement basée sur la reproduction des espèces, en l’occurrence l’espèce humaine<a title="" href="#_edn2">[ii]</a>. Toute la question est de savoir, au-delà des problèmes d’éthique que pose substantiellement cette technologie reproductive, le type d’esprit ou d’âme que pourraient revêtir les êtres issus de cette technique de reproduction ! Sur le plan scientifique, une chose est au moins sûre et certaine : le clone est la copie conforme, c’est-à-dire le jumeau parfait de la personne qui s’astreint à cette pratique. S’il en est ainsi, auront-ils le même esprit ou la même âme ? En d’autres termes, disposeront-ils d’une même personnalité, c’est-à-dire une même identité animique ?</p>
<p>Force est de reconnaître qu’avec l’officialisation des mariages homosexuels, un grand pas vient d’être franchi par l’être humain aux dépens des Écrits sacrés qui ont fondé toute son existence et toute sa civilisation, et par ricochet la survie de son espèce. Comme cela a été pratiquement le cas avec l’expulsion de Dieu de la conscience humaine au nom d’une prétendue liberté. Comme cela été le cas avec la permissivité de l’adultère qui n’est plus une cause de divorce et qui est surtout à la base de la prolifération des clubs d’échangistes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Avec une telle avancée historique, que l’humanité ne s’étonne nullement ! Car, il se trouvera effectivement un jour que l’inceste aujourd’hui totalement réprouvé par la morale sociale soit présenté et même décrété par ses défenseurs acharnés comme une meilleure façon de vivre (<em>la culture</em>) et même une réelle manière de perpétuer la Vie (<em>la Nature</em>). Si ce jour arrivait, l’humanité ne devrait pas faire son deuil. D’autant plus qu’elle a déjà entamé sa propre déchéance, c’est-à-dire sa propre destruction, et ce depuis bien longtemps. Si jamais cela arrivait, quelles qu’en soient vraiment les circonstances, ce phénomène devrait être effectivement considéré comme l’achèvement pur et simple de l’être humain. Il devrait être considéré comme le dernier coup de grâce que l’on administre à un condamné à mort… À cet égard, nos ancêtres homo sapiens ou homo faber, homo erectus ou homo habilis, y compris homo florensis découvert récemment sur l’Ile de Java en Indonésie ou l’australopithèque, seront-ils réellement fiers de nous ?</p>
<div><br clear="all" /></p>
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<p><a title="" href="#_ednref1">[i]</a> 1 Corinthiens, 6 : 9</p>
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<p><a title="" href="#_ednref2">[ii]</a> La promotion de la culture gay et lesbienne rentre dans la stratégie de limitation stricte des naissances dans le monde. Cette diminution de la démographie humaine pour une meilleure gestion des ressources planétaires a été préconisée et défendue par l’économiste britannique des 18<sup>e</sup> et 19<sup>e</sup> siècles Thomas Robert Malthus. Dans son ‘‘<strong><em>Essai sur le principe de population</em></strong>’’ paru en 1798, il présente l’augmentation de la population comme un danger pour la subsistance du monde et recommande la restriction volontaire des naissances (<strong><em>le malthusianisme</em></strong>).</p>
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		<title>Qui est le colonel Mouammar-el-Kadhafi ? Le Robin des Bois des temps modernes</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Oct 2011 11:20:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>redaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Hommage, Honneur et Respect au Guide de la Jamahiriya arabe libyenne Le texte ci-dessous a été publié pour la première fois en 1999 en vue de saluer le trentième anniversaire de la prise du pouvoir par le Guide de la Jamahiriya arabe libyenne, le colonel Mouammar-el-Kadhafi à Tripoli. Par rapport à la version initiale, il a été quelque peu remanié au niveau de la formulation<br /><p class="readmore"><a class="more-link" href="http://congotribune.com/qui-est-le-colonel-mouammar-el-kadhafi-le-robin-des-bois-des-temps-modernes/">Lire la suite →</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><strong>Hommage, Honneur et Respect au Guide de la Jamahiriya arabe libyenne</strong></p>
<p><a href="http://congotribune.com/2011/10/qui-est-le-colonel-mouammar-el-kadhafi-le-robin-des-bois-des-temps-modernes/2011-02-13t231938z_514946091_gm1e72e0kf701_rtrmadp_3_libya_0/" rel="attachment wp-att-4730"><img class="alignleft size-medium wp-image-4730" title="2011-02-13T231938Z_514946091_GM1E72E0KF701_RTRMADP_3_LIBYA_0" src="http://congotribune.com/wp-content/uploads/2011/10/2011-02-13T231938Z_514946091_GM1E72E0KF701_RTRMADP_3_LIBYA_0-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>Le texte ci-dessous a été publié pour la première fois en 1999 en vue de saluer le trentième anniversaire de la prise du pouvoir par le Guide de la Jamahiriya arabe libyenne, le colonel Mouammar-el-Kadhafi à Tripoli. Par rapport à la version initiale, il a été quelque peu remanié au niveau de la formulation de certaines phrases et de l’accouchement de certaines idées complémentaires, avec en prime de petits ajouts. Toutefois, sans pour autant trahir le fond originel qui reste dans l’ensemble similaire. Donc, celui-ci demeure essentiellement intact.<span id="more-4729"></span>Vu sa dimension historique et politique, ce texte est rediffusé sur la toile internet afin de rendre solennellement hommage à ce grand et digne fils de l’Afrique révolutionnaire, dont le nom mythique s’ajoute malheureusement au long martyrologe du Continent meurtri et mutilé par les puissances occidentales et dont font partie Patrice Emery Lumumba, Amilcar Cabral, Thomas Sankara, etc. Force est d’admettre qu’en plus d’être doublement le père incontestable et l’initiateur incontesté de l’Union africaine (UA), le leader libyen fut à n’en pas douter le plus grand pourvoyeur du Continent. Il épongeait les dettes financières des pays africains en défaut de paiement auprès des organisations internationales et continentales. Il construisait des infrastructures (écoles, hôpitaux, routes, salles de conférence, etc.) dans des États mal lotis ou mal équipés. Sans compter qu’il a nettement offert, en 1997, à l’Afrique un satellite de télécommunication pour ne plus dépendre éternellement des puissances colonialistes et impérialistes et, par voie de conséquence, renforcer son indépendance technologique. Sans compter qu’il inspira la création d’une Banque centrale africaine et se proposa de capitaliser cette institution financière avec des fonds libyens pour que les États du Continent cessent de quémander définitivement aux bailleurs de fonds extérieurs que sont la Banque mondiale (BM), le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne (UE).</p>
<h1></h1>
<h1 align="center">Maghreb</h1>
<p><strong> </strong></p>
<p>Le 1<sup>er</sup> septembre 1969, la monarchie archaïque et féodale du roi Idriss 1<sup>er</sup> est déposée sans coup férir par un groupe de « <em>jeunes officiers libres </em>» de Tripoli majoritairement gradués à l’École militaire de Benghazi. Totalement convaincus et animés des idées progressistes et panafricanistes du héros égyptien Gamal Abdel Nasser, ces militaires modernistes ouvrent à leur État – <em>la Libye </em>– une nouvelle ère (la prospérité économique), de nouveaux horizons (l’essor industriel, le développement humain et l’expansion sociale). Le 8 septembre, leur chef <em>Mouammar-el-Kadhafi </em>qui est un jeune colonel aux convictions flamboyantes, au ton résolument ferme, au physique soigné et impeccable, prend officiellement les rênes du pays. Il est, à n’en pas douter, le principal artisan du miracle libyen qui place son pays désertique dans la cour très respectée des Nations développées.</p>
<p>À l’occasion du trentième anniversaire que commémorent avec dignité et fierté tous ses compatriotes, le vénérable Guide suprême de la Jamahiriya (<em>État des masses</em>) voudrait sérieusement faire bénéficier à son Continent tragiquement meurtri par la famine, les épidémies et les guerres civiles fratricides, des dividendes de la réussite de son pays (<em>le miracle libyen</em>). Dans cette optique, le chef de l’État libyen compte naturellement reprendre son bâton de pèlerin afin de promouvoir coûte que coûte l’idée de constitution politique des États-Unis d’Afrique qu’il appelle de tous ses vœux, <em>tel un prophète illuminé par la grâce divine</em>. En effet, la création d’un tel espace de prospérité commune, d’expansion économique et d’essor social permettrait, selon ses propres dires, de contrecarrer l’hégémonisme occidental, d’extirper définitivement de l’Afrique les stigmates et les résidus cancérigènes du sous-développement endémique et chronique. Bref éradiquer les effets pervers du ‘‘(néo)colonialisme et de l’impérialisme’’.</p>
<p>Mais, au-delà de son discours idéologique qui tranche par sa fermeté, par son dynamisme et par sa vérité, quel personnage se cache indubitablement derrière ce natif de Syrte devenu par vocation homme d’État, défenseur des opprimés et fidèle serviteur de son Continent, de son Peuple et de … Dieu ?</p>
<p><strong> </strong>Par Joël Lévy*</p>
<h3>Le Guide de la Jamahiriya libyenne Mouammar-el-Kadhafi a vu le jour en juin 1942. Quand il lance ses premiers cris une fois sorti des entrailles maternelles, la deuxième guerre mondiale embrase déjà la quasi-totalité des pays de la planète Terre. Cette conflagration armée qui dresse Nations contre Nations, décime complètement l’humanité dans tout ce qu’elle a de plus précieux : ‘‘<em>la Vie et la liberté</em><em>’’</em>. À ce moment pathétique, la Libye qui est un territoire maghrébin militairement occupé par le ‘‘Duce’’ Benito Mussolini allié à la machine de guerre nazie, fait tragiquement les frais du délire fasciste italien.</h3>
<h3>À l’image de la plupart des messies qui prônent moralement et spirituellement la défense de leurs congénères asservis, le colonel Mouammar-el-Kadhafi est né dans une famille bédouine très modeste et très pieuse. Celle-ci n’a qu’une seule richesse à partager : ‘‘<em>l’amour du prochain et la foi en Dieu (Allah)</em><em>’’</em>. Éduqué dans la rigueur des préceptes coraniques et dans le strict respect de la tradition islamique, le jeune Kadhafi traîne dans tous ses bagages intellectuels, spirituels et moraux cette perception du monde héritée précocement de ses tendres parents et fondée essentiellement sur la soumission au Père Céleste et l’égalité entre les hommes. Cette vision qui continue de le hanter, constitue en réalité le ferment de sa pensée, le socle de son action politique et sociale consignée dans le petit livre vert de la Jamahiriya.</h3>
<h3>Dès son jeune âge, d’aucuns diraient sa tendre enfance, Mouammar-el-Kadhafi se révolte déjà contre l’ordre établi fondé sur les artifices culturels et non sur la nature. Il se rebelle surtout contre les multiples injustices qui caractérisent, à n’en pas point douter, autant la société libyenne que la planète tout entière. En effet, le futur chef de la révolution populaire et socialiste de Tripoli s’insurge très violemment contre les inégalités sociales, contre l’oppression des plus faibles par des plus grands et plus riches. Il rejette, également, du revers de la main l’ordre bipolaire et rigidifié de Yalta, lequel est directement issu de la guerre froide. Ce dernier favorise, tous azimuts, le développement des appareils de contrainte redoutables dans la plupart des pays du Tiers Monde afin de pérenniser l’asservissement et le colonialisme et, par voie de conséquence, d’assurer la consolidation de l’impérialisme sous toutes ses formes.</h3>
<h3>À cet égard, Kadhafi prône inlassablement la troisième voie : ‘‘<em>celle de la liberté</em><em>’’</em>. Par conséquent, il promeut la liberté de l’homme esclave du matérialisme abject, de son Peuple victime du féodalisme archaïque, de son Continent complètement mutilé par les appétits mesquins du colonialisme occidental et de tous les opprimés de la terre meurtris par un ordre international injuste. Pour concrétiser cette doctrine politique, le Guide libyen se pose sans tarder en chantre de l’unité et de la justice. De ce fait, il aide tous les peuples opprimés à défaire le joug de la domination, de l’exploitation et de l’asservissement. Ce geste dont la noblesse est appréciée par la majorité des Peuples d’Afrique voire du monde entier, lui permet de se poser incontestablement en rempart de l’indépendance et de la souveraineté du Continent face aux appareils d’oppresseurs coloniaux et impérialistes.</h3>
<h3>Depuis le démantèlement de la guerre froide indubitablement symbolisé par la destruction du mur de Berlin en 1990, l’espace géographique africain est, par ailleurs, confronté à une kyrielle de brasiers conflictuels. Tous ces affrontements armés d’une violence inouïe sont artificiellement créés et alimentés par de multiples intérêts internationaux dans le dessein de favoriser leur mainmise sur toutes ses richesses autant naturelles et minérales que précieuses et stratégiques. Pour mettre fin à cette stratégie de pyromanie, d’incendie dont les souffleurs de braise sont incontestablement les chefs de guerre fabriqués de toutes pièces par les multinationales, le colonel Mouammar-el-Kadhafi devient contre toute attente ‘‘<em>le Prince de la paix</em>’’. À ce propos, nombre de tenants de la Communauté internationale n’apprécient nullement ce nouveau rôle politique que s’est manifestement auto-attribué le Guide suprême de la Jamahiriya libyenne. En effet, ceux-ci rêvent toujours de le marginaliser, de le bâillonner. Ils rêvent toujours – <em>ce qui constitue inlassablement leur obsession majeure</em> – de le mettre sempiternellement au ban des Nations.</h3>
<h3>L’Apôtre de l’unité</h3>
<p>Contrairement aux différentes figures historiques du panafricanisme (<strong><em>le Bissau guinéen Amilcar Cabral, le Ghanéen Kwame Nkrumah, le Congolais Patrice Emery Lumumba et l’Égyptien Gamal Abdel Nasser</em></strong>) ou du panarabisme (<strong><em>le Tunisien Habib Bourguiba, le Libanais Michel Aflak du parti Baath</em></strong>), le colonel libyen Mouammar-el-Kadhafi ne mène pas directement de front une lutte contre le régime colonial. En réalité, celui-ci combat le système néocolonialiste sous le couvert duquel s’infiltre par effraction l’impérialisme. S’il les rejoint tous sur le plan du discours politique et de l’idéologie, le Guide suprême de la Jamahiriya s’éloigne d’eux, toutefois, sur le plan stratégique et méthodologique.</p>
<p>En effet, au niveau de la rupture épistémologique avec le système colonial occidental, Kadhafi prône l’unité de l’Afrique. Pour ce faire, le dirigeant libyen prône la constitution politique d’une fédération des États d’Afrique inspirée du modèle américain. Sur ce terrain, il rejoint Kwame Nkrumah. En effet, pour émasculer le colonialisme sur le plan africain, le leader panafricaniste ghanéen promeut la mise en place d’un gouvernement continental. Celui-ci aurait pour mission d’inciter et d’aider les différents pays à mettre en commun leurs ressources et de redistribuer les richesses du Continent entre les divers Peuples. Au moment où il accouche sur papier de tous ses idéaux dans les années quarante, le Grand Ghanéen devance déjà le projet de constitution du marché économique commun européen conçu, élaboré par le Français Maurice Schuman.</p>
<p>D’ailleurs, pour mettre en pratique toutes ses théories, le Ghana sous la direction du président Kwame Nkrumah s’associe à la Guinée-Conakry dont les destinées politiques et idéologiques sont présidées par Ahmed Sékou Touré. Cette union d’État entre le Ghana et la Guinée tombe rapidement en désuétude avec le putsch militaire qui renverse l’ordre politique et constitutionnel incarné à Accra par Nkrumah. Force est de constater que ce coup d’État intervient pendant qu’il est en voyage officiel en Chine.</p>
<p>Convaincu de la nécessité de l’unité du Tiers-Monde, Kadhafi fait quelques tentatives d’union en direction aussi bien des pays africains du Maghreb que des États progressistes du Proche-Orient. Dans le dessein de créer une nationalité arabe, la Libye forme une union d’État avec la Tunisie, le Maroc et l’Égypte en Afrique du Nord. Elle forme également une union d’État avec la Syrie au Proche-Orient. Toutes ces unions se soldent malheureusement par un échec cuisant pour la Libye. D’autant plus que les différents partenaires du régime politique de Tripoli craignent de voir s’imposer un impérialisme libyen incarné par le colonel Mouammar-el-Kadhafi au détriment de leurs pouvoirs politiques et régimes institutionnels respectifs souvent inféodés à l’ordre international.</p>
<p>En Afrique noire, la Libye perd momentanément pied au début des années quatre-vingt dès lors qu’elle décide de s’engager militairement dans le conflit tchadien pour récupérer la bande d’Aouzzou, une région frontalière très riche en uranium. Mais, Tripoli bénéficie, aujourd’hui, des préjugés favorables au Sud du Sahara, notamment dans la région des Grands Lacs africains et dans la corne de l’Afrique depuis que le Guide libyen intensifie une diplomatie activiste afin de mettre un terme aux différents affrontements armés qui assaillent malheureusement le Continent africain. De ce fait, ce dirigeant progressiste apparaît comme un maillon indispensable dans la résolution des conflits.</p>
<p>En vérité, depuis l’adoption de l’embargo par le Conseil de sécurité de l’ONU en 1992 sous la pression conjuguée des États-Unis d’Amérique et de la Grande-Bretagne pour manquement à la livraison des deux présumés auteurs d’attentat contre un avion de la PANAM au-dessus de Lockerbie (Écosse), les pays d’Afrique noire qui ont naturellement permis à Tripoli de contourner cette mesure internationale, intéressent énormément le colonel Kadhafi. À cet égard, il importe de souligner que la Jamahiriya libyenne invente ‘‘<strong><em>une citoyenneté africaine</em></strong>’’. D’après une note informative d’ailleurs destinée par les autorités politiques de ce pays pétrolier du Maghreb à tous les gouvernements du Continent, ‘‘<em>tout ressortissant africain qui vit sur le sol du territoire libyen est de facto libyen et par voie de conséquence, tout citoyen libyen est africain</em>’’. Ceci implique que celui-ci doit être considéré avec les mêmes privilèges et droits que les ressortissants des pays d’accueil.</p>
<h3>Le chantre de la démocratie populaire</h3>
<p>Le système démocratique occidental essentiellement fondé sur le libéralisme et le matérialisme (<em>la quête effrénée du profit ou la réalisation maximale de la plus-value économique</em>) symbolise immanquablement la perpétuation des injustices humaines liées à la différenciation sociale (<em>système de classes sociales ou régime de privilèges</em>). Cette logique de différenciation aiguë, d’ailleurs poussée à l’extrême, conduit véritablement à l’ethnicisation du débat politique en Afrique. Elle conduit également au réveil brutal des particularismes et à l’émergence inéluctable du tribalisme latent. Pour le colonel Mouammar-el-Kadhafi, un tel système politique fortement corrompu sape, incontestablement, à la source des valeurs humaines essentiellement fondées sur la fraternité, l’équité, la solidarité et la générosité.</p>
<p>Par conséquent, pour éradiquer les germes du néocolonialisme, pour démanteler tous les vestiges historiques du colonialisme occidental, le Guide de la Jamahiriya libyenne instaure une démocratie participative et directe. Contrairement à la démocratie représentative et indirecte des Nations du monde libre où quelques élus et privilégiés (<em>bourgeoisie</em>) prennent des décisions qui engagent la Collectivité publique au nom de la multitude, cette démocratie pasteurisée, revue et corrigée par Kadhafi associe le Peuple tout entier à la gestion gouvernementale. Celui-ci prend très souverainement des mesures dans bien des domaines de compétence politique, économique, sociale et culturelle à travers les différents échelons des congrès populaires. Ce système est chapeauté par un Guide éclaireur ou clairvoyant. C’est-à-dire un timonier.</p>
<p>Sur ce terrain de gestion politique, le dirigeant libyen rejoint incontestablement Patrice Emery Lumumba qui cherche à exclure du processus politique les barons ethniques et tribaux qui confisquent la démocratie populaire et les institutions publiques. Pour ce faire, le Premier ministre congolais cherche à construire une Nation transethnique où l’unité politique sert de ferment et de faisceau lumineux à l’unité culturelle du pays. Dans cette Communauté où les groupements ethniques fondent dans une uniformisation politique et idéologique, tout le monde est, d’un point de vue légal et juridique, égal en droits et obligations. Dans cette Collectivité publique où le domaine politique n’est guère confisqué par une certaine élite au service des intérêts financiers internationaux, le Peuple est le seul véritable législateur.</p>
<p>Force est de souligner que, pour réussir un tel pari idéologique, le Héros congolais préconise la création d’un État unitaire et centralisé. Celui-ci doit être dans sa capacité juridique, dans toutes ses attributions régaliennes, le moteur du développement économique, le véritable dispensateur des ressources sociales à la population dans les domaines névralgiques de l’éducation, du logement, de la santé publique et de l’emploi. Pour ce faire, le Premier ministre Lumumba prévoit dans un souci de pure équité sociale et de réparation des dommages coloniaux la nationalisation des consortiums privés qui exploitent le patrimoine minier congolais. Cette même stratégie politique est aussi adoptée par le colonel Mouammar-el-Kadhafi qui met, sans tarder, sur pied des sociétés d’État.</p>
<p>Dans le système politique libyen, la langue arabe et la religion musulmane servent réellement de ciment, de socle à l’unité nationale. À ce niveau, le dirigeant libyen partage tout à fait, entièrement, la doctrine et l’idéologie de l’Égyptien Gamal Abdel Nasser fondée sur la résurgence de la communauté historique. Pour Mouammar-el-Kadhafi, cette communauté qui retrouve son moi, son essence culturelle, doit savoir allier tradition et modernité pour son essor. Dans cette optique, il partage pleinement les préoccupations d’Amilcar Cabral pour qui la culture est une arme efficace pour défaire le colonialisme et ainsi éradiquer son prolongement idéologique, l’impérialisme. Toutefois, fondée sur l’éducation et la morale, la science et l&#8217;expérimentation, celle-ci doit être réellement ouverte, dynamique et évolutive. Dans ce système politique axé primordialement sur la pédagogie et l’éducation des masses populaires, le rôle idéologique de l’État central est de promouvoir la tradition (processus moralisateur) et la culture (processus éducateur).</p>
<p>Par conséquent, les autorités gouvernementales veillent à l’intégration politique et culturelle du Peuple, y compris celle des minorités raciales (les populations noires). Sous le régime du Guide suprême de la Jamahiriya libyenne (<em>État populaire ou État des masses</em>), la notion de discrimination raciale en tant que principe et système n’existe pas officiellement. D’ailleurs, la Libye est le seul et unique pays du Maghreb arabe et musulman où les minorités noires bénéficient effectivement des postes de hauts cadres politiques, administratifs et militaires. Même les femmes considérées dans cette partie du monde comme un être puéril, ont un statut social des plus élevés. Elles sont très épanouies traditionnellement, socialement et professionnellement. En vue d’éliminer les privilèges résultant de la société féodale et les passe-droits hérités du colonialisme parasitaire occidental, Kadhafi nationalise l’industrie pétrolière. Celle-ci est réellement la principale ressource économique du pays. Avec cette politique de nationalisation des ressources stratégiques, la Libye devient un État pilote, éclaireur, incitateur des activités de la Nation et distributeur équitable des richesses en termes de dotation d’infrastructures (<em>le développement ou la modernité<a title="" href="#_edn1"><strong>[i]</strong></a></em>).</p>
<h3>Le soldat de la liberté</h3>
<p>Pour le colonel Mouammar-el-Kadhafi qui se définit comme un combattant révolutionnaire venu tout droit du désert (Sahara), l’indépendance nationale et la souveraineté internationale des pays d’Afrique ou des Peuples du Tiers-Monde supposent un acte de libération. La libération est, par essence, le démantèlement complet d’un ordre oppresseur dont l’objectif principal est non seulement de voler mais également de violer le patrimoine du Peuple africain. En Afrique, l’oppression est préalablement de nature coloniale. Elle est secondairement néocolonialiste. Ce régime d’exploitation brutale s’appuie sur une élite compradore et atrophiée, fabriquée de toutes pièces, façonnée à la dimension des intérêts extérieurs. Celle-ci incarne substantiellement, dans ses comportements et dans ses schèmes de perception, les vices et les tares de la barbarie coloniale en termes de répression de la population, de spoliation et de prédation industrielle. À cet égard, le Guide libyen estime qu’un tel système qui opprime les plus faibles, qui affame les plus démunis par la raréfaction des biens marchands et la confiscation du pouvoir d’achat, doit être définitivement éradiqué en raison de ses injustices criardes et de ses valeurs moribondes qui tuent l’humanité ambiante dans toute son essence.</p>
<p>Comme le colonialisme ou le néocolonialisme s’appuie profondément sur un instrument de violence physique qu’est l’armée ou la police, Kadhafi lui oppose le concept des mouvements de libération nationale fondés eux aussi sur la violence physique. En tant que porte-étendard de la liberté des opprimés ou des laissés-pour-compte de l’ordre international, toutes ces organisations trouvent immédiatement asile en Libye. Ce pays leur offre des camps d’entraînement commando (<em>les mataba</em>) afin de réaliser un idéal humaniste dont l’essence philosophique est la révolution française de 1789 : “<strong><em>l’assise d’une société libre, juste, solidaire, égalitaire, fraternelle où les anciens maîtres deviennent des frères de leurs vassaux et serfs, où les opprimés et les esclaves deviennent des êtres égaux à leurs oppresseurs</em></strong>”.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ainsi, gravitent autour de ces camps d’entraînement libyens, en parfaite coordination avec ceux de Dar es-Salam sous la férule du “<em>Mwalimu tanzanien</em>” Julius Nyerere, des mouvements de libération issus des colonies portugaises : ‘‘<strong>le Mouvement de libération populaire de l’Angola (MPLA), le Front de libération du Mozambique (FRELIMO)</strong>’’. Y passent également plusieurs combattants du ‘‘<strong>Congrès national africain (ANC)</strong>’’, de la ‘‘<strong>South Western African People’s Organisation (SWAPO)</strong>’’ qui luttent contre le régime ségrégationniste de Pretoria. À cette époque, le rebelle Laurent-Désiré Kabila devenu en 1997 président de la République Démocratique du Congo assure la liaison entre Tripoli et toutes ces organisations politico-militaires. Aujourd’hui, tous ces mouvements de libération nationale d’ailleurs entraînés en Libye dirigent politiquement leurs pays respectifs (<strong>Angola, Mozambique, Afrique du Sud, Namibie, République Démocratique du Congo, Ouganda, Éthiopie, Érythrée, Liberia,</strong> etc.). Ils ont gagné sans exception leurs combats contre le colonialisme ou le néocolonialisme, la ségrégation raciale (Apartheid). En d’autres termes, n’est-ce pas là aussi une victoire remportée haut la main par le dirigeant libyen et le régime politico-militaire de Tripoli ? Comme le déclare sans ambages le président sud-africain Nelson Mandela fort irrité par les recommandations pressantes de Washington afin de marginaliser la Libye, Cuba et l’Iran : “<strong><em>Kadhafi, Castro et Rafsandjani nous ont aidés à remporter une victoire inestimable pendant que vous étiez en train d’aider nos ennemis et adversaires à nous tuer, à nous briser les os et le moral</em></strong>” !</p>
<p>Cet idéal humaniste et révolutionnaire du Guide libyen répercute son écho à l’échelle planétaire. Des combattants de la liberté affluent des quatre coins de la terre. Ils convergent quasiment tous vers les mataba de Tripoli. Ceux-ci viennent sans hésiter des antipodes : ‘‘la Nouvelle-Calédonie (<em>le chef indépendantiste canaque Éloi Machoro</em>)’’. Dès que certains leaders des mouvements nationalistes occidentaux (IRA<a title="" href="#_edn2">[ii]</a>, FLNC<a title="" href="#_edn3">[iii]</a>, ETA<a title="" href="#_edn4">[iv]</a>) traqués par des services de renseignement du monde, tentent de trouver asile à Tripoli, le régime politique et idéologique libyen résolument opposé aux puissants intérêts mercantilistes et impérialistes est immédiatement accusé d’abriter impunément des groupes terroristes. Cependant, il importe malheureusement de constater que tous ces pays et gouvernements étrangers qui incriminent le colonel libyen Mouammar-el-Kadhafi de former et d’entretenir des combattants terroristes, soutiennent, pour leurs intérêts d’ailleurs mesquins, militairement, politiquement, diplomatiquement, économiquement et financièrement maints appareils de contrainte redoutables<a title="" href="#_edn5">[v]</a> afin de maintenir tous leurs ressortissants dans l’esclavage.</p>
<h3>Le messager de la paix</h3>
<p>Depuis le retour de la Libye sur la scène internationale après sept années successives d’embargo décrété par le Conseil de sécurité de l’ONU, Tripoli s’intéresse tous azimuts aux différents conflits armés qui sévissent en Afrique noire (Grands Lacs, Soudan, Érythrée, Éthiopie, Somalie). Dans quelle optique ? Il importe de souligner que l’enjeu géostratégique de ces différents affrontements militaires est la mainmise extérieure sur le patrimoine africain aussi bien minier que pétrolier. Toutefois, il n’en reste pas moins vrai que sur le plan géopolitique, ces différentes guerres fomentées par des puissances extérieures ont des répercussions aussi bien en Libye qui est le portillon Nord de l’Afrique que la République Sud-Africaine qui est le point le plus bas au Sud du Continent.</p>
<p>Pour le gouvernement libyen, ces guerres civiles d’ailleurs dictées par des impératifs extérieurs font assurément partie d’un vaste plan de déstabilisation de l’Afrique. Afin d’assurer l’unité politique du Continent, la Libye s’engage à travailler d’arrache-pied dans le sens de la paix entre les Nations et de l’harmonie entre les Peuples. Elle voit dans ces conflagrations l’occasion de promouvoir les États-Unis d’Afrique d’autant plus qu’elles sont le fruit des tares coloniales, à savoir les frontières issues de la conférence de Berlin de 1885. Pour le colonel Mouammar-el-Kadhafi, la paix, la démocratie et le développement en Afrique passent inéluctablement par le démantèlement de ces vestiges coloniaux. <em>À l’aube du III<sup>ème</sup> millénaire, sans cette paix, c’est-à-dire, sans cette unité, l’Afrique ne pourrait renaître de toutes ses cendres ! À ce niveau, le Guide suprême de la Jamahiriya rejoint l’idéal des pères fondateurs du panafricanisme anti-esclavagiste, anticolonialiste et anti-impérialiste.</em></p>
<p><strong><em>Joël Lévy est journaliste indépendan</em></strong></p>
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<p><a title="" href="#_ednref1">[i]</a> Sous le leadership de Mouammar-el-Kadhafi, le taux d’alphabétisation générale est, selon l’UNESCO, de 89 % (99 % chez les hommes, 83 % chez les femmes et 99,9 % chez des jeunes de moins de 18 ans). Le taux de scolarisation s’établit à 97 % pour les filles et les garçons. Selon l’OMS, l’espérance de vie est l’une des plus élevées des pays en développement. Elle est de  72,3 %. Selon la FAO, la dénutrition se situe en-deçà de 5 %. Ces chiffres datent de 2009. Avec l’irruption du CNT dans le paysage politique libyen noyauté désormais par les islamistes conservateurs qui n’ont jamais apprécié le discours progressiste de la Jamahiriya fondé sur l’évolution des traditions culturelles et des mœurs locales, quel sera en réalité le sort de l’évolution de la femme préconisée et défendue par Kadhafi ?</p>
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<p><a title="" href="#_ednref2">[ii]</a> Les nationalistes irlandais (Irlande du Nord).</p>
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<p><a title="" href="#_ednref3">[iii]</a> Les nationalistes corses (France).</p>
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<p><a title="" href="#_ednref4">[iv]</a> Les nationalistes basques (Espagne).</p>
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<p><a title="" href="#_ednref5">[v]</a> <strong>Mobutu Sese Seko du Zaïre, Augusto Pinochet Ugarte du Chili, Ferdinand Marcos des Philippines, François et Jean-Claude Duvalier d’Haïti, Videla d’Argentine, Stroessner du Paraguay, Mohammed Suharto de l’Indonésie, Hosni Moubarak d’Égypte, Zine el-Abidine Ben Ali de la Tunisie, etc.</strong></p>
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		<title>1953 : Quand la Grèce annulait la dette de l&#8217;Allemagne</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Oct 2011 05:15:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles Internationales]]></category>

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		<description><![CDATA[Londres, 1953 : lors d&#8217;une conférence internationale, 22 pays dont la Grèce, décident de renoncer à la moitié de leurs créances à l&#8217;égard d&#8217;une Allemagne mal en point après la guerre. Aujourd&#8217;hui, la question se pose d&#8217;une annulation partielle de la dette grecque. Il parait de plus en plus clair qu&#8217;Athènes ne sera jamais en mesure de rembourser ces dettes. On sait que les Allemands<br /><p class="readmore"><a class="more-link" href="http://congotribune.com/1953-quand-la-grece-annulait-la-dette-de-lallemagne/">Lire la suite →</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://congotribune.com/2011/10/1953-quand-la-grece-annulait-la-dette-de-lallemagne/london/" rel="attachment wp-att-4715"><img class="alignleft size-full wp-image-4715" title="london" src="http://congotribune.com/wp-content/uploads/2011/10/london.jpeg" alt="" width="275" height="183" /></a>Londres, 1953 : lors d&#8217;une conférence internationale, 22 pays dont la Grèce, décident de renoncer à la moitié de leurs créances à l&#8217;égard d&#8217;une Allemagne mal en point après la guerre.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, la question se pose d&#8217;une annulation partielle de la dette grecque. Il parait de plus en plus clair qu&#8217;Athènes ne sera jamais en mesure de rembourser ces dettes. <span id="more-4714"></span></p>
<p>On sait que les Allemands trainent des pieds et sont peu pressés, comme le montrent les sondages, de &laquo;&nbsp;payer&nbsp;&raquo; pour la Grèce qui à leurs yeux à jouer trop longtemps les cigales pendant que les fourmis germaniques se serraient la ceinture.</p>
<p>Un épisode peu connu relativise un peu la situation actuelle. Car après la guerre, c&#8217;est une Allemagne à genoux qui demandaient l&#8217;annulation d&#8217;une partie de sa dette pour mieux pouvoir financer sa renconstruction.</p>
<p>A l&#8217;époque l&#8217;endettement de la RFA représente 21% de son produit intérieur brut soit sept fois moins que ce que la Grèce doit supporter aujourd&#8217;hui. Mais par rapport à aujourd&#8217;hui, cette annulation partielle de la dette n&#8217;a pas été assortie d&#8217;une austérité budgétaire extrême. Au contraire, l&#8217;Allemagne a bénéficié dans les années cinquante de mesures favorisant sa croissance.</p>
<p>Bonn avait par ailleurs obtenu d&#8217;interrompre le remboursement de ses dettes si le pays devait enregistrer un déficit commercial. Les créanciers s&#8217;obligeaient d&#8217;une certaine façon à acheter plus de produits allemands pour permettre à l&#8217;Allemagne de pouvoir rembourser ses dettes grâce aux revenus tirés des excédents commerciaux et non en puisant dans les réserves monétaires ou en empruntant un peu plus.</p>
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		<title>L&#8217;Union africaine reconnaît finalement le CNT libyen</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Sep 2011 14:48:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>administrateur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[JOHANNESBURG (AFP) &#8211; (AFP) &#8211; L&#8217;Union africaine a finalement reconnu mardi le Conseil national de transition (CNT) comme représentant légitime du peuple libyen, après des semaines de résistance et avoir échoué à s&#8217;imposer comme médiateur dans un conflit où l&#8217;Afrique a été tenue à l&#8217;écart. Dans un communiqué publié mardi à Johannesburg, l&#8217;UA a justifié son revirement par des engagements qu&#8217;elle dit avoir reçus par<br /><p class="readmore"><a class="more-link" href="http://congotribune.com/lunion-africaine-reconnait-finalement-le-cnt-libyen/">Lire la suite →</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://congotribune.com/2011/09/lunion-africaine-reconnait-finalement-le-cnt-libyen/ua_reconnait-le-cnt-lybien/" rel="attachment wp-att-4651"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-4651" title="UA_reconnait le cnt lybien" src="http://congotribune.com/wp-content/uploads/2011/09/UA_reconnait-le-cnt-lybien-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>JOHANNESBURG (AFP) &#8211; (AFP) &#8211; <strong><em>L&#8217;Union africaine a finalement reconnu mardi le Conseil national de transition (CNT) comme représentant légitime du peuple libyen, après des semaines de résistance et avoir échoué à s&#8217;imposer comme médiateur dans un conflit où l&#8217;Afrique a été tenue à l&#8217;écart.<span id="more-4650"></span></em></strong></p>
<p><strong><em>Dans un communiqué publié mardi à Johannesburg, l&#8217;UA a justifié son revirement par des engagements qu&#8217;elle dit avoir reçus par écrit de la part du CNT.</em></strong></p>
<p>L&#8217;organisation africaine se félicite notamment que les nouveaux dirigeants libyens acceptent &laquo;&nbsp;de donner la priorité à l&#8217;unité nationale et de rapprocher toutes les parties libyennes, sans aucune exception, pour reconstruire le pays&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Ils prennent acte en outre du fait que le CNT promet de protéger les migrants africains en Libye, qui ont parfois fait l&#8217;objet de mauvais traitements depuis le début de la rébellion contre le régime du colonel Kadhafi.</p>
<p>Mais les analystes soulignent avant tout que l&#8217;UA a été contrainte de prendre en marche le train de l&#8217;histoire, après avoir échoué à conduire une médiation entre le pouvoir de Kadhafi et les rebelles.</p>
<p>&laquo;&nbsp;On était arrivés à un point où il n&#8217;y avait plus d&#8217;autre choix que de reconnaître le CNT&nbsp;&raquo;, estime Henning Snyman, analyste à l&#8217;Institut sud-africain des relations internationales. &laquo;&nbsp;Juste après l&#8217;intervention de l&#8217;OTAN, on ne pouvait plus faire marche arrière (&#8230;) Le vent a tourné et l&#8217;UA devait suivre le mouvement&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Plusieurs chefs d&#8217;Etat du continent s&#8217;étaient offusqués de voir l&#8217;Afrique mise sur la touche par les Occidentaux, qui poursuivaient leur propre politique de soutien aux opposants à Kadhafi sans se soucier des tentatives de médiations de l&#8217;UA.</p>
<p>L&#8217;UA, qui aurait voulu jouer un rôle de premier plan dans la crise, a cherché jusqu&#8217;au bout à promouvoir un dialogue entre les deux camps en conflit. Mais les rebelles, forts du soutien militaire de l&#8217;OTAN, se sont toujours refusés à négocier avec l&#8217;ancien pouvoir.</p>
<p>Nombre d&#8217;Africains, dont l&#8217;Afrique du Sud, se sont élevés avec virulence &#8212; mais en vain &#8212; contre l&#8217;intervention de l&#8217;OTAN sur le champ de bataille, estimant que l&#8217;esprit de la résolution de l&#8217;ONU autorisant les frappes aériennes pour protéger les civils avait été dévoyé.</p>
<p>Finalement, l&#8217;Union africaine avait fini par se retrouver dans une position inconfortable en refusant de reconnaître la légitimité du CNT, alors qu&#8217;une vingtaine de ses 54 membres l&#8217;avaient déjà reconnu individuellement.</p>
<p>&laquo;&nbsp;L&#8217;UA s&#8217;en est tenue à son principe de ne pas reconnaître un changement de pouvoir inconstitutionnel ou un coup d&#8217;Etat&nbsp;&raquo;, explique le politologue Laurence Caromba, de l&#8217;université de Pretoria, &laquo;&nbsp;mais il y a en ce moment un dangereux vide du pouvoir entre le précédent gouvernement qui s&#8217;est effondré et le nouveau qui n&#8217;est pas consolidé: donc l&#8217;UA a été forcée de reconnaître la réalité&nbsp;&raquo;.</p>
<p>D&#8217;autres observateurs soulignent aussi qu&#8217;un certain nombre de chefs d&#8217;Etats du continent, eux-mêmes au pouvoir depuis des années à la suite de processus électoraux controversés, comme le président zimbabwéen Robert Mugabe, ont soutenu le régime de Kadhafi sur une ligne immuablement anti-occidentale.</p>
<p>L&#8217;UA elle-même, &laquo;&nbsp;était la grande idée de Kadhafi, qui en était la grande force motrice et aussi financière&nbsp;&raquo;, note M. Caromba.</p>
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		<title>Grèce : La peur de la faillite se propage, des mesures d’austérité difficiles à appliquer</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Sep 2011 20:05:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>administrateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles Internationales]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que la dette de la Grèce continue d’inquiéter les marchés, le gouvernement multiplie les mesures de rigueur mais peine à les mettre en place. Athènes se heurte aux défaillances administratives du pays et à l’opposition de la population et de certains lobbies. Pour gagner la guerre contre la dette qui gangrène les finances du pays, le gouvernement grec a annoncé 23 milliards d’euros d&#8217;économies<br /><p class="readmore"><a class="more-link" href="http://congotribune.com/grece-la-peur-de-la-faillite-se-propage-des-mesures-d%e2%80%99austerite-difficiles-a-appliquer/">Lire la suite →</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_4591" class='wp-caption alignleft' style='width:150px;'><a href="http://congotribune.com/2011/09/grece-la-peur-de-la-faillite-se-propage-des-mesures-d%e2%80%99austerite-difficiles-a-appliquer/georges-papandra%c2%89ou-se-bat-pour-remanier-le-gouvernement-en-gra%c2%88ce-3/" rel="attachment wp-att-4591"><img class="size-thumbnail wp-image-4591" title="GEORGES PAPANDRÃOU SE BAT POUR REMANIER LE GOUVERNEMENT EN GRÃCE" src="http://congotribune.com/wp-content/uploads/2011/09/Georges-Papandr%C3%A9ou-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><p class='wp-caption-text'>le Premier ministre grec George Papandréou</p></div>
<p><strong><em>Alors que la dette de la Grèce continue d’inquiéter les marchés, le gouvernement multiplie les mesures de rigueur mais peine à les mettre en place. Athènes se heurte aux défaillances administratives du pays et à l’opposition de la population et de certains lobbies.<span id="more-4590"></span></em></strong></p>
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<p>Pour gagner la guerre contre la dette qui gangrène les finances du pays, le gouvernement grec a annoncé 23 milliards d’euros d&#8217;économies supplémentaires entre 2012 et 2015. Dès cette année, Athènes s&#8217;est engagée à économiser un peu plus de 6 milliards d&#8217;euros. Un objectif qui sera plutôt difficile à atteindre si l’on en croit la troïka d’experts du FMI, de l’UE et de la BCE venus, cet été, ausculter les comptes publics grecs.</p>
<p>Principal obstacle à l’augmentation des recettes publiques : l’évasion fiscale, qui coûterait au pays la somme de 45 milliards d’euros chaque année. Pour y remédier, le gouvernement a prévu une hausse de la fiscalité immobilière. La nouvelle taxe foncière, qui doit rapporter 2 milliards d’euros, doit s’imposer à tous les propriétaires. Mais en l’absence de cadastre, le gouvernement a décidé de recourir aux factures d’électricité pour identifier les propriétaires, avec coupures de courant à la clé pour ceux qui ne paieront pas.</p>
<p><strong>Les armateurs exemptés d’impôts</strong></p>
<p>Cette nouvelle mesure fiscale a provoqué un tollé dans le pays. A tel point que l’opérateur public d’électricité DEI refuse de participer à ce qu’il appelle un « <em>racket gouvernemental</em> », d’autant plus que l’Eglise est exemptée de cette taxe. Pourtant, avec 700 millions d’euros de patrimoine, l’Eglise orthodoxe est le plus gros propriétaire foncier du pays. Le gouvernement a également mis en place une hausse de la TVA sur la restauration de 13% à 23%. Seul bémol, le syndicat des restaurateurs a annoncé que ses adhérents ne verseraient pas le surplus de cette taxe au fisc grec.</p>
<p>Des mesures fiscales d’autant plus difficiles à appliquer que de nombreuses niches fiscales sont maintenues. C’est ainsi que les grands armateurs grecs sont exonérés d’impôt. Ces entreprises de transport maritime bénéficient, en effet, d’une immunité fiscale en raison des bénéfices qu’elles sont censées apporter au pays. Les difficultés s’accumulent pour le Premier ministre George Papandréou. La liste des entreprises à privatiser n’est pas bouclée. L&#8217;Etat prévoit de fermer ou de regrouper des établissements publics pour économiser environ 500 millions d’euros et le nombre de fonctionnaires devrait également être réduit (800 000 fonctionnaires pour 11 millions d’habitants). Reste que la grille de salaires de fonctionnaires qui permettrait de mettre en place ses réductions de coûts n’est toujours pas finalisée.</p>
<p><strong>Des fonctionnaires décédés retraités</strong></p>
<p>En recoupant des statistiques, le gouvernement grec s’est également rendu compte que près de 4 500 fonctionnaires décédés continuaient de toucher une pension, ce qui coûte plus de 16 millions d’euros par an à l’Etat. Résultat, les autorités s’interrogent sur le nombre réel des centenaires percevant une retraite, environ 9 000.</p>
<p>La Grèce, qui s’est engagée dans une cure d’austérité drastique, refuse de tailler dans ses dépenses militaires (6 milliards d’euros), les plus importantes de l’UE : 2,8% du PIB. Athènes est le cinquième importateur mondial en matière de défense, donc pas question pour Paris et Berlin de mettre en péril les exportations de leur industrie militaire. « <em>Demander à la Grèce de réduire son budget militaire n&#8217;est pas une priorité</em> », a ainsi estimé, jeudi 14 septembre 2011, le ministre français des Finances François Baroin. Et pourtant, mercredi, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont demandé au Premier ministre George Papandréou de tout faire pour tenir ses engagements.</p>
<p>Rfi, Myriam Berber</p>
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		<title>Rwanda: la prochaine visite à Paris du président Kagamé divise les politiques et militaires français</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Sep 2011 14:20:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>administrateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles Internationales]]></category>

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		<description><![CDATA[PARIS — La visite à Paris du président rwandais Paul Kagame, censée parachever la normalisation de relations entre les deux Etats, ravive au contraire les passions en France, où politiques et militaires n&#8217;ont pas digéré les accusations rwandaises de complicité et de crimes de génocide. L&#8217;honneur blessé des soldats, le doute persistant sur le rôle de la France: les mots sont durs, les points de<br /><p class="readmore"><a class="more-link" href="http://congotribune.com/rwanda-la-prochaine-visite-a-paris-du-president-kagame-divise-les-politiques-et-militaires-francais/">Lire la suite →</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://congotribune.com/2011/09/rwanda-la-prochaine-visite-a-paris-du-president-kagame-divise-les-politiques-et-militaires-francais/kagame-sarkozy-2/" rel="attachment wp-att-4577"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-4577" title="Kagame-Sarkozy" src="http://congotribune.com/wp-content/uploads/2011/09/Kagame-Sarkozy-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>PARIS — <strong><em>La visite à Paris du président rwandais Paul Kagame, censée parachever la normalisation de relations entre les deux Etats, ravive au contraire les passions en France, où politiques et militaires n&#8217;ont pas digéré les accusations rwandaises de complicité et de crimes de génocide.<span id="more-4576"></span></em></strong></p>
<p>L&#8217;honneur blessé des soldats, le doute persistant sur le rôle de la France: les mots sont durs, les points de vue irréconciliables entre ceux qui mettent en garde contre une forme de négationnisme et ceux qui se défendent d&#8217;accusations de génocide.</p>
<p>Dix-sept ans après le génocide et l&#8217;opération militaro-humanitaire Turquoise, déployée en juin 1994 pour créer une zone humanitaire sûre destinée à protéger les civils, les blessures restent à vifs.</p>
<p>Kigali a longtemps accusé les militaires français de complicité de crimes de génocide en ayant, sous couvert de cette opération Turquoise, permis la fuite de milliers de génocidaires hutus, protégés de l&#8217;avancée des rebelles tutsi du FPR (actuellement au pouvoir) par l&#8217;établissement de la zone humanitaire.</p>
<p>Allant plus loin, le rapport de la commission d&#8217;enquête Mucyo, en 2008, affirme que la France a participé à la formation des génocidaires et accuse ses soldats d&#8217;avoir directement pris part aux massacres. Treize personnalités politiques et 20 militaires sont nommément mis en cause.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Une insulte&nbsp;&raquo; pour le général Jean-Claude Lafourcade, patron de l&#8217;opération Turquoise, qui &laquo;&nbsp;n&#8217;accepte pas que la France accueille sur son territoire un homme qui insulte l&#8217;honneur de l&#8217;armée française&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le député Paul Quilès, président de la mission parlementaire d&#8217;information sur le génocide qui avait conclu en 1998 à &laquo;&nbsp;une erreur globale de stratégie&nbsp;&raquo; de la France mais rejeté une implication dans les massacres, est aussi indigné. &laquo;&nbsp;Si Kagame vient en France sans avoir retiré le rapport Mucyo, qui traite les soldats français de violeurs et d&#8217;assassins, ce sera une ignominie&nbsp;&raquo;, affirme-t-il.&nbsp;&raquo;Je ne comprends pas que le président de la République, qui est le chef des armées, puisse accepter une chose pareille&nbsp;&raquo;, insiste-t-il, précisant avoir notifié son point de vue &laquo;&nbsp;par écrit&nbsp;&raquo; à Nicolas Sarkozy.</p>
<p>Fait rare, le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé, poste qu&#8217;il occupait en 1994, sera en déplacement dans le Pacifique au moment de la visite de Paul Kagame, prévue de dimanche à mardi.</p>
<p>Cité dans le rapport Mucyo, M. Juppé avait dit après sa prise de fonction en mars n&#8217;avoir aucune intention &laquo;&nbsp;de serrer la main&nbsp;&raquo; de Paul Kagame ni de se rendre au Rwanda tant que circulerait le &laquo;&nbsp;tissu de mensonge&nbsp;&raquo; du rapport rwandais.</p>
<p>A Paris, le président du Sénat Gérard Larcher, deuxième personnage de l&#8217;Etat, a fait savoir qu&#8217;il ne recevrait pas Paul Kagame.</p>
<p>Au contraire, certains diplomates, historiens et journalistes estiment que Paris n&#8217;a pas été à la hauteur en se contentant de reconnaître une &laquo;&nbsp;forme d&#8217;aveuglement&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;graves erreurs d&#8217;appréciation&nbsp;&raquo;, sans aller jusqu&#8217;à demander &laquo;&nbsp;pardon&nbsp;&raquo; comme l&#8217;ont fait les Américains et les Belges.</p>
<p>Voués aux gémonies par les premiers, ceux-là disent continuer de &laquo;&nbsp;traquer la vérité&nbsp;&raquo; et dénoncent le &laquo;&nbsp;négationnisme rampant&nbsp;&raquo;, qui se cache derrière la &laquo;&nbsp;théorie du double génocide&nbsp;&raquo;, en référence aux massacres (dénoncés par l&#8217;ONU) de Hutu rwandais perpétrés par l&#8217;armée rwandaise en 1996 dans l&#8217;ex-Zaïre, où s&#8217;étaient réfugiés des génocidaires.</p>
<p>L&#8217;actuel ambassadeur français à Kigali, Laurent Contini, a encore cette semaine mis en garde contre &laquo;&nbsp;la propagande anti-rwandaise&nbsp;&raquo; à l&#8217;oeuvre à Paris.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Pour un certain nombre d&#8217;officiers français l&#8217;engagement au Rwanda a été vécu comme le dernier volet de la guerre d&#8217;Algérie, la dernière ligne de défense&nbsp;&raquo; d&#8217;un empire qui disparaissait, estime un spécialiste de la région des Grands Lacs africains.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Ces relations franco-rwandaises sont révélatrices d&#8217;une série de pratiques, de coups tordus, qui ont été sanctionnés au plus haut niveau. Et dans cette histoire, personne n&#8217;est propre&nbsp;&raquo;, estime-t-il.</p>
<p>Plusieurs associations et politiques dénoncent en outre le &laquo;&nbsp;tapis rouge&nbsp;&raquo; déroulé pour un &laquo;&nbsp;dictateur en perte de vitesse&nbsp;&raquo;, sur le modèle de la visite de Mouammar Kadhafi en 2009.</p>
<p>Mais pour André Guichaoua, sociologue et expert auprès du Tribunal pénal international pour le Rwanda, &laquo;&nbsp;cette visite doit pouvoir avoir lieu, la diplomatie n&#8217;est pas la morale&nbsp;&raquo;.</p>
<p>AFP.</p>
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