Archive for juillet 2009

Oscar Kashala et les autres, candidtas aux elections presidentielles de 2011 face à “Joseph Kabila”, De qui se moquent-ils?

Les élections au Congo sont financées par les forces qui contrôlent le pays pour des intérêts qui leur sont particuliers et jamais pour ceux de Congolais que beaucoup d’entre-nous, sommes. Et pour avoir une chance sur mille de les remporter, les «congolais» qui annoncent leurs candidatures à ces élections de 2011 devraient non seulement se battre pour arracher le consentement de «faiseurs» de «Joseph Kabila», ce qui serait déjà une bonne guerre pour certains et souhaitons, bien que le doute persiste, qu’ils ne soient instrumentalisés une fois parvenus, ils devraient se plier au diktat des intérêts pour lesquels celui que l’Occident a réussi jusque-là à imposer par le nom de
«Joseph Kabila» a été préféré à un certain Jean Pierre Bemba et voire à Oscar Kashala dont la participation aux dernières élections a largement contribué à crédibiliser aux yeux de l’ «opinion internationale» des résultats qui ont fait de
«Joseph Kabila», le fils-roi de la «Kabilie ou si on le voudrait bien, le président de la République «Démocratique» du Congo.

Qui peut dire aux Congolais ce qui aurait positivement changé, depuis les dernières élections qui ont sanctionné la «victoire» proclamée de «Joseph Kabila», qui militerait en faveur de la désignation du sieur Oscar Kashala comme «candidat victorieux» aux élections à venir en lieu et place du choix de
«Joseph Kabila» opéré par ceux qui seraient devenus les «maîtres» des uns et des autres? Sont-ce les finances de «Joseph Kabila» qui se seront quadruplées, sa récente démonstration de force sur la magistrature au Congo censée de valider les futurs résultats électoraux, ou encore ses relations avec un Paul Kagamé «en puissance» que Fareed Zakaria de CNN, la voix de la toute puissante Amérique, présente comme «biggest success story out of Africa» après la récente interview de Paul Kagamé accordée à l’animateur de GPS sur CNN ?

Qui aurait vu Oscar Kashala, ne dit-on pas que l’homme résiderait aux États-Unis où Paul Kagamé, le nouvel enfant «chéri» des Anglo-saxons, les nouveaux
«propriétaires» du Congo, se pavane allégrement aux Etats-Unis ? Personne ne s’oppose à ce que les fervents défenseurs d’Oscar Kashala ne le nommassent
«le Barack Obama du Congo», à chacun sa maladie, mais que veut-on depuis que l’Occident en a fabriqué un, qui semble être black ; Laurent Gbagbo aurait dit l’Afrique n’avait pas à fêter Barack Obama. Elle devrait plutôt donner naissance à ses propres dignes fils. Comprend qui peut !

Mais qu’à cela ne tienne, les Congolais brûlent d’envie de découvrir le Zbigniew Brzezinski derrière la candidature d’Oscar Kashala pour motiver ceux qui le voudraient, mais pourquoi pas, à accompagner quelqu’un qui s’entêterait de ne point tirer les leçons d’un passé récent, celui de sa précédente candidature, de son échec personnel et de sa lourde responsabilité devant l’histoire car sa participation à ces élections a contribué à cautionner la « victoire préparée» de
«Joseph Kabila».

Aucune difficulté organisationnelle ne se dégage comme telle dans la participation aux élections. C’est encore moins un problème lié à un projet de société comme certaines plumes dans le débat congolais où l’on discute de sexe des anges voudraient bien le faire croire. En Afrique, c’est rare que le peuple vote. Et même s’il s’exécuterait, il y aurait lieu de s’assurer que ses voix lui ne soient volées.

Mais quelle est finalement cette élite qui enverrait son peuple aux élections alors que les instances légales et juridiques, à savoir la commission électorale indépendante, qu’on la désigne comme on veut, dont la fonction est de surveiller, de rassembler, de comptabiliser et de proclamer les résultats électoraux, et les Cours et tribunaux qui sont censés valider lesdits résultats obéissent et dépendent du candidat «Joseph Kabila» pour qui les financiers et autres faiseurs de rois ont organisés les élections au Congo. C’est la proclamation des résultats électoraux qui détermine la victoire électorale. Rien ne dit qu’on ne pourrait gagner ces élections mais que faire pour que le sacrifice consenti par le peuple en y participant poussé par son élite reflète sa volonté de changement ? N’oublions surtout pas que le Congo qui est loin d’être l’Afrique du Sud reste un pays qui se situe en Afrique, le continent d’origine du grand- père de Barack Obama.

Les Congolais en ont marre que son «élite», non seulement corrompue, réédite l’histoire par manque d’intelligence et de stratégie alors qu’il existe d’autres voies encore inexplorées comme la guerre, une guerre initiée et menée par le peuple congolais lui-même. Ni la « guerre» de Laurent Désiré Kabila, ni celle de Jean- Pierre Bemba, ni celle du CNDP, n’est pas une guerre congolaise conduite par des Congolais, au nom de Congolais et pour la terre de leurs ancêtres.

Certaines voix s’élèveront pour dire mais il y a déjà 6 000 000 millions de morts au Congo alors que la plupart ont été tués par la maladie, la faim et les balles tirées par les armée d’agression. Beaucoup sont morts comme chaires à canon en lieu et place de mourir comme meurent de vrais hommes armes à la main en train de verser leur sang pour la patrie. Les Congolais ne se sont pas encore battus sauf certains actes de bravoure à l’instar de ceux sous la direction du défunt général Mbuza Mabe.

50 ans d’«indépendance» sont amplement suffisants afin que les enfants qui n’ont point connu Patrice Emery Lumumba, et dont la plupart atteignent 50 ans d’âge aujourd’hui, accomplissent sa prophétie : «Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonialistes, ce n’est pas ma personne qui compte. C’est le Congo, c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi même que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pur.»

Les ennemis intérieurs du Congo dont Lumumba fait écho dans sa lettre à sa femme Pauline sont tous ces Congolais «collabos» qui envoient la masse congolaise aux élections en lui faisant vendre un avenir fuyant. On ne s’autoproclame pas Khaled Mechaal de Hamas pour prétendre gagner les élections organisées par l’Occident au Congo. L’histoire retiendra qu’il y a eu Jean-Pierre Bemba et il y aura un Oscar Kashala. Et après ?

Poser sa candidature aux élections organisées par les «manufacturiers» de
«Joseph Kabila» qui tirent profit d’un peuple affamé à dessein et manipulent comme il se doit une élite congolaise corvéable à merci, passant son temps dans des querelles d’un autre âge, est une trahison, est un crime comparable à la non-assistance à des personnes en danger. L’élite au Congo brouille des pistes. Elle entrave par ses méthodes de vie l’avènement d’un changement qualitatif. Peu d’élections financées par l’extérieur ont eu à installer les forces acquises au changement au pouvoir, celles pour lesquelles ces élections ne sont point organisées.

À l’heure où le monde rentre en plein XXIe siècle, où l’on parle de plus en plus du multilatéralisme, où émergent de nouvelles puissances du genre de BRIC, où les perdants de la deuxième guerre mondiale s’imposent comme puissances et interviennent militairement sur la scène internationale, et où la toute puissante Amérique se débat pour imposer son jeu malgré la résistance de Mahmoud Ahmadinejad et la clairvoyance d’Hugo Chavez, l’absence criante d’une élite africaine, congolaise dans ce jeu de colosses que se livrent ceux qui méritent la vie révolte la jeunesse congolaise qui crie son ras-le-bol face à des « dirigeants » de la trempe de Paul Kagamé, de «Joseph Kabila» et de ceux qui expédient leur peuple aux élections en se complaisant dans des seconds rôles taillés sur mesure pour des acteurs-personnages qui sont incapables d’incarner le rôle pour lequel ils sont désignés. « Un peuple qui se contente de sa patrie et qui craint l’ombre d’un conflit n’a pas l’égalité d’une race supérieure », dixit Léopold II.

Nous ne cesserons de l’affirmer haut et fort qu’il n’y a aucun honneur, aucun mérite à s’opposer à « Joseph Kabila » aux élections. S’y soumettre équivaudrait à renvoyer une image tronquée de l’homme congolais qui serait incapable de se prévaloir de sa dignité d’homme aux yeux de Paul Kagamé qui le domine dans un combat de pur prestige et de reconnaissance.

Si Oscar Kashala compte sur ses parrains anglo-saxons, les mêmes malheureusement qui soutiennent Paul Kagamé, « Joseph Kabila » par ricochet, leur « gendre idéal » placé à la tête de l’Amérique écrit ceci dans son livre L’Audace d’espérer: « l’histoire offre peu d’exemples où la liberté tant désirée par un peuple est le fruit d’une intervention extérieure » (Barack, 2007 : 320).

Mufoncol Tshiyoyo

BARACK OBAMA NE DEVRAIT PAS SE CACHER DERRIERE LA COULEUR DE SA ”PEAU” POUR DEFORMER LA VERITE EN AFRIQUE

Après avoir religieusement suivi le discours du nouveau porte-parole de  l’Occident Barack Obama au Ghana, où des  frères africains marqués par une hospitalité « légendaire » mais trop souvent abusée,  lui ont réservé un accueil « démesuré », on comprend aisément pourquoi Hugo Chavez a remis et  recommandé la lecture d’Eduardo Galeano, auteur du livre Les Veines Ouvertes de L’Amérique Latine/ Une contre-histoire à Barack Hussein Obama, le énième président de la grande et puissante Amérique.

Comment ose le « Black-American » parler de la « corruption et de la tyrannie », comme si ces maux furent une invention africaine, alors que le peuple congolais se souvient encore du feu Mobutu Sese Seko, l’ami de 30 ans des USA. Le peuple d’Afrique se remet à peine de l’assassinat de Patrice Emery Lumumba, élu démocratiquement par les Congolais. Il semble, à en croire les dires de Larry Devlin, un sujet américain et agent de la CIA, à qui fut confié la gestion de l’assassinat de Lumumba, que « Lumumba [on ne sait pas de qui il le detenait] was a danger for both Congo and the world » (propos tirés du film The Execution of Patrice Lumumba de Michel Noll accessible sur la toile.  Barack Obama oublie vite qui a fait et installé Mobutu au pouvoir. 

 Le discours de Barack Obama au Ghana laisse perplexe ceux qui refusent de se taire. On sait comment l’Amérique remercie ses vieux amis qui l’ont servi avec zèle. Les USA ont non seulement ridiculisé le feu maréchal Mobutu en organisant et supervisant son départ de pouvoir mais ils ont arrangé et autorisé l’entrée de l’armée rwandaise sous le commandement de Paul Kagamé au Congo-Kinshasa. On ne doit pas éternellement prendre des Africains pour des cons, c’est encore horrible si cette critique provient de celui qui se présente sous la peau d’un frère, en faisant croire aux Africains que l’Occident, bien qu’on en fait pas toujours un problème, n’y sois pour rien dans les maux qui inhibent l’action de la « victime » consentante lorsque Monsieur Daniel Simpson, ambassadeur des Etats-Unis au Zaïre entre 1995-1998 déclare,  après avoir reçu un coup de téléphone lui annonçant le meurtre du General Mayele, et pourtant il a servi l’Amérique, que : « J’étais chez moi. Les gens m’appelaient pour me dire que quelqu’un a vu les troupes de l’Alliance (l’AFDL-du fameux Laurent Désiré Kabila) en ville, le long de la voie ferrée et quelqu’un d’autre m’appelait et m’a dit que Mayele est mort. J’ai répondu. [C’est l’Ambassadeur américain qui le souligne] Ca n’a pas d’importance. Tout est réglé maintenant. Tout est fini »  (propos extrait du film L’Afrique en morceaux de Jihan El Tahri diffusé sur Arte-France.  C’est quoi qui été fini, c’est quoi qui était réglé si l’Amérique n’y était pour rien ?  

Si on en croit la vielle dame belge, la même et celle de toujours, Colette Braeckman, Barack Obama aurait signé son premier succès diplomatique dans les Grands Lacs en imposant une paix de brave ou une réconciliation entre Paul Kagamé, le protégé  anglo-saxon et le bourreau de Congolais et son rejeton de « Joseph Kabila » sans que la puissante et la grande Amérique de Barack Obama n’aie dit aux Congolais le pourquoi de cette réconciliation, pourquoi les Congolais meurent chaque jour, comment justifier la présence et la main mise du Rwanda de Kagamé sur le Congo ? Après tout, on ne peut se réconcilier que quand il ya conflit. Et si conflit il y a, les USA devraient condamner ou nommer l’agresseur pour que celui-ci avoue et  s’amande publiquement en promettant de plus rééditer ses forfaits.  

Barack Obama est incapable de construire un discours du type de Sankara et de Lumumba. Il est une construction ratée de l’Occident qui croit fabriquer des héros en lieu et place des Africains et de sa jeunesse. Obama n’est pas de la trempe de Sankara, de  Lumumba ou de Biko. Le discours du genre « Yes , we Can » tenu aux USA est inapproprié à la nature  de la jeunesse africaine du 21 siècle proche de « Yes, we do ».  BARACK OBAMA SERAIT-IL UN DANGER POUR L’AFRIQUE ?  L’homme ressemble fort bien aux anciens « Kapita » en quête de nouveaux esclaves, de nouvelles mains et forces physiques  pour la reconstruction de  l’Europe et de  l’Amérique. Il ya lieu de se demander pourquoi il appartient toujours à l’homme « africain » de souvent jouer et assumer ce type de rôle. Qui a dit que l’Homme africain n’était pas entré dans l’Histoire, ici on sous-entend dans le jeu que se livrent les humains pour leur survie sur la terre ?  C’est  révoltant et indigne que de frères africains ayant adopté d’autres nationalités reviennent en conquérant en Afrique pour les intérêts de leurs nouveaux maitres.

Eduardo Galeano introduisait son livre par un extrait tiré de la Proclamation insurrectionnelle de la Junte de Défense, La Paz, 16 juillet 1809 : « Nous avons gardé un silence qui ressemble fort à de la stupidité ». Quand à nous, nous refusons de nous taire…  


Mufoncol Tshiyoyo