Archive for Non classé

Debate over UN mission in DR Congo

The future of the world’s biggest UN peacekeeping force in the war-torn Democratic Republic of Congo is under the spotlight. Amid pressure from the DRC government for a UN exit strategy after a presence of 10 years, the Security Council is meeting to debate whether its mandate should be extended. A new mission of at least five months is due to be agreed, but the UN is expected to modify its operations.  Lire la suite…

UPDC: Droit de réplique á « Lambert Ngoi »

Communiqué de Presse

Depuis au moins trois ans, bon nombre des personnalités congolaises toute tendance confondue au sein de la Diaspora,  groupes des personnes, responsables des médiats  et autres organisations congolaises, tous engagés dans la lutte noble pour notre droit á la vie, font systématiquement l’objet des insultes publiques gratuites, des calomnies, des diffamations et d’atteintes graves á leur dignité et á leur intégrité par un fantôme aux multiples identités. Cet individu qui se présente sous le pseudonyme d’un certain « Lambert Ngoi » est domicilié actuellement au Japon, entre autres, sous le nom de «Tshilombo». Il est inconnu des Congolais ! Lire la suite…

La MONUC réfute les allégations de "New Times" le quotidien officiel de Kigali (10.11.09)

monuc2Kigali: La Mission de l’ONU en RDC [la MONUC] accuse le quotidien rwandais « New Times » de manque de professionnalisme dans sa façon de traiter l’information, a établi l’Agence Rwandaise d’Information (ARI).

« La MONUC dément catégoriquement les allégations irresponsables et sans fondement contenues dans un article publié dans le New Times de Kigali,  » indique la mission onusienne dans un communiqué parvenu à ARI.

Et d’ajouter : « L’article, qui allège de la coopération entre la MONUC et les FDLR, n’a absolument aucun fondement et viole à tous égards les normes éthiques et professionnelles du journalisme.  » Lire la suite…

Canada: la police arrête un Rwandais poursuivi pour crimes de guerre

CPS.UEE46.071109234438.photo00.quicklook.default-245x190
Un homme devant la tombe d’une victime du génocide de 1994 à Kigali au Rwanda.
© AFP/Archives Alessandro Abonizzio

OTTAWA (AFP) - samedi 07 novembre 2009 – 23h44 La police fédérale canadienne a arrêté un immigré rwandais vivant à Windsor, dans le sud de l’Ontario (est), et l’a présenté samedi devant un juge pour l’inculper d’acte de génocide, a-t-on appris de sources judiciaires.

Jacques Mungwarere, 37 ans, a été arrêté vendredi par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) au terme d’une enquête de six ans ayant mené les policiers au Canada, aux États-Unis et au Rwanda.

« M. Mungwarere est soupçonné d’avoir commis un acte de génocide dans la préfecture de Kibuye, dans l’ouest du Rwanda, durant le génocide de 1994″, a indiqué à l’AFP, le sergent Marc Ménard de la GRC.

L’accusé a été présenté à un juge samedi à Ottawa et son procès devrait s’ouvrir le 12 novembre prochain dans la capitale canadienne. Lire la suite…

Oscar Kashala et les autres, candidtas aux elections presidentielles de 2011 face à “Joseph Kabila”, De qui se moquent-ils?

Les élections au Congo sont financées par les forces qui contrôlent le pays pour des intérêts qui leur sont particuliers et jamais pour ceux de Congolais que beaucoup d’entre-nous, sommes. Et pour avoir une chance sur mille de les remporter, les «congolais» qui annoncent leurs candidatures à ces élections de 2011 devraient non seulement se battre pour arracher le consentement de «faiseurs» de «Joseph Kabila», ce qui serait déjà une bonne guerre pour certains et souhaitons, bien que le doute persiste, qu’ils ne soient instrumentalisés une fois parvenus, ils devraient se plier au diktat des intérêts pour lesquels celui que l’Occident a réussi jusque-là à imposer par le nom de
«Joseph Kabila» a été préféré à un certain Jean Pierre Bemba et voire à Oscar Kashala dont la participation aux dernières élections a largement contribué à crédibiliser aux yeux de l’ «opinion internationale» des résultats qui ont fait de
«Joseph Kabila», le fils-roi de la «Kabilie ou si on le voudrait bien, le président de la République «Démocratique» du Congo.

Qui peut dire aux Congolais ce qui aurait positivement changé, depuis les dernières élections qui ont sanctionné la «victoire» proclamée de «Joseph Kabila», qui militerait en faveur de la désignation du sieur Oscar Kashala comme «candidat victorieux» aux élections à venir en lieu et place du choix de
«Joseph Kabila» opéré par ceux qui seraient devenus les «maîtres» des uns et des autres? Sont-ce les finances de «Joseph Kabila» qui se seront quadruplées, sa récente démonstration de force sur la magistrature au Congo censée de valider les futurs résultats électoraux, ou encore ses relations avec un Paul Kagamé «en puissance» que Fareed Zakaria de CNN, la voix de la toute puissante Amérique, présente comme «biggest success story out of Africa» après la récente interview de Paul Kagamé accordée à l’animateur de GPS sur CNN ?

Qui aurait vu Oscar Kashala, ne dit-on pas que l’homme résiderait aux États-Unis où Paul Kagamé, le nouvel enfant «chéri» des Anglo-saxons, les nouveaux
«propriétaires» du Congo, se pavane allégrement aux Etats-Unis ? Personne ne s’oppose à ce que les fervents défenseurs d’Oscar Kashala ne le nommassent
«le Barack Obama du Congo», à chacun sa maladie, mais que veut-on depuis que l’Occident en a fabriqué un, qui semble être black ; Laurent Gbagbo aurait dit l’Afrique n’avait pas à fêter Barack Obama. Elle devrait plutôt donner naissance à ses propres dignes fils. Comprend qui peut !

Mais qu’à cela ne tienne, les Congolais brûlent d’envie de découvrir le Zbigniew Brzezinski derrière la candidature d’Oscar Kashala pour motiver ceux qui le voudraient, mais pourquoi pas, à accompagner quelqu’un qui s’entêterait de ne point tirer les leçons d’un passé récent, celui de sa précédente candidature, de son échec personnel et de sa lourde responsabilité devant l’histoire car sa participation à ces élections a contribué à cautionner la « victoire préparée» de
«Joseph Kabila».

Aucune difficulté organisationnelle ne se dégage comme telle dans la participation aux élections. C’est encore moins un problème lié à un projet de société comme certaines plumes dans le débat congolais où l’on discute de sexe des anges voudraient bien le faire croire. En Afrique, c’est rare que le peuple vote. Et même s’il s’exécuterait, il y aurait lieu de s’assurer que ses voix lui ne soient volées.

Mais quelle est finalement cette élite qui enverrait son peuple aux élections alors que les instances légales et juridiques, à savoir la commission électorale indépendante, qu’on la désigne comme on veut, dont la fonction est de surveiller, de rassembler, de comptabiliser et de proclamer les résultats électoraux, et les Cours et tribunaux qui sont censés valider lesdits résultats obéissent et dépendent du candidat «Joseph Kabila» pour qui les financiers et autres faiseurs de rois ont organisés les élections au Congo. C’est la proclamation des résultats électoraux qui détermine la victoire électorale. Rien ne dit qu’on ne pourrait gagner ces élections mais que faire pour que le sacrifice consenti par le peuple en y participant poussé par son élite reflète sa volonté de changement ? N’oublions surtout pas que le Congo qui est loin d’être l’Afrique du Sud reste un pays qui se situe en Afrique, le continent d’origine du grand- père de Barack Obama.

Les Congolais en ont marre que son «élite», non seulement corrompue, réédite l’histoire par manque d’intelligence et de stratégie alors qu’il existe d’autres voies encore inexplorées comme la guerre, une guerre initiée et menée par le peuple congolais lui-même. Ni la « guerre» de Laurent Désiré Kabila, ni celle de Jean- Pierre Bemba, ni celle du CNDP, n’est pas une guerre congolaise conduite par des Congolais, au nom de Congolais et pour la terre de leurs ancêtres.

Certaines voix s’élèveront pour dire mais il y a déjà 6 000 000 millions de morts au Congo alors que la plupart ont été tués par la maladie, la faim et les balles tirées par les armée d’agression. Beaucoup sont morts comme chaires à canon en lieu et place de mourir comme meurent de vrais hommes armes à la main en train de verser leur sang pour la patrie. Les Congolais ne se sont pas encore battus sauf certains actes de bravoure à l’instar de ceux sous la direction du défunt général Mbuza Mabe.

50 ans d’«indépendance» sont amplement suffisants afin que les enfants qui n’ont point connu Patrice Emery Lumumba, et dont la plupart atteignent 50 ans d’âge aujourd’hui, accomplissent sa prophétie : «Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonialistes, ce n’est pas ma personne qui compte. C’est le Congo, c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi même que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pur.»

Les ennemis intérieurs du Congo dont Lumumba fait écho dans sa lettre à sa femme Pauline sont tous ces Congolais «collabos» qui envoient la masse congolaise aux élections en lui faisant vendre un avenir fuyant. On ne s’autoproclame pas Khaled Mechaal de Hamas pour prétendre gagner les élections organisées par l’Occident au Congo. L’histoire retiendra qu’il y a eu Jean-Pierre Bemba et il y aura un Oscar Kashala. Et après ?

Poser sa candidature aux élections organisées par les «manufacturiers» de
«Joseph Kabila» qui tirent profit d’un peuple affamé à dessein et manipulent comme il se doit une élite congolaise corvéable à merci, passant son temps dans des querelles d’un autre âge, est une trahison, est un crime comparable à la non-assistance à des personnes en danger. L’élite au Congo brouille des pistes. Elle entrave par ses méthodes de vie l’avènement d’un changement qualitatif. Peu d’élections financées par l’extérieur ont eu à installer les forces acquises au changement au pouvoir, celles pour lesquelles ces élections ne sont point organisées.

À l’heure où le monde rentre en plein XXIe siècle, où l’on parle de plus en plus du multilatéralisme, où émergent de nouvelles puissances du genre de BRIC, où les perdants de la deuxième guerre mondiale s’imposent comme puissances et interviennent militairement sur la scène internationale, et où la toute puissante Amérique se débat pour imposer son jeu malgré la résistance de Mahmoud Ahmadinejad et la clairvoyance d’Hugo Chavez, l’absence criante d’une élite africaine, congolaise dans ce jeu de colosses que se livrent ceux qui méritent la vie révolte la jeunesse congolaise qui crie son ras-le-bol face à des « dirigeants » de la trempe de Paul Kagamé, de «Joseph Kabila» et de ceux qui expédient leur peuple aux élections en se complaisant dans des seconds rôles taillés sur mesure pour des acteurs-personnages qui sont incapables d’incarner le rôle pour lequel ils sont désignés. « Un peuple qui se contente de sa patrie et qui craint l’ombre d’un conflit n’a pas l’égalité d’une race supérieure », dixit Léopold II.

Nous ne cesserons de l’affirmer haut et fort qu’il n’y a aucun honneur, aucun mérite à s’opposer à « Joseph Kabila » aux élections. S’y soumettre équivaudrait à renvoyer une image tronquée de l’homme congolais qui serait incapable de se prévaloir de sa dignité d’homme aux yeux de Paul Kagamé qui le domine dans un combat de pur prestige et de reconnaissance.

Si Oscar Kashala compte sur ses parrains anglo-saxons, les mêmes malheureusement qui soutiennent Paul Kagamé, « Joseph Kabila » par ricochet, leur « gendre idéal » placé à la tête de l’Amérique écrit ceci dans son livre L’Audace d’espérer: « l’histoire offre peu d’exemples où la liberté tant désirée par un peuple est le fruit d’une intervention extérieure » (Barack, 2007 : 320).

Mufoncol Tshiyoyo

L’OPPOSITION INSTITUTIONNELLE AU CONGO EST UNE DISTRACTION DE MAUVAIS GOÛT…

Jamais un jour ne se passe sans qu’une mélodie rivalisant celle des sirènes ne soit entonnée autour de l’ « opposition institutionnelle » au Congo. Ici et là, on est friand et reste accroché aux textes et autres discours d’inspiration de cette opposition institutionnelle. Son public se complait à débattre du fond de ces textes, séduit qu’il est par un bel exercice de l’esprit, mais pourquoi pas, qui enchevêtre de belles tournures et autres répétitions académiques assimilées par la plupart des membres issus de ce groupement  « oppositionnel ».

Ce qui est bien plus grave, et tout dépend de quelle angle on se place depuis que l’on a perdu les repères dans ce pays, est loin d’être « le débat métaphysique [qui s’installe ou pas] au Parlement entre les gouvernants d’hier et ceux d’aujourd’hui » sur le FMI. La question touche plutôt le domaine de la psyché. Comment fonctionne le mental du dominé, de l’assujetti, de celui ou de ceux qui font ou veulent faire du débat autour du budget du gouvernement et du FMI, sujet dont ils ont la maîtrise, le fonds d’un commerce dans un pays qui est en feu et en flamme et où ces messieurs se font appelés « Excellences » pendant qu’ils se disputent les faveurs d’un même maître avec NKunda Batwaré et « Joseph Kabila ». Tous les deux réunis exterminent des milliers de Congolais. Leurs armes, faute de s’en servir à des fins utiles, condamnent des familles, des femmes, d’enfants et d’hommes congolais à l’errance, à la misère et au viol. À côté de cette race vivent accrochés de nouveaux reconvertis à l’idéologie du maître qui reprennent en leur compte des affirmations à double tranchant du genre « NKunda et son CNDP sont là et il faut faire avec» ?

La plupart des membres de cette opposition institutionnelle furent des dirigeants sous le défunt régime du maréchal Mobutu. Une expérience utile qui ne devrait pas leur interdire de se constituer « opposants », mais de retomber dans l’indélicatesse de choisir entre un soutien au régime et une opposition qui n’en est pas une. Leur participation subreptice cache mal une allégeance à un semblant d’ordre démocratique, un mal nécessaire destiné à entretenir une légitimité à tout prix recherchée.  

La pratique de l’opposition institutionnelle au Congo a eu à afficher ses limites. Les interpellations parlementaires, que la bande à Tshisekedi, Belchika, Ngalula Mpandajila et bien d’autres a faites subir, ironie du sort, à la plupart des adeptes de cette vieille forme oppositionnelle, qui relève du domaine du déjà-vu, ont certes eu l’avantage d’émasculer le régime du maréchal Mobutu mais sans totalement l’ébranler. Ce jeu de bling-bling est souvent un moyen destiné à entretenir la distraction et à détourner l’attention de la réalité à combattre. C’est dommage que se recrutent  parmi les défenseurs acharnés de l’opposition institutionnelle aujourd’hui ceux qui, hier,  ont eu à critiquer l’action du Vieux Etienne Tshisekedi et son mode d’emploi.  

Les mêmes causes produisent  presque les mêmes effets. Les mobutistes d’hier à la commande s’amusaient à débattre du budget au parlement, à compliquer les rencontres de l’USOR et des FPC, pendant que l’AFDL conduit par ses maîtres d’hier était déjà à la porte de Kinshasa. Tout en combattant énergiquement NKunda Batwaré, l’homme est annoncé à Goma alors que les mêmes qui eurent à traverser du RCD en passant par le MLC pour finir animateurs soit de l’AMP soit membres  de l’opposition institutionnelle se complaisent à discourir sur le budget d’un gouvernement aux abois. On saurait le dernier à être surpris de les voir nous rejoindre en exil à l’extérieur. Le salut du peuple congolais viendrait d’un nouveau leadership. 

Le Congo se trouve dans une sitution d’exception qui requiert l’application des mesures exceptionnelles. L’État du Congo n’est pas une démocratie. Non plus en voie d’être démocratisé pour que ceux qui se battent pour son projet futur se comportent en citoyens respectueux des lois face à leurs bourreaux. Paraphrasant François Mitterrand, on affirmerait sans risque d’être contredit que l’erreur de l’élite politique congolaise est d’avoir cru ou de croire qu’elle pouvait « reconstruire une maison alors qu’elle était en train de brûler sous le feu ». Le Congo de Lumumba, le Zaïre de Mobutu Sese Seko, le pays du rêve de Tshisekedi, est en feu et en flamme.  Il brûle. Faut-il chercher à éteindre le feu alors que la flamme est vive ? Faut-il laisser le Congo brûlé, parce qu’on est arrivé en retard,  et tenter de la reconstruire par la suite ?

Face aux manœuvres de NKunda Batwaré, de ceux qui l’ont fabriqué en se cachant dans ses habits, face au silence macabre et à l’irresponsabilité notoire d’un régime complice basé à Kinshasa qui a fini par se rendre à Canossa à Nairobi, les Congolais veulent des reponses aux questions suivantes :   « Qui est qui ? Qui doit être protégé, par qui ? À quoi ai-je droit du seul fait de mon appartenance à une ethnie, à une région, à une religion ou à une fraternité ? Qui peut prendre le pouvoir et diriger un pays, dans quelles circonstances, comment, pendant combien de temps et à quelles conditions ? Qui a droit au produit du travail de qui et contre quelles compensations ? Quand peut-on cesser de se plier à l’autorité sans être puni ? Qui doit punir qui et pour quelles raisons ? Qui doit payer l’impôt et quelle est sa destination ? Qui peut contracter des dettes au nom de qui, à quoi doivent-elles être dépensées et qui doit les rembourser ? À qui appartiennent les richesses d’un pays ? » (Mbembe, 2000 :97). En lieu et place des réponses qu’ils meritent, les Congolais sont distraits avec des discours autour de « logique d’émasculation de l’État » ou de celle « d’excision de [sa] souveraineté ». Les mêmes constats établis par les institutions de Brettons Woods. 

Le mal est enraciné dans létat de l’homme congolais dominé. Comment cet homme se comporte devant la volonté de sa domination par autrui. Achille Bembe précédement cité dans notre texte écrit dans son avant-propos à la seconde édition  de De La Postcolonie, Essai sur l’imagination politique dans l’Afrique contemporaine qu’ : « Au lieu d’expliquer la nature et les causes de la domination par les raisons convenues (colonisation, impérialisme, lutte des classes, ethnicité, [… Il] propose de localiser […] la source de la domination dans la rencontre intime entre la volonté de celui ou celle qui veut l’exercer et le désir de celui qui, se laissant séduire, s’y soumet ou tente de capter, de la miner et, éventuellement, de l’utiliser à son profit ». C’est à ce niveau de la rencontre que l’homme congolais en particulier et ceux qui se placent au devant de sa scène trébuchent.La rencontre se solde par une soumission. Hegel l’exprime d’une facon dans sa dialectique du maitre et de l’esclave, un combat de prestige entre  deux « consciences », l’une qui serait prête à tout, qui ne lesine sur aucun des moyens et l’autre qui se met dans une situation d’expectative embarrassé devant certains choix pourtant capitaux.  

Aussi longtemps que le Congolais n’evoluerait pas vers d’autres positions, il sera condamné à l »état d’esclavage. « Que faire, [s’interrogeait Nelson Mandela] lorsque l’on refuse à un homme de mener la vie dans laquelle il croit ? [Il répondait] Il n’y a pas d’autre choix que de devenir un hors-la-loi », (Mandela : 1995 : …)

L’ARRESTATION DE BEMBA REVELE LA DOUBLE NATURE DE LA CLASSE POLITIQUE « CONGOLAISE »

Les Congolais accusent les Belges et la Belgique ou encore la CPI au lieu de se regarder dans les yeux et dénoncer courageusement l’hypocrisie et la « double » nature de sa « classe politique » qui s’est toujours détournée de son peuple et quémandeur d’une légitimité extérieur en se faisant parrainer par des puissants « tuteurs » dont la promotion et la défense de leurs intérêts constituent leur leitmotivs. Qui a « crée » et placé Jean Pierre Bemba à la tête du Congo ? Qui sont ses parrains et pourquoi le seraient-ils devenus quand on sait qu’est parrain un « homme qui met son nom, son temps ou certaines de ses ressources au service de celui qui le sollicite et dans le cas en espèce celui qu’il a crée lui-même pour des raisons en sa faveur. Le parrain est « un homme qui cautionne l’intronisation (de quelqu’un au sein d’un groupe tel que « franc-maçonnerie, opus-dei, « prima-curia », rose-croix et  bien d’autres encore.). Le « parrain » est un « chef (d’une organisation criminelle) dont l’objectif est la razzia permanente du Congo.  La question que les Congolais devraient se poser aurait été de savoir ce que ferait le parrain si  ses intérêts arrivaient à s’opposer à ceux de son protégé dont la soumission est d’abord acquise avant tout soutien du parrain à ce dernier ? Celui qui se soumet aux règles du jeu établies par son maître sans qu’il n’ait aucune possibilité d’inquiéter son protecteur demeure  son esclave. Léo Strauss déclare qu’« il est juste de réduire en esclavage des hommes qui sont esclaves par nature […] Un homme est un esclave par nature s’il est trop stupide pour conduire lui-même sa vie ou s’il ne peut accomplir qu’un travail à peine supérieur à celui qu’accomplissent les bêtes de somme » (Strauss, 1964 :102). Face à un tel homme, le parrain de qui cet homme tire sa prétention à l’existence, le connaissant mieux, ne pourrait en aucun cas s’immoler à la satisfaction de son protégé qu’il considéré  comme  un simple chien de garde dressé par le maître pour la défense et la protection de sa demeure : le Congo.  C’est ici qu’Etienne Tshisekedi se démarque de la meute quand bien même que sa tache de transformation de Congolais en une arme capable de conquête de pouvoir politique n’est pas achevée. Un « acteur » politique digne de ce nom, il est à noter que cette espèce est rarissime au Congo,  est celui qui dépend d’abord du  soutien de son peuple de qui il tire sa légitimité avant de la faire avaliser ou la faire reconnaître par le monde extérieur. Ce n’est pas le cas de l’ensemble de la classe politique congolaise en quête d’un maître autre que celui qui constituerait un paravent contre tout chantage extérieur : le peuple congolais. La classe politique et l’élite intellectuelle congolaises  vivent accrochées aux dépens d’un  ou de maîtres qui les écoute. Et même ceux qui se disent politiquement vierge emboitent le pas aux ainés qui jouent la dernière partition de leur compromission et oublient souvent qu’à toute créature fabriquée est réservée la même fin que ses prédécesseurs. Dans son article « ce que je pense de l’arrestation de Jean Pierre Bemba » publié par le journal congolais en ligne congoone.net, Kamana a l’air de s’étonner qu’un homme qui « dispose des soutiens solides et des parrains puissants, […] se retrouve neutralisé et mis hors course pour les « événements de Bangui ».  Les Congolais se contentent de crier à l’équité, à la morale, ils pleurent et implorent la justice alors que « Le leadership des grandes puissances s’impose par la force et non par l’étique, par la pression médiatique et non par la droiture qui force le respect », écrit le sénégalais Mazide N’Diaye.  Pourquoi faisons-nous toujours de la mauvaise lecture ? Kaya Makhele se demande pourquoi ce « masque de mémoires historiques. Pourquoi toujours ce destin à rebrousse-poil, à travers des turbulences sans cesse renouveler » ?Il est à la fois désolant et révoltant de parcourir certains communiqués de partis politiques congolais et de lire certains écrits d’intellectuels congolais qui appréhendent à travers les réalités du monde alors qu’elles sont clairement énoncées par leurs maîtres. Le Général De Gaulle disait que les Etats n’ont pas d’amis mais des intérêts lesquels passent avant la morale et l’équité. Mais qu’est- ce que les Belges et la Belgique ont à foutre avec les Congolais alors que la question de la survie de la Belgique et des Belges se pose avec acuité. Les Congolais n’ont jamais cessé d’être des Nègres, de « Y a bon Banania » à leurs yeux. Les Belges connaissent mieux l’élite congolaise et n’ont pas tort de penser que ce peuple mériterait mieux son sort actuel. Il ne pourrait en être autrement lorsque les Belges savent que ce peuple « n’a jamais été assez héroïque » (Mabanckou, 2007 : 121). Comment voulez-vous qu’il le soit lorsque son élite croit faire de l’opposition « institutionnelle » contre un régime de Kabila fabriqué par la Belgique et auprès de laquelle la même opposition « institutionnelle » trouve refuge ?   Ceux qui croient se battre à l’intérieur du système ne sont que des collaborateurs du régime honni qu’ils pérennisent par leurs actions. Toutes ces belles interpellations parlementaires à Kinshasa, c’est du déjà vu dans ce pays mais pour quel résultat ? Pourquoi Tshisekedi ne refait pas cette expérience alors que lui et son parti y tirent leur origine ? « Cette guerre conduit à la mort » (Morin, 2008 :35). Ces tribuns aux beaux discours à la tribune d’institutions qualifiées « démocratiques » entretiennent le mythe et font passer le régime pour ce qu’il n’est pas : une ouverture « démocratique », voilà encore un « slogan hâbleur ». « Tout cela tient à la fois de la diversion, du divertissement, de l’évasion et du ressourcement mythico-imaginaire » (Morin, ibidem).Au lieu d’organiser des marches, de crier et de dénoncer dans les rues de Paris ou de Bruxelles ou encore à Mbandaka, l’élite congolaise devrait non seulement tirer des leçons appropriées mais surtout d’arrêter de se faire réifiée.   Mufoncol Tshiyoyo

Le regard de l’autre

Je ne suis ni « NOIR », ni « Nègre » et vous,  non plus,  n’êtes « Blanc » !  

Le regard de l’autre est pénitence
Le regard de l’autre est impertinence
Le regard de l’autre est venin
Loin de soulager, il s’octroie le droit de rendre ridicule,
Il offense.

Ce  regard parle un langage insolite, contraire aux fonctions de sa nature à la rencontre d’un semblable. Et même s’il est  vrai que le regard , de par sa nature, s’interdit l’hypocrisie, il se gêne par contre d’exprimer son dédain face à une cible potentielle.  

Mais le regard de l’autre est loin d’être sensible au bon sens
Il ne prend en compte le trouble qui émane de l’autre,
Qui s’en soucie, à force de faire semblant de ne pas le voir
présent ou pas, d’ailleurs peu importe sa présence non souhaitée !
Le regard du voisin, notre semblable, celui de celui qui toise
l’autre est plein de préjugés. 
 

Des fois,  celui qui est regardé s’entend dire dans son for intérieur, mais pourquoi ce regard l’interroge,  pour qui se prend-il pour  s’autoriser cette vue d’en haut, prendre une
dimension souvent injuste, pas méritée car n’importe qui dans ce monde
se permet de la hauteur au nom d’une liberté qui fait école ailleurs.  

Le comble est que celui qui regarde l’autre  ne sait lire son propre regard faute d’un miroir pouvant lui renvoyer son image  même si son discours exprime son effort de ne point se trahir mais son regard dévoile son double jeu, un regard ne se trahit pas, il exprime ce que le discours refuse d’entériner, ce qu’il aurait souhaité caché, mais que le regard, le sien, n’arrive point à masquer.
Son regard l’accuse et avertit l’autre de l’intention de son regard, qui
est souvent évasif, qui éloigne et se prolonge des fois longtemps
même quand l’autre n’a rien de curieux sur lui, si ce n’est ce que
son regard considère être la couleur de sa peau. 

Je ne suis ni « NOIR », ni « Nègre » et vous,  non plus,  n’êtes « Blanc » !  

Du coin de ses origines, celui qui est regardé ne se souvient nullement de s’être
interrogé sur la couleur éventuelle d’une peau. Ce n’est pas qu’il ne sait point se servir de son regard, mais l’idée même d’y consacrer son temps a rarement  traversé son esprit de
se définir par rapport à ce que le regard de l’autre veut qu’il admette
qu’il est : « Noir ». Curieux qu’il en soit ainsi que c’est le regard de l’autre qui lui demande de  se justifier , c’est le regard de l’autre qui insiste, qui le pousse par des procédés à peine voilées  à s’interroger sur ce
qui parait être sa faute, sa maladie chronique, celle de porter une
couleur que ce regard a du mal à reconnaître. 

Et même si l’autre accepte les attributs qui lui sont reconnus par ce regard pour échapper souvent  à sa méchanceté ou complaire à ses caprices, il n’échappe pas pour autant à l’objectif poursuivi par ce regard qui en insistant cherche plutôt à e châtier, à décourager, à lui voler  sa façon d’idéaliser le monde.Mais où se situerait la différence entre le regardé, le méprisé, celui dont le regard méprise et celui qui porte son regard sur l’autre, toutes les réponses fournies de nos jours ne satisfont une curiosité qui demeure constamment aiguisée ; de quelles différences parle-t-on : ,
- du moment que l’on sait que le regardé mange comme celui qui regarde en ouvrant sa bouche
et en mâchant sa nourriture,
- du moment que l’on sait qu’il boit comme lui en laissant couler
l’eau ou du lait à travers sa gorge,
- du moment que l’on sait que le regardé court des fois plus vite que celui qui regarde et
très souvent pour le  plaisir de son semblable, il lui sert d’objet de distraction,
qui lui apporte joie et repos, mais il n’est jamais un concurrent accepté,
- du moment que l’on sait que le corps du regardé prend la même position  en se couchant
 que  le corps de celui qui regarde: allongé et yeux fermés,
- du moment que l’on sait qu’il n’ existe ni maître ni esclave dans le
monde de l’intelligence et du savoir. Et que devant la mort,
l’humain connaît le même sort et connaît la même mort. 

Je ne suis ni « NOIR », ni « Nègre » et vous,  non plus,  n’êtes « Blanc » ! 

Avant que le regardé ne puisse apprendre à parler la langue de celui qui le regarde,
il admettait à force de ne pas comprendre le langage parlé et écrit de l’autre qu’il existerait
bien une différence entre l’autre et lui, mais depuis que le regardé s’exprime dans la langue de l’autre, il découvre à travers cette
lecture que  celui qui le regarde, son semblable, est loin d’être véridique,
ils sont souvent divisés qu’ils ne l’admettent,  opposés les uns aux autres et  se
jalousent surtout mutuellement alors qu’ils vendent  une image mensongère d’union, d’un tout et
d’ensemble. 

Malgré tout cela, le regardé cherche toujours à comprendre le pourquoi de l’acharnement  de l’autre à  ce qu’il reconnaisse d’être ce que lui pense  qu’il est, qu’il accepte  la peau que son regard  lui attribue,  sa couleur que son regard affirme être « noire » et de là pousser  à reconnaître sa « négritude ». 

Mais c’est quoi la « négritude » ? Les ainés ont affirmé malgré eux qu’elle était « une somme d’expériences vécues qui ont fini par définir et caractériser une des formes de l’humaine destinée telle que l’histoire l’a faite : c’est une des formes historiques de la condition humaine » (Aimé Césaire, 1955, réédition 2004 : 81). Mais la condition humaine est loin d’être « l’homme ».  Elle peut bien déterminer les caractéristiques actuelles de la vie de celui qui croupit sous ces conditions mais ne jamais définir la nature humaine de l’homme.  

Je ne suis ni « NOIR », ni « Nègre » et vous,  non plus,  n’êtes « Blanc » !  

Si les aînés, Senghor, Damas, Césaire se sont donnés la peine de
développer des théories pour justifier leur négritude et plaire
ainsi aux « souverains », la génération actuelle et celle du futur
refusent d’être noires et nègres et n’admettent pas non plus que les
autres soient blancs. « Je ne suis ni noir, ni nègre et vous, non plus,
n’êtes blanc » est le cri d’un homme à la recherche de ceux de
son espèce : violet, bleu, gris ou vert. Le monde tel qu’il est, tel
qu’il apparaît est une œuvre commune. Il est métissé.
Écrit par Mufoncol Tshiyoyo, mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com « Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche,
ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du
désespoir », Aimé Césaire