Après avoir religieusement suivi le discours du nouveau porte-parole de l’Occident Barack Obama au Ghana, où des frères africains marqués par une hospitalité « légendaire » mais trop souvent abusée, lui ont réservé un accueil « démesuré », on comprend aisément pourquoi Hugo Chavez a remis et recommandé la lecture d’Eduardo Galeano, auteur du livre Les Veines Ouvertes de L’Amérique Latine/ Une contre-histoire à Barack Hussein Obama, le énième président de la grande et puissante Amérique.
Comment ose le « Black-American » parler de la « corruption et de la tyrannie », comme si ces maux furent une invention africaine, alors que le peuple congolais se souvient encore du feu Mobutu Sese Seko, l’ami de 30 ans des USA. Le peuple d’Afrique se remet à peine de l’assassinat de Patrice Emery Lumumba, élu démocratiquement par les Congolais. Il semble, à en croire les dires de Larry Devlin, un sujet américain et agent de la CIA, à qui fut confié la gestion de l’assassinat de Lumumba, que « Lumumba [on ne sait pas de qui il le detenait] was a danger for both Congo and the world » (propos tirés du film The Execution of Patrice Lumumba de Michel Noll accessible sur la toile. Barack Obama oublie vite qui a fait et installé Mobutu au pouvoir.
Le discours de Barack Obama au Ghana laisse perplexe ceux qui refusent de se taire. On sait comment l’Amérique remercie ses vieux amis qui l’ont servi avec zèle. Les USA ont non seulement ridiculisé le feu maréchal Mobutu en organisant et supervisant son départ de pouvoir mais ils ont arrangé et autorisé l’entrée de l’armée rwandaise sous le commandement de Paul Kagamé au Congo-Kinshasa. On ne doit pas éternellement prendre des Africains pour des cons, c’est encore horrible si cette critique provient de celui qui se présente sous la peau d’un frère, en faisant croire aux Africains que l’Occident, bien qu’on en fait pas toujours un problème, n’y sois pour rien dans les maux qui inhibent l’action de la « victime » consentante lorsque Monsieur Daniel Simpson, ambassadeur des Etats-Unis au Zaïre entre 1995-1998 déclare, après avoir reçu un coup de téléphone lui annonçant le meurtre du General Mayele, et pourtant il a servi l’Amérique, que : « J’étais chez moi. Les gens m’appelaient pour me dire que quelqu’un a vu les troupes de l’Alliance (l’AFDL-du fameux Laurent Désiré Kabila) en ville, le long de la voie ferrée et quelqu’un d’autre m’appelait et m’a dit que Mayele est mort. J’ai répondu. [C’est l’Ambassadeur américain qui le souligne] Ca n’a pas d’importance. Tout est réglé maintenant. Tout est fini » (propos extrait du film L’Afrique en morceaux de Jihan El Tahri diffusé sur Arte-France. C’est quoi qui été fini, c’est quoi qui était réglé si l’Amérique n’y était pour rien ?
Si on en croit la vielle dame belge, la même et celle de toujours, Colette Braeckman, Barack Obama aurait signé son premier succès diplomatique dans les Grands Lacs en imposant une paix de brave ou une réconciliation entre Paul Kagamé, le protégé anglo-saxon et le bourreau de Congolais et son rejeton de « Joseph Kabila » sans que la puissante et la grande Amérique de Barack Obama n’aie dit aux Congolais le pourquoi de cette réconciliation, pourquoi les Congolais meurent chaque jour, comment justifier la présence et la main mise du Rwanda de Kagamé sur le Congo ? Après tout, on ne peut se réconcilier que quand il ya conflit. Et si conflit il y a, les USA devraient condamner ou nommer l’agresseur pour que celui-ci avoue et s’amande publiquement en promettant de plus rééditer ses forfaits.
Barack Obama est incapable de construire un discours du type de Sankara et de Lumumba. Il est une construction ratée de l’Occident qui croit fabriquer des héros en lieu et place des Africains et de sa jeunesse. Obama n’est pas de la trempe de Sankara, de Lumumba ou de Biko. Le discours du genre « Yes , we Can » tenu aux USA est inapproprié à la nature de la jeunesse africaine du 21 siècle proche de « Yes, we do ». BARACK OBAMA SERAIT-IL UN DANGER POUR L’AFRIQUE ? L’homme ressemble fort bien aux anciens « Kapita » en quête de nouveaux esclaves, de nouvelles mains et forces physiques pour la reconstruction de l’Europe et de l’Amérique. Il ya lieu de se demander pourquoi il appartient toujours à l’homme « africain » de souvent jouer et assumer ce type de rôle. Qui a dit que l’Homme africain n’était pas entré dans l’Histoire, ici on sous-entend dans le jeu que se livrent les humains pour leur survie sur la terre ? C’est révoltant et indigne que de frères africains ayant adopté d’autres nationalités reviennent en conquérant en Afrique pour les intérêts de leurs nouveaux maitres.
Eduardo Galeano introduisait son livre par un extrait tiré de la Proclamation insurrectionnelle de la Junte de Défense, La Paz, 16 juillet 1809 : « Nous avons gardé un silence qui ressemble fort à de la stupidité ». Quand à nous, nous refusons de nous taire…
Mufoncol Tshiyoyo
Africatime
Agence France Presse
Le Democrate Magazine
C’est bien beau cette allocution, cher ami ! sauf que tu sembles oublier que l’homme dont tu fais état est un chef d’état d’un pays qui n’est pas Africain. En plus, il n’est pas un activiste ni homme de révolution au service de l’Afrique. Ses racines africaines ne lui donnent pas le droit de venir publiquement, lors d’un discours tant soit faite en Afrique de pointer du doigt l’occident ou pire encore les USA dont il est le chef suprême. Il est un homme politique et je crois que tu es bien placé que moi ( en tant que politicien) de le savoir que dans celle-ci, il ya bien des règles qu’il faut respecter. On ne verra pas, voire jamais , même un chef de famille venir à la place publique critiquer sa femme et ses enfants quelle que soit la bourde qu’ils auraient commise. Cela temoignerait d’un manque de compromis et de responsabilité envers ses siens.
La difference entre ces heros Africains que tu as cités et Mr Obama réside dans le fait que, les premiers étaient des antagonistes contre l’occident qui se pose en espèce d’ennemi contre qui il fallait lutter et le dernier represente l’enemi même… Donc malgré le chagrin que cela peut lui faire de voir les africains( dont il a la moitié du sang) souffrir, ce serait criard de se laisser emporter par une telle idée, celle de venir indexer le pays dont on est le premier citoyen. On l’aurait tout de suite jugé de tout ! J’espère qu’il est conscient de ce qui se passe et que le moment viendra où il jouera une carte en faveur de l’Afrique même s’il faudra le faire en silence . Attendons voir et on saura le juger à la fin.
Bonne journée à toi cher ami.